lundi 31 décembre 2012

Le Premier ministre japonais envisage de construire de nouveaux réacteurs nucléaires


En déplacement à la centrale de Fukushima, Shinzo Abe a justifié cette proposition par les inquiétudes pesant sur la production d'électricité, et a assuré que les nouveaux réacteurs seraient «différents».

Le Premier ministre japonais Shinzo Abe a déclaré envisager la construction de nouveaux réacteurs, cinq jours seulement après son entrée en fonction et malgré l'opposition d'une grande partie de la population au nucléaire depuis l'accident de Fukushima. Les principaux médias nippons ont relayé lundi des propos tenus par Abe dimanche sur la chaîne de télévision privée TBS, au lendemain de sa visite sur le site de la centrale Fukushima Daiichi, gravement endommagée après le tsunami du 11 mars 2011.

«Les nouveaux réacteurs seront différents de ceux construits il y a quarante ans, de ceux de Fukushima Daiichi qui ont entraîné la crise», a expliqué le chef du gouvernement, d'après un extrait cité par le quotidien Mainichi«Nous les construirons en expliquant au public à quel point ils sont différents, de façon à gagner sa compréhension», a souligné Shinzo Abe, selon le journal Nikkei rapportant une autre citation de la même interview télévisée.

Considéré comme plus favorable à l'énergie nucléaire que le gouvernement de centre-gauche sortant, le conservateur Shinzo Abe avait jusqu'à présent simplement fait savoir qu'il accepterait le redémarrage des réacteurs jugés sûrs par l'Autorité de régulation. Parmi les 50 réacteurs du Japon, 48 sont maintenus à l'arrêt en raison des nouvelles mesures de sécurité exigées depuis l'accident de Fukushima, la pire catastrophe du secteur depuis celle de Tchernobyl (Ukraine) en 1986.

Quelque 160 000 personnes ont quitté la région contaminée dont une partie est devenue totalement inhabitable et le démantèlement des réacteurs endommagés devrait durer une quarantaine d'années. Dans l'interview à TBS, poursuivent les médias, Abe a souligné que seule la centrale Fukushima Daiichi avait été endommagée par le tsunami provoqué par un séisme de magnitude 9 au large des côtes nord-est du Japon, et que toutes les autres dans la région avaient résisté.

Se passer du nucléaire ?

Les conservateurs estiment, comme le lobby industriel, que le Japon ne peut pour l'heure se passer complètement d'énergie nucléaire. Depuis l'accident de Fukushima, l'archipel a nettement augmenté ses importations d'hydrocarbures pour compenser l'arrêt de la quasi-totalité des réacteurs. Battu aux élections législatives du 16 décembre qui ont vu le triomphe des conservateurs de Shinzo Abe, le gouvernement de centre-gauche sortant de Yoshihiko Noda avait promis pour sa part de sortir du nucléaire dans les années 2030. Des mouvements de gauche avaient même promis de cesser plus rapidement toute exploitation de l'énergie atomique.

Malgré l'hostilité de la majorité de la population au nucléaire depuis l'accident de Fukushima, le Parti Libéral-Démocrate (PLD, droite) a triomphé le 16 décembre en dépit d'un discours beaucoup moins critique vis-à-vis de l'atome. «Le public semble s'inquiéter de la capacité du Japon à produire suffisamment d'électricité», a encore expliqué Shinzo Abe sur TBS, d'après des propos rapportés par le quotidien Yomiuri.

Pendant la campagne électorale, le PLD avait simplement promis de décider du redémarrage ou non de tous les réacteurs existants d'ici trois ans. «Les électeurs n'ont pas cru (les candidats) qui ont joué sur les mots en promettant d'"arrêter" l'énergie nucléaire ou d'en "sortir par le haut"», a ajouté le nouveau Premier ministre. Des voix critiques jugent toutefois que le PLD porte une part de responsabilité dans la catastrophe de Fukushima. Elles estiment en effet que ce mouvement, au pouvoir quasiment sans interruption de la fin des années 1950 à 2009, a fermé les yeux sur des failles dans la sécurité de certaines centrales nucléaires, notamment sur la nature éventuellement sismique des zones où elles ont été construites.

Sur www.liberation.fr le 31/12/2012

vendredi 28 décembre 2012

Conséquences des évènements de janaozen au Kazakhstan

Le 16 décembre 2011 est la date anniversaire des événements tristement célèbres intervenus dans la ville kazakhe de Janaozen, havre de paix et de sécurité qui est devenu connu à cause d’un précédent indésirable.
 
Au sens large, l'image du Kazakhstan, qui s’est améliorée en un temps record aux yeux du monde, grâce à une politique internationale cohérente, une position claire sur la paix, les armes nucléaires et dans le domaine économique, s’était en quelque sorte altérée. Le plus désagréable dans cette situation est qu’il sera difficile de laver rapidement et complètement cette tâche que sont les évènements de "Janaozen".
 
Certaines organisations et personnalités d'aujourd'hui, oubliant qu’en général la démocratie a été gagnée au fil des siècles, n'ont pas manqué l'occasion de pointer du doigt les événements de Janaozen et de les rapprocher à la situation des pays du tiers monde.
 
En principe, il s'agit d'un phénomène normal dans la politique internationale : tout le monde devrait avoir autour de la poitrine un outil de dissuasion ou une arme pour se défendre ou attaquer. Malheureusement, les évènements de Janaozen pourraient être un instrument de négociation défavorable au Kazakhstan, pays riche en minéraux pourtant pacifique, qui a par ailleurs refusé de conserver son important et puissant arsenal nucléaire.
 
Bien sûr, le Kazakhstan aurait pu de fermer les yeux sur les observations de certaines organisations internationales relatives aux événements de Janaozen, et acquiescer.  Cependant l’ambiguïté de la situation de «l'affaire Janaozen », couplée à une volonté de ne pas prendre au sérieux les points de vue officiels des autorités kazakhes pourraient ne pas rendre service à ces organisations.
 
L’Occident civilisé ne prend malheureusement pas le temps de comprendre toutes les subtilités de l'Orient. En tant que défenseurs jaloux de la démocratie, il est cependant important de savoir faire la part des choses. Des individus ont été tués par la police, ce qui aurait du faire débat. Le public a cependant succombé à ses émotions, s’est rassemblé derrière une opinion unique et accusé les autorités kazakhes.
 
Que savons-nous au sujet des événements Janaozen? Selon des communautés et  organisations qui ont accès aux sources d’informations à propos de la tragédie du 16 décembre, et ont eu libre accès aux procès des participants aux événements de Janaozen (Amnesty International, Human Rights Watch et d'autres) :
 
  1. les autorités kazakhes ont brutalement réprimé les travailleurs du secteur pétrolier, qui ont présenté des revendications salariales justes;
  2. le tribunal aurait été trop dur à l’égard des participants des manifestations pacifiques;
  3. le tribunal est devenu un outil pour réprimer les opposants politiques du gouvernement;
  4. la peine pour les instigateurs des émeutes de Janaozen, était politisée.
Mais, dans le même temps, elles ne révèlent pas la face cachée des évènements. Donc, pour une raison ou une autre, nous ne savons pas ou oublions que les manifestants ont agi avec des méthodes criminelles: ils ont cassé et brûlé la propriété d'autrui (voitures, magasins, cafés, banques, bureaux, hôtel de ville), même si le Kazakhstan est un pays civilisé. Il faut savoir qu’au Kazakhstan, la loi protège la propriété privée, ce qui en fait le pays le plus attractif de l'ex-Union soviétique pour les investisseurs.
 
Les manifestants ont agi de façon coordonnée et soudaine. Ils étaient armés de bâtons et de cocktails Molotov, ce qui est considéré par le droit local comme un "crime prémédité en réunion» et sévèrement puni par la loi. Tous ont été reconnus coupable de trouble à l’ordre public.
 
L'enquête et le procès public auxquels étaient présentes des organisations internationales accréditées au Kazakhstan, ont permis d’établir que des militants du parti d'opposition non enregistré au Kazakhstan "Alga" étaient à l'origine des émeutes. Le parti Alga est financé à partir de l'étranger par le fugitif oligarque Ablyazov, qui est en conflit avec les lois du Kazakhstan.
 
Par ailleurs, cet homme est connu pour avoir utilisé des documents confidentiels du gouvernement du Royaume-Uni et être en fuite après que la Haute Cour de Londres l’a condamné à 22 mois de prison pour outrage au tribunal.
 
Alors, sous la direction d’Ablyazov , les cadres du parti "Alga" ont persuadé les travailleurs licenciés de manifester en masse et de s’opposer durement au pouvoir. Ensuite, cette confrontation a provoqué des émeutes, des pillages, et semé la mort. Selon l'enquête, les gens d’Ablyazov ont pris une part directe à la forte politisation du mouvement des ouvriers du pétrole et fourni le 16 décembre des vêtements chauds, de l'argent pour leurs familles, et de la vodka.
 
Selon des correspondants qui ont assisté au procès, il est devenu clair au cours du procès que des fausses informations sur le grand nombre de morts à Janaozen à été diffusé par les médias contrôlés par Ablyazov afin de provoquer une réaction parmi la population.

Selon le procureur, le parti "Alga" fait seulement semblant d’agir au nom du peuple, mais en vérité, il a incité à la haine sociale, fomenté un coup d'Etat et dépensé beaucoup d'argent pour créer un groupe criminel.
 
En Russie, une affaire pénale a jugé Ablyazov par contumace et le Kazakhstan demande son extradition sur des accusations de fraude à grande échelle et de transferts bancaires par le biais de sociétés écrans. Le montant total des fonds détournés par Ablyazov est estimé à 5 milliards de dollars. Pour cette affaire, il a été déposé neuf actions en justice.

M. Ablyazov est étroitement lié par des affaires avec Rakhat Aliyev, fameux en Europe, ayant fui à Malte, la justice kazakhstanaise et autrichienne (soupçonné et accusé de vols et de meurtre). Il est également apparenté à un autre oligarque fugitif kazakh recherché par Interpol et se cachant en Suisse, Victor Khrapunov.

Les événements de Janaozen sont liés à Ablyazov, lequel est un personnage vraiment ambigu.

Dans cette histoire, il est clair que les ouvriers du secteur pétrolier se sont rassemblés à juste titre pendant 7 mois afin de demander des augmentations de salaire. Ils n’ont pas été entendus, et ont été apparemment été instrumentalisés par des criminels.

Selon le Procureur général du Kazakhstan, les troubles sociaux ont également donné lieu à des actes illégaux des fonctionnaires des organes exécutifs locaux et des responsables des compagnies pétrolières. C'est pourquoi, à la fin du procès, le président de la région de Manguistaou et son adjoint ont été arrêtés et condamnés à des peines de prison. Un certain nombre de hauts fonctionnaires au Kazakhstan ont été licencié. Parallèlement, les meneurs qui avaient déclenché les émeutes et la police qui avait outrepassé son autorité et abattu des manifestants, ont été accusés.

Le gouvernement du Kazakhstan a tiré des leçons et des conclusions de ces évènements. Il a adopté un plan global pour s'attaquer aux problèmes de Janaozen, et consacré des ressources importantes. Seulement pour cette année il s'élève à 100 millions de dollars. La plus grande partie a été consacrée à la modernisation de l'infrastructure sociale de la ville et de la banlieue comprenant la construction d’écoles, de jardins d'enfants, d’établissements de soins, de maisons de la culture et de nouveaux logements. Ce plan se consacre également à la réparation des égouts de la ville et des systèmes de chauffage. Afin d'affirmer le soutien de l'entreprise privée, un plan spécial a été conçu pour son développement.

Enfin, il est nécessaire de faire une mise en garde : le Kazakhstan a assuré la présidence de l’OSCE et n'est pas l'Afrique. Certaines organisations internationales doivent être conscientes que l'intervention d'une décision judiciaire dans un Etat de droit est inacceptable et appeler à influencer la décision d’un tribunal sape les principes fondamentaux du droit. La Cour du Kazakhstan, comme tous les autres Etats, n’accepte pas de prendre en compte  pour base de ses prises de décisions les commentaires de certains pays ou les opinions politiques des accusés.
 

dimanche 23 décembre 2012

L'épilogue de l'affaire Ablyazov approche

L'histoire de l'oligarque Kazakh Mukhtar Ablyazov touche à sa fin. La quasi-totalité de son équipe a été arrêtée, et ce criminel se cache de la justice anglaise.

Ablyazov est un exemple négatif de la politique moderne. Il est un voleur et un criminel qui s'est présenté comme un politicien de l'opposition, un démocrate. Cet homme a cependant volé l'argent des anglais, alors que la Grande-Bretagne lui a donné l'asile politique et l'a protégé depuis des années. Les fonds volés proviennent en partie des  plus grandes banques britanniques, HSBK et RBS (Banque royale d'Ecosse). Mais, en plus des dépôts ces banques britanniques gèrent également les fonds de pension britanniques ...

 
Ablyazov a volé l'argent de la banque kazakhe  BTA, alors qu'il était à sa tête. Cette  institution financière étant étroitement liée aux institutions britanniques, tous en ont souffert.
 
La banque BTA poursuit activement Ablyazov dans le cadre d'un litige commercial. Elle a assemblé une base de données impressionnante révélant l'origine de la fraude. Six milliards de dollars ont été détournés et expédiés frauduleusement sur des comptes offshores. Ce délit fait  l'objet de poursuites judiciaires non seulement au Kazakhstan, mais aussi en Russie.
 
Se rendant compte qu'une action pénale reviendrait à politiser la situation, la banque BTA a décidé de porter l'affaire au civil, bien que les représentants de la justice britannique et les avocats en soient surpris. Mais les hommes politiques britanniques, affectés de naïveté, ont cru chaque mot de l'oligarque en fuite.
 
Le piquant de la situation vient du fait que le Royaume-Uni s'est très vite convaincu de la fourberie et de la méchanceté de M. Ablyazov. En fait, tous les britanniques sont exposés au ridicule. Non seulement on les a volé et utilisé leur hospitalité à leurs dépends, mais leur justice, réputée la plus efficace au monde, a également été discréditée par une transformation de ses juridictions locales en "mouton sans défense".
 
Le procès a été tant retardé, qu'il s'est transformé en théâtre de l'absurde. Dans le cadre d'un conflit commercial, les "trésoriers" d'Ablyazov ont été reconnus coupables d'outrage à magistrat et condamné à 21 mois de prison pour Kitreotis, à 18 mois pour Cirim Shalabayev et à la peine maximale pour Ablyazov, soit 22 mois. Mais tous les trois se sont échappés, en toute sécurité. En l'apprenant, un juge leva les mains au ciel, en signe d'impuissance.
 
Bien sûr, la Haute Cour de Londres a essayé d'inclure des mécanismes répressifs. Si dans un avenir proche, M. Ablyazov ne se présente pas devant elle et n'a pas divulgué l'ensemble de ses comptes secrets à l'étranger, il sera privé de son droit à la protection judiciaire. Mais le fugitif n'avait pas pensé à revenir en arrière. Ses avocats grassement payés ont déjà envoyé en temps utile à la cour deux appels pour protester contre la détention de leur client et le déni du droit à la protection judiciaire. Cela a permis de retarder le procès de six mois.
 
En conséquence, même l'imperturbable et guindé juge de la Haute Cour s'est permis de très forte remarques sur Ablyazov.
 
«Il est difficile de s'imaginer que lors d'un différend commercial, M. Ablyazov agirait avec cynisme,  opportunisme et ingéniosité contre les ordonnances judiciaires» a dit, en particulier, le vice-président de la Cour d'appel, Maurice Kay.
 
Selon les avocats, les déclarations du tribunal du commerce n'ont pas de sens. Et, bien sûr, le résultat est naturel. La Cour d'appel a statué qu'effectivement Ablyazov s'est mis hors la Loi. Les deux appels de l'oligarque ont été refusés. Cela signifie que d'une part Ablyazov devrait aller en prison et d'autre part, qu'il perd le droit à la protection pour les huit griefs avancés par la banque, sur un montant total de plus de six milliards de dollars.
 
Curieusement, la situation a tellement enragé les membres de la justice, qu'ils ont commencé à parler d'un mécanisme plus efficace pour la mise en œuvre effective des décisions, parce que les fraudeurs du type d'Ablyazov peuvent facilement retarder les procès.
 
En bref, Ablyazov a placé ses anciens alliés, les Britanniques, sur des charbons ardents. Il reste maintenant à attendre la décision du tribunal, et quand cela sera fait et il sera forcé de rembourser ses avoirs. Certains changements sont déjà visibles. L'un des complices du fugitif Ablyazov,  Kitreotis P., a récemment été condamné à des peines de prison à Chypre. De toute la chaîne, cet homme a été l'un des éléments clés pour assurer la dissimulation et le détournement des actifs.
 
Beaucoup d'autres complices de l'oligarque sont déjà en prison au Kazakhstan.
 
Tatiana Paraskevich, associée d'Ablyazov, a été arrêté en République Tchèque. Elle était responsable de l'élaboration des schémas de flux de trésorerie, ainsi que du financement effectif du groupe criminel international.
 
Lors des perquisitions effectuées à son lieu de résidence permanente à Moscou à son lieu de résidence antérieure, les enquêteurs ont saisi un grand nombre de sceaux contrefaits d'organisations commerciales et des autorités fiscales.
 
Quatre complices impliqués dans un vol de 730 millions de dollars, sont déjà en prison, mais à Moscou. Il s'agit d'Alexander Volkov, Denis Vorotyntsev, Artem Bondarenko et Alexei Belov. Tous ont été condamnés à de longues peines de prison et à des amendes.
 
Au Kazakhstan, il ne reste plus de fidèles à Ablyazov. Un groupe de ses amis du parti non enregistré "Alga" a été condamné pour incitation à la haine sociale et provocations d'actions illégales. D'autres sont restés en liberté, mais déçu par le leader qui a perdu le combat sur toutes les positions.
 
Il apparait que l'empire souterrain du magnat Ablyazov est pratiquement détruit, presque toute l'équipe arrêtée ou en fuite, les finances sous contrôle externe et une partie de ces actifs dissimulés pourraient bientôt être saisis.
 
Le but de cette publication n'est pas de se réjouir à ce sujet. Les hommes politiques européens pourront s'en inspirer et les avocats en tirer les conclusions appropriées. La Haute Cour de Londres, à travers l'expérience Ablyazov a maintenant l'intention d'introduire des mécanismes plus efficaces pour l'exécution des décisions judiciaires.
 

mardi 18 décembre 2012

Mesures linguistiques au Kirghizistan et au Kazakhstan

Le Parlement kirghiz a adopté, le 14 décembre, une loi sanctionnant les fonctionnaires par des amendes pour "non-connaissance de la langue kirghize" (langue d'Etat) et emploi de la langue russe (langue officielle au Kirghizistan couramment parlée par la majorité des Kirghizes). "Sont passibles d'amende le Premier ministre, les présidents du Parlement, de la Cour suprême et de la Chambre constitutionnelle, ainsi que les ministres et leurs adjoints, les gouverneurs, les maires, les présidents des conseils régionaux", détaille le site russe Centrasia.ru.

Le montant de l'amende varie en fonction du grade des fonctionnaires – de 5 000 à 50 000 soms kirghizes (de 80 à 800 euros) – et peut atteindre 1 600 euros pour une deuxième infraction.

Noursoultan Nazarbaev, président du Kazakhstan voisin, a annoncé le 14 décembre que son pays passerait de l'alphabet cyrillique à l'alphabet latin d'ici à 2025,"pour mieux développer la langue kazakhe", rapporte le site Kazakhstan Segodnia.
 

jeudi 13 décembre 2012

21ème anniversaire de l'indépendance du Kazakhstan

Neuvième plus grand pays du monde par sa superficie. Pratiquement l'ensemble du tableau périodique dans ses entrailles, le plus grand nombre de gisements d'uranium au monde, de pétrole et de gaz. Membre à part entière de l'Organisation des Nations Unies et d'autres organisations internationales faisant autorité, ayant assuré une présidence réussie de l'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (2010). Membre du Conseil des droits de l'Homme pour 2013-2015. Batissuer d’une nouvelle capitale, Astana. Organisateur de la future exposition EXPO-2017.
Ce n’est qu'une partie des réalisations du Kazakhstan des 21 dernières années. Quelqu'un aurait-il pu dire en 1991, que le Kazakhstan réaliserait tout cela pendant ses années d'indépendance ? C’est pourtant bien le cas.
 
Le 16 Décembre 1991, le Président du Kazakhstan Noursoultan Nazarbaïev a signé la loi constitutionnelle "sur l'indépendance nationale de la République du Kazakhstan." Après l'effondrement de l'union soviétique, la République Socialiste Soviétique Kazakhe était la dernière dans l'espace post-soviétique à proclamer la souveraineté de son pays. Cet Etat indépendant a dû franchir beaucoup d'étapes de base afin de jeter les fondations de l’histoire contemporaine du Kazakhstan indépendant, créer sa Constitution, battre sa propre monnaie et constituer son gouvernement et ses institutions publiques.
 
Les premières années de souveraineté ont été difficiles pour les Kazakhstanais, et il y avait beaucoup de raisons de douter de la réussite de l'indépendance du pays.

Dès les premiers jours de son indépendance, le Kazakhstan a apparu au monde entier en tant que nation réellement éprise de paix, responsable et cohérente dans le processus de désarmement nucléaire et de renforcement de la sécurité mondiale. Après avoir été éprouvé par de nombreux impacts d’explosions nucléaires, le pays est devenu inébranlable dans sa volonté de rendre le monde plus sûr et de rendre impossible la prolifération des armes de destruction massive.
 
Sur la scène internationale, la plus haute reconnaissance a été apportée au «modèle du Kazakhstan» porté par son gouvernement. Afin de renforcer la sécurité nationale, la République accorde une grande attention à la stabilité politique interne de la société. Contrairement à d'autres pays post-soviétiques, le Kazakhstan, dont le territoire compte environ 130 différentes ethnies et religions, a réussi à éviter les conflits entre les gens du pays et maintenir la stabilité interne. La paix entre les religions, l'interaction pacifique entre les ethnies, l'équilibre entre la tradition et l'innovation sont des facteurs importants dans la construction d'une société civile et à la préservation de l'Etat. «Notre modèle d’harmonie interethnique et interreligieuse est la contribution du Kazakhstan au processus global de l'interaction des différentes confessions. Nous voulons être perçus par la scène internationale exactement de cette façon." – martèle le président Noursoultan Nazarbaïev.
 
L'extrémisme religieux dans la république n'a pas de base sociale, ni levier, ni portée, qui pourrait être à la source d'instabilité pour le pays et ses voisins. La reconnaissance des réalisations du Kazakhstan dans le domaine des relations interreligieuses provient de l’organisation du forum des représentants des religions du monde.

Cependant, le Kazakhstan n’a pas pu éviter les confrontations pour lesquels il a essayé de prévenir d’autres Etats. Il y a un an, les chaînes de télévision du monde entier ont passé en boucle des images choquantes d’émeutes dans la ville de Janaozen, à l’ouest du Kazakhstan.
 
Il semblait y avoir des massacres, le feu sur les institutions municipales et des combats qui commençaient à l’image d’autres «révolutions colorées».
 
En peu de temps le Kazakhstan a réussi non seulement à rétablir le calme dans la ville, mais aussi à trouver les origines de cette violence. Toutes les pistes conduisent à des oligarques kazakhs en fuite, qui ont souvent trahi leur pays. Le but de ces "acteurs" corrompus était d'enflammer la haine ethnique et sociale au sein de la population, ce qui ne s'est pas produit. Ces événements de Janaozen ont eu pour effet de renforcer l’unité du peuple et de montrer à quel point les conflits ethniques et sociaux sont étranger aux Kazakhs.

Il est intéressant de noter que près de deux semaines avant la fête de l'indépendance du Kazakhstan, le 1er Décembre, il a été célébré un nouveau jour férié national - le Jour du Premier Président, Chef de la Nation.

Noursoultan Nazarbaïev a déclaré à plusieurs reprises - «oui, pendant les années de l'indépendance, il y a eu beaucoup d'erreurs et d’excès. Mais n'oubliez pas qu’il n’y avait aucune expérience de la transition d'un système politique à un autre". Même les gardiens zélés de la démocratie dans le monde ne peuvent pas s'empêcher d'admettre que les Kazakhs apprécient vraiment leur chef et de reconnaître son rôle exceptionnel dans la vie de chacun d'entre eux. Ce n'est pas surprenant. D’une république de l'ex-Union soviétique peu connue, le Kazakhstan est devenu un pays connu dans le monde entier.
 
En 2012, l'indépendance du Kazakhstan a 21 ans d’âge. C'est l'âge où une personne devient un adulte. La République du Kazakhstan célèbre aussi cet âge. Certes, le Kazakhstan moderne a beaucoup de problèmes socio-économiques et politiques que le pays aura à résoudre. Le Kazakhstan continue d'aller de l'avant, et par ses essais et erreurs, il façonne un modèle de développement qui convienne le mieux au Kazakhstan. Afin d’édifier une société civile moderne, le Kazakhstan développe des systèmes économiques, coopère avec des partenaires internationaux. Mais le principal facteur de développement demeure l’implication des Kazakhstanais dans la société civile. Les citoyens du pays se rendent compte que l'augmentation du prestige du Kazakhstan dépend de chacun d'entre eux.
 

mercredi 5 décembre 2012

Des choux chinois sur Mars ?

Quatre sortes de légumes ont poussé dans un "dispositif d'écosystème artificiel", un espace censé permettre aux astronautes de générer leurs propres réserves d'air, d'eau et de nourriture. 
 
Les astronautes chinois seront un jour en mesure de cultiver des légumes sur Mars et sur la Lune, après la réussite d'une expérience scientifique préliminaire à Pékin, a rapporté la presse officielle. Quatre sortes de légumes ont poussé dans un "dispositif d'écosystème artificiel", un espace de 300 mètres cubes censé permettre aux astronautes de générer leurs propres réserves d'air, d'eau et de nourriture lors de leurs missions hors de l'atmosphère, a précisé lundi l'agence Chine nouvelle. 
 
Ce système, qui fait appel à des plantes et à des algues, "est destiné à être utilisé dans des bases extra-terrestres sur la Lune ou sur Mars", a précisé l'agence de presse d'Etat. Cette expérience a en effet permis la "récolte de légumes frais pour des repas". 
 
Course vers la lune
 
La Chine est engagée dans une course vers la Lune, où elle rêve d'être le premier pays asiatique à poser le pied. Dans le cadre de ce programme nommé "Chang'e", elle a déjà lancé avec succès deux sondes lunaires, en 2007 et 2010. Elle avance également à grandes enjambées dans un programme pour se doter d'une station orbitale permanente.
 
Yang Liwei, premier Chinois à avoir volé dans l'espace en 2003, a émis le souhait le mois dernier que le Parti communiste chinois, au pouvoir en Chine depuis 1949, ouvre une antenne dans la future station spatiale : "Si nous ouvrons une section du parti dans l'espace, ça sera aussi la plus haute du monde", a-t-il déclaré, cité par Chine Nouvelle.
 
Sur  http://lci.tf1.fr le 04/12/2012
 

mardi 4 décembre 2012

Malgré la pression internationale, Israël confirme vouloir bâtir dans les colonies


La France et la Grande-Bretagne envisageraient de rappeler pour la première fois leurs ambassadeurs en Israël afin de protester contre la mise en chantier de nouveaux logements dans les colonies juives de Cisjordanie, affirme, lundi 3 décembre, le quotidien israélien Haaretz sur son site internet, citant des sources diplomatiques européennes. Lundi, le bureau de Benyamin Nétanyahou, le premier ministre israélien, a confirmé qu'Israël ne reviendrait pas sur sa décision de bâtir dans des colonies.
Un rappel des ambassadeurs français et britannique constituerait une initiative diplomatique forte à l'encontre du gouvernement israélien. Moshe Yaalon, vice-premier ministre de l'Etat hébreu, a dit ne rien savoir d'un tel projet. La France ne veut pas "entrer dans une logique qui serait celle de sanctions" mais dans un "travail de conviction" vis-à-vis d'Israël, a toutefois déclaré lundi le président François Hollande.

"Nous sommes préoccupés par les décisions annoncées, et qui, je l'espère, ne seront pas appliquées, d'installer 3 000 logements sur des zones qui ne sont pas celles qui sont prévues pour ce type de logements et qui mettraient en cause ce qui est la position fondamentale de la communauté internationale des deux Etats" israélien et palestinien, a affirmé M. Hollande, à l'issue d'un sommet franco-italien à Lyon.

La communauté internationale proteste

L'ambassadeur israélien en France, Yossi Gal, a été convoqué lundi au ministère des affaires étrangères français, a indiqué l'ambassade israélienne à Paris, tandis que le ministère français, sans confirmer, indiquait de son côté étudier les moyens de "marquer sa désapprobation". A Londres, l'ambassadeur israélien a lui aussi été convoqué lundi matin pour s'expliquer sur le projet annoncé vendredi par le gouvernement israélien, a annoncé le ministère des affaires étrangères.

Le gouvernement suédois a également convoqué son ambassadeur d'Israël, alors que Berlin s'est dit lundi "très inquiet". La Russie a, de son côté, jugé "illégaux" les nouveaux projets d'Israël, appelant l'Etat hébreu à "reconsidérer" sa décision. Même les Etats-Unis, traditionnel soutien sans faille d'Israël, ont estimé que cette décision faisait "reculer la cause de la paix" avec les Palestiniens et exhorté Israël à "réexaminer" sa décision.

Au lendemain de la reconnaissance implicite à l'ONU d'un Etat palestinien, Israël a confirmé vendredi l'existence de projets qui prévoient la construction de 3 000 logements en Cisjordanie, notamment dans un secteur baptisé E1  jugé particulièrement sensible, entre Ma'aleh Adumim et Jérusalem. Ces projets auraient pour conséquence de couper la Cisjordanie en deux et d'hypothéquer davantage la continuité territoriale qu'espèrent les Palestiniens.

Paris, qui a voté en faveur de l'initiative de l'Autorité autonome à l'ONU, et Londres, qui s'est abstenu, ont dès samedi très fermement condamné le projet. "L'essentiel, c'est la reprise rapide des négociations, qui est la seule voie possible pour parvenir à un accord de paix juste et durable, créant un Etat palestinien souverain et viable vivant en paix et en sécurité aux côtés de l'Etat d'Israël", écrivaient Laurent Fabius et William Hague dans une tribune commune parue dans Le Journal du dimanche.

Sur www.lemonde.fr le 03/12/2012

L'Iran intercepte un drone américain au-dessus du golfe Persique

 
Téhéran a annoncé, ce mardi 4 décembre 2012, avoir capturé un drone américain de surveillance, au-dessus du golfe Arabo-persique. Mais la marine américaine dément avoir perdu un appareil dans ce secteur.
 
La télévision iranienne a montré longuement tous les détails du drone américain capturé au-dessus du golfe Persique. Selon les Gardiens de la Révolution, le drone de type ScanEagle, long d'un mètre et d'une envergure de trois mètres, a été capturé immédiatement après son entrée dans l'espace aérien de l'Iran.

C'est la deuxième fois en un an que l'Iran annonce la capture d'un drone américain au-dessus de son territoire. Les Iraniens affirment qu'ils neutralisent le système de contrôle américain et prennent ensuite les commandes de l'appareil. Le 4 décembre 2011, l'Iran avait déjà capturé un drone américain d'observation à longue portée et haute altitude RQ-170 qui effectuait une mission d'espionnage au-dessus de l'Iran. Le président américain Barack Obama avait demandé en vain à Téhéran de restituer l'appareil, ce que l'Iran avait refusé. Les responsables militaires iraniens avaient également affirmé qu'ils étaient en train de décoder les systèmes du drone pour en reproduire des copies.

L'Iran a un programme important pour construire des drones, notamment des drones d'attaque. Début octobre, un drone d'observation de construction iranienne utilisé par le Hezbollah libanais a été envoyé depuis le Liban au-dessus d'Israël. Il a survolé le territoire israélien pendant une demi-heure avant qu'il ne soit abattu.

Par Siavosh Ghazi le 04/12/2012 sur www.rfi.fr

vendredi 30 novembre 2012

La Palestine devient un Etat observateur à l'ONU

 
Les Palestiniens ont acquis jeudi soir une nouvelle stature internationale en accédant au rang d'Etat observateur non membre à l'ONU, malgré l'opposition d'Israël et de son allié américain. La résolution l'emporte par 138 voix pour et 9 voix contre.
 
Le vote de cette résolution, qui fait de "l'entité" palestinienne un "Etat observateur non membre", a été acquis à une majorité confortable mais pas écrasante de 138 voix pour, 9 contre et 41 abstentions.
"L'Assemblée générale est invitée aujourd'hui à produire un acte de naissance de l'Etat de Palestine dans sa réalité", avait lancé aux 193 pays membres le président palestinien Mahmoud Abbas avant le vote sur un projet de résolution  octroyant à la Palestine ce statut "d'Etat observateur non membre".
 
Revivez la journée avant le vote : "Mahmoud demande à l'ONU de signer l'acte de naissance de la Palestine"
Mahmoud Abbas a affirmé que par ce vote constituait la "dernière chance de sauver la solution à deux Etats" (Israël et un Etat palestinien) et a promis de "tenter de ranimer les négociations" de paix avec Israël, au point mort depuis plus de deux ans. "Cependant, par-dessus tout, j'affirme que notre peuple ne renoncera pas à ses droits nationaux inaliénables, définis par les résolutions de l'ONU", a-t-il souligné. A Jérusalem, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé qu'un vote positif de l'Assemblée "ne changera rien sur le terrain" et que la résolution "ne va pas faire avancer la création d'un Etat palestinien (mais) au contraire va l'éloigner". Cependant, Israël a annoncé qu'il n'annulerait aucun accord conclu avec les Palestiniens.
 
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a par ailleurs vivement condamné jeudi soir le discours prononcé par le président palestinien Mahmoud Abbas devant l'Assemblée générale de l'ONU, selon un bref communiqué de son bureau.
L'Europe était divisée
La date de jeudi n'a pas été choisie au hasard: il s'agit de l'anniversaire de l'adoption par l'ONU en 1947 du plan de partage de la Palestine mandataire, qui prévoyait un Etat juif et un Etat arabe. Les Etats-Unis ont voté contre, comme le Canada. Pour Washington et Israël, seule la négociation directe peut mener à la création d'un Etat palestinien. Les Européens étaient eux divisés. Sur les 27 pays de l'Union européenne, une douzaine étaient en faveur de la résolution dont la France. La Russie s'est dite favorable, comme la Turquie et la Suisse. L'Union européenne a rappelé jeudi qu'elle était "prête à reconnaître un Etat palestinien au moment opportun" mais que la priorité était de reprendre les négociations. Plusieurs Européens, selon des diplomates, estiment que le moment est mal choisi et redoutent aussi que Washington ne coupe les vivres aux agences de l'ONU auxquelles les Palestiniens, avec leur nouveau statut, pourront adhérer.
 
Ce qui inquiète Israéliens et Américains, mais aussi les Britanniques, c'est la possibilité qu'auraient désormais les Palestiniens de rejoindre la Cour pénale internationale et d'y porter plainte contre Israël. Des responsables palestiniens ont évoqué cette hypothèse si Israël poursuit sa politique de colonisation en Cisjordanie. Israël et les Etats-Unis ont brandi la menace de sanctions en cas de vote positif. Le Congrès pourrait ainsi refuser de verser 200 millions de dollars d'aide promis aux Palestiniens. Israël pourrait bloquer les taxes qu'il perçoit pour le compte de l'Autorité palestinienne, réduire le nombre de permis de travail pour les Palestiniens, voire abroger les accords de paix d'Oslo de 1993. En compensation, la Ligue arabe a promis aux Palestiniens un "filet de sécurité" de 100 millions de dollars par mois. 
 
Le 30/11/2012 sur http://lci.tf1.fr

Des enfants seraient enrôlés par les rebelles syriens

 
Âgés de 14 à 17 ans, des adolescents syriens seraient envoyés au combat par l'Armée syrienne libre, selon le dernier rapport de Human Rights Watch. Des recrutements qui, s'ils étaient avérés, constituent un crime de guerre.
 
«J'avais une kalachnikov… J'ouvrais le feu sur aux postes de contrôle… pour les capturer et leur prendre leurs armes.» Originaire de Homs, Majid, 16 ans, est un enfant soldat. Interrogé avec quatre autres adolescents syriens par l'organisation de défense des droits de l'homme Human Rights Watch (HRW), il affirme avoir participé aux combats contre l'armée de Bachar el-Assad.
 
Recrutés par l'Armée syrienne libre (ASL) pour effectuer des missions diverses comme de la reconnaissance ou du transport de matériel militaire, certains adolescents auraient également mené l'assaut armes à la main. «Nous aidions l'ASL en leur apportant des approvisionnements de Turquie, des armes. Nous apportions des balles et des kalachnikovs. Tous les enfants les aidaient de cette manière. Nous étions dix au total, entre 14 et 18 ans. Je connais les soldats de l'ASL, c'est eux qui m'ont demandé de les aider comme ça. C'est ce que j'ai fait pendant quatre ou cinq mois», témoigne Raed, 14 ans. En juin dernier, lors d'une mission à la frontière turque, le garçon a été touché par un tir de l'armée gouvernementale. «La balle a touché les nerfs, affirme-t-il. Je sens ma jambe, mais je ne peux pas la bouger. J'ai déjà subi quatre interventions chirurgicales, et il m'en reste encore trois… Je ne sais pas si je remarcherai un jour.»
 
L'engagement des recrues ne prend pas en compte le critère de l'âge mais privilégie les compétences individuelles. «Les tâches qui te sont attribuées dépendent de toi, explique Majid. Si tu es courageux, ils t'envoient combattre aux postes de contrôle. Ils nous ont appris à tirer, à démonter une arme et à la remonter, à viser une cible.» Après avoir passé plusieurs mois à se battre, il a finalement été écarté de sa brigade. D'après le Centre de documentation des violations en Syrie, une ONG syrienne qui recense les morts et les détenus, sans précision de repère de date, au moins 17 enfants seraient morts au combat, .
 
Un crime de guerre
 
D'après HRW, les garçons interrogés sont «issus de segments particulièrement vulnérables de la population syrienne». Certains ne savent pas lire et n'étaient pas scolarisés au moment de leur enrôlement. Parmi ces mineurs, quelques-uns ont déclaré s'être enrôlés de plein gré dans des brigades combattantes. Mais «même dans le cas où les enfants se portent volontaires pour combattre, il en va de la responsabilité des commandants de les protéger en refusant leur adhésion, déclare Priyanka Motaparthy, de la division Droits de l'enfant à HRW.
 
Selon le droit international, l'enrôlement de mineurs par des groupes armés est considéré comme un crime de guerre. De fait, le statut de Rome de la Cour pénale internationale (CPI) interdit «de procéder à la conscription ou à l'enrôlement d'enfants de moins de 15 ans dans les forces armées nationales ou de les faire participer activement à des hostilités». En 2003, la Syrie avait adhéré au protocole facultatif à la Convention relative aux droits de l'enfant, qui condamne l'engagement dans un conflit de personnes de moins de 18 ans, rapporte HRW.
 
En août, une commission de l'ONU avait déjà alerté sur ce phénomène d'enfants soldats. Dans un rapport, elle assurait avoir rassemblé des preuves du non-respect d'un engagement pris par Riyad al-Asaad, chef de l'ASL, de ne pas utiliser des enfants à des fins militaires.
 
Par Gary Assouline sur www.lefigaro.fr le 30/11/2012
 

jeudi 29 novembre 2012

Dernier procès des participants et instigateurs des émeutes Janaozen

Au Kazakhstan, s'est terminé le dernier procès des participants et instigateurs des émeutes dans l'ouest du pays. Pendant les affrontements entre la population et la police le 16 décembre 2011, 15 personnes sont mortes et environ 100 ont été blessées, cinq d'entre elles sont devenues invalides. Selon la Cour, ce conflit de travail ordinaire s'est transformé en événements tragiques par l'intervention d'une «troisième force».

Le conflit de Janaozen a tristement rendu célèbre le Kazakhstan dans le monde entier. La grève avait été précédée pendant des mois par des revendications des employés de compagnies pétrolières pour l'augmentation de leurs salaires et l'amélioration de leurs conditions de travail. Sept mois d'affrontements et de négociations n'aboutirent sur rien. Et le 16 décembre, jour du 20ème anniversaire de l'indépendance du Kazakhstan, des émeutes ont éclaté à Janaozen. Des centaines de personnes participèrent à des émeutes. Ils ont brûlé et pillé l'hôtel de ville, le bureau de la compagnie pétrolière, des dizaines de magasins et de banques. Le 17 Décembre, un accident s'est produit près de la ville, à la station de Shetpé.

Même dans la période d'opposition pacifique, les parties essayaient de régler le conflit de travail par la voie de la négociation, la plupart a noté les tentatives de l'opposition kazakhe de «protéger» les travailleurs, ce qui a retardé d'autant l'émergence d'une solution. Ainsi, les observateurs notent que les représentants du parti «Alga», ont exhorté les travailleurs à ne pas faire de concessions dans les négociations avec les employeurs.

Un exemple frappant est l'exigence de la concierge de la filiale "Exploration-Production" de KazMunaiGas pour augmenter son salaire jusqu'à deux mille dollars (le salaire moyen au Kazakhstan est d'environ 500 dollars américains). Une autre condition, évidemment inapplicable, que les travailleurs mirent en avant à l'aide de leurs instigateurs, était la remise en liberté de l'un des travailleurs reconnus coupables de trafic de drogue. Grâce à l'appui des représentants des travailleurs, "Alga" a également dicté une condition obligatoire de s'auto-attribuer le top management de l'entreprise qui les emploie.

Ces faits ont été relatés pendant le procès, ainsi que la façon dont les militants d' "Alga" ont politisé les revendications des travailleurs. C'étaient des incitations actives à l'émeute. Ils ont promu la sédition dans des rencontres personnelles avec les travailleurs, ainsi que par la distribution de dépliants ayant un contenu séparatiste.

Il est intéressant de noter que les travailleurs du pétrole s'opposèrent fortement à la politisation de leurs revendications. Dès lors, ils ont été rejoints par un grand groupe de mercenaires payés pour montrer leur «insatisfaction de la politique des autorités » et a appelé à « aller à l'assaut ». "Alga" a distribué des tracts pour dénoncer le gouvernement et commencer les mesures nécessaires pour modifier l'ordre constitutionnel parmi les militants syndicaux. Par ailleurs, les militants disaient qu'avec le début du conflit actif, les grévistes seront rejoints par d'autres régions.

Un bureau spécial a été ouvert pour la coordination de toutes les activités liées à la collecte d'informations sur les événements de Janaozen. Ensuite, tous les dossiers ont été renvoyé aux organisations internationales des droits de l'Homme. Et en juillet 2011 (un mois après le début du conflit), le leader officiel d'"Alga" Vladimir Kozlov, a organisé à Aktau et Janaozen, la visite de l'odieux député européen Paul Murphy.

Toutefois, il convient de noter que les dirigeants d'«Alga» ne pouvaient plus rien faire par eux-mêmes. Au cours de l'enquête, il est clairement apparu par quel moyen venant de l'étranger «Alga» a mis en œuvre sa politique (dans ce cas, par la préparation du matériel promotionnel pour les travailleurs de Janaozen, l'achat de vêtements chauds et de tentes et le paiement des familles des grévistes).

On parle d'une source de financement, l'homme d'affaires Mukhtar Ablyazov. Comme on le sait, au Kazakhstan, Ablyazov a été accusé d'avoir détourné environ six milliards de dollars des comptes de la plus grande banque du pays, BTA, par le biais de sociétés écrans.

Ablyazov a quitté le Kazakhstan en 2009, peu de temps après une enquête criminelle à son encontre a été ouverte, et la banque placée sous contrôle de l'Etat. Des dossiers similaires ont été engagés contre Ablyazov et ses complices en Russie, à Chypre et au Royaume-Uni.

Par la décision de la cour d'Angleterre, Mukhtar Ablyazov a été condamné à 22 mois de prison. Toutefois, la décision n'est que sur du papier, car le lieu de résidence du banquier est encore inconnu. On peut supposer qu'Ablyazov a quitté le Royaume-Uni et se cache dans un des pays européens.

C'était lui qui était considéré comme le «parrain» et principal client des événements de Janaozen en décembre 2011.

Ainsi, selon l'enquête, en avril 2010 lors d'une conférence à Londres sur Skype, Mukhtar Ablyazov a ordonné au chef de file du mouvement "Alga" Vladimir Kozlov et aux militants de l'opposition Akjanat Aminov et Serik Sapargali de provoquer une révolte sociale dans le pays. «Au plus tard à la fin de l'année prochaine, le gouvernement doit tomber" selon les mots d'Ablyazov. Par ailleurs, durant la même période, Ablyazov commence à travailler activement sur internet, en s'adressant par un message vidéo au peuple du Kazakhstan et de la communauté internationale. Il a exhorté le monde à ne pas "être" un soutien au régime d'occupation. En outre, il a appelé les citoyens du Kazakhstan à  se prononcer contre le gouvernement actuel.

En fait, les événements tragiques de Janaozen se sont développés selon un scénario préétabli. Le but d'Ablyazov était le renversement du gouvernement actuel au Kazakhstan, dont le modérateur principal de l'événement était l'homme accusé de corruption et de fraude dans sa patrie.

Soit dit en passant, ce n'est pas la première fois qu'Ablyazov est accusé d'avoir tenté de manipuler les slogans politiques afin d'éviter des poursuites pour crimes économiques. En 2001, il fut l'un des fondateurs du mouvement d'opposition "Choix démocratique du Kazakhstan" (DCK), qui visait à renverser le pouvoir. Juste à ce moment Ablyazov, est sous les projecteurs d'une enquête sur des accusations d'abus de pouvoir, de fraude financière et d'association de malfaiteurs. (Le dossier a été ouvert en 1999) En fait, il était soumis aux mêmes charges qu'aujourd'hui.

Comme maintenant, à ce moment-là le cas d'Ablyazov a été présenté par la communauté internationale comme un cas «politique» et le jugement (six ans d'emprisonnement, dont il n'a accompli que 22 mois puis gracié) a été déclaré comme «fabriqué» un par les observateurs internationaux.

Peu de temps après l'arrestation des principaux accusés des événements Janaozen (trio mentionné ci-dessus) la communauté internationale a considérer que s'exerçait «une pression politique sur l'enquête» afin de tenter de « museler l'opposition ». (Extrait de la déclaration de l'ambassade américaine au Kazakhstan : «Nous sommes préoccupés par la poursuite de Vladimir Kozlov et l'utilisation évidente du système judicaire pénal pour bâillonner l'opposition»).

Cependant, cette fois-ci on ne parle que des exécutants. La plupart des observateurs préfèrent ignorer Ablyazov. Aujourd'hui, aussi bien à Londres que dans d'autres Etats où il existe un litige dans l'affaire de détournement de milliards de dollars de la Banque BTA, sa culpabilité n'est pas contestée (En août, un tribunal Chypriote a condamné à la prison un citoyen britannique Paul Kitreotis, complice de l'ancien président de la Banque BTA Mukhtar Ablyazov, qui est l'un des accusés dans un autre procès d'un montant de 295 millions de dollars, initié par la Banque BTA).

Les organisations des droits de l'Homme ont exprimé leur soutien à Ablyazov. Et, de retour à la liberté en raison de la pression de l'extérieur sur le Kazakhstan, il a volé des milliards de dollars de citoyens de nombreux pays où sa banque travaille. Malgré les accusations portées à l'encontre du Kazakhstan sur sa polarisation contre les participants aux événements de Janaozen les observateurs ont indiqué que le degré d'ouverture de la cour était sans précédent. Ces accusations sont infondées, car les instigateurs des émeutes, les représentants des autorités locales et des policiers, auteurs directs de la mort d'émeutiers étaient également en procès. «Tout le monde a été reconnu coupable d'un crime particulier, et ce n'est pas pour rien. Ont été également condamné ceux qui ont outrepassé leur mandat et ont tiré sur les gens, et aussi ceux qui ont provoqué l'événement." a déclaré en personne, le président Noursoultan Nazarbaïev au Kazakhstan.

 

mardi 27 novembre 2012

Les Iraniens vendraient-ils leur gaz contre un actif (l'or) en pleine bulle ?

La Turquie a reconnu vendredi dernier (23 Novembre 2012) que l'augmentation récente de ses exportation d'or correspond en réalité au paiement du gaz importé d'Iran.
 
L'Iran déjoue ainsi les sanctions imposées par les pays Occidentaux en liaison à son programme nucléaire. Sanctions qui visent à isoler l'Iran du système bancaire international les empêchant ainsi d'échanger avec ses partenaires commerciaux.


L'Iran fournit respectivement 18% et 51% du gaz naturel et pétrole consommé par la Turquie.

La Turquie a vendu pour 6,4 Milliards de dollars d'or à l'Iran durant les neuf premiers mois de 2012.
L'iran représente 60% des exportations d'or réalisées par la Turquie en 2012.
 
La Turquie ne peut se passer d'un fournisseur comme l'Iran et a donc recours à l'or comme monnaie d'échange.
 
(Dans les faits, la Turquie paie l'Iran en lire Turque, ce qui permet ensuite à l'Iran d'acheter l'or à la Turquie. La lire Turque n'ayant pas de réel intérêt à l'international, c'est bien l'acquisition d'or qui est visée par l'Iran.)
 
Implications :
 
Outre les tensions à prévoir entre la Turquie et les pays Occidentaux pour non respect des sanctions imposées à l'Iran, c'est le rôle du dollar comme monnaie de réserve internationale qui est une fois de plus remis en cause.
 
Le fait que de très nombreuses matières premières essentielles comme le pétrole et le gaz soient échangées en dollars créée automatiquement une demande qui permet de soutenir le cours du dollar et donc la confiance dans cette monnaie.
 
Pour rappel, il faut nécessairement acheter des dollars pour pouvoir ensuite acheter du pétrole ou du gaz.
 
On le voit depuis maintenant quelques mois, de nombreux pays (principalement les BRICS) se passent du dollar comme monnaie d'échange dans le règlement de leurs échanges commerciaux, non sans tension avec les USA.
 
On peut comprendre pourquoi, étant donné que le dollar, monnaie de réserve internationale, ne joue plus son rôle de maintien de valeur à mesure que la banque centrale Américaine (FED) en imprime par milliards tous les mois (40 Milliards par mois depuis l'annonce du QE3).
 
En réalité depuis le début du 20 ème siècle, le dollar a perdu 98% de son pouvoir d'achat, le phénomène ne date donc pas d'hier, il s'accélère simplement depuis 2008.
 
C'est donc l'or qui regagne progressivement son statut de monnaie d'échange internationale puisque de fait l'or n'est lié à aucun intérêt gouvernemental particulier, et prouve depuis des millénaires sa capacité à préserver sa valeur.
 
On peut logiquement se demander si l'Iran accepterait de recevoir en échange de son gaz naturel un actif (l'or) constamment présenté dans les média grand public comme en pleine phase de bulle ?
 
On trouve rapidement une réponse à cette question en observant le comportement de la Chine, du Brésil et de la Russie ces dernières années.
 
La "relique barbare" fait son retour en force sur la scène financière internationale depuis plusieurs mois dans un silence médiatique total.
 
Protégez votre patrimoine en conséquence car l'effondrement du dollar a des effets désastreux sur la valeur de toutes les autres monnaies-papiers en circulation. Les "réserves" détenues par tous les pays de la planète sont majoritairement détenues sous forme de dollars...mais progressivement remplacées par l'or et l'argent physique.
 
L'or n'augmente pas, c'est la valeur des monnaies-papiers qui s'effondre.
 
Par fabrice Drouin Ristori le 27/11/2012 sur www.24hgold.com

lundi 26 novembre 2012

L'EXPO 2017 se déroulera à Astana

La capitale du Kazakhstan Astana a été élue au scrutin secret par les pays membres du Bureau International des Expositions jeudi dernier à Paris pour accueillir l'exposition internationale EXPO 2017.
« On a obtenu 103 voix ! Nous avons gagné!!! » a déclaré le comité de candidature « EXPO 2017 Astana » sur son compte Twitter.

La demande d'Astana a été déposée le 10 juin 2011. Avec Astana, la ville de Liège (Belgique) était également candidate pour accueillir l'EXPO-2017. T

Sur http://french.ruvr.ru le 22/11/2012

Succès du décollage et de l'atterrissage d'avions de combats sur le porte-avions chinois Liaoning

Depuis la remise du premier porte-avions chinois "Liaoning"le 25 septembre dernier, les commandants et combattants du bâtiment ont réalisé une centaine de projets d'entraînement et d'essai. Le nouvel avion de combat chinois J-15, conçu et fabriqué par la Chine elle-même, a aussi réussi l'exercice du décollage et de l'atterrissage sur le porte-avion, dont la technique est qualifiée de « capacité à danser sur la pointe d'un couteau.» Son succès a attiré une grande attention de la part de la communauté internationale.

Selon les médias américains, japonais, russes, pakistanais et polonais, la mise en service du porte-avions « Liaoning » et la réussite du décollage et de l'atterrissage d'avions sur ce porte-avions ont démontré l'élévation de la force maritime chinoise dans la région Asie-Pacifique. Il s'agit « de l'aube d'une nouvelle ère de la marine chinoise ». Le porte-avions chinois a en effet réussi a mener «l'exercice demandant la technologie la plus exigeante et ses équipements seront opérationnels dans les plus bref délais».

La réussite du décollage et de l'atterrissage de l'avion de combat J-15 augure de la combativité du porte-avions « Liaoning ». Pourquoi ? Quelles sont les difficultés de l'exercice ? Le général de la marine chinoise Yin Zhuo qui est aussi expert militaire a indiqué :

« D'abord, il y a le problème psychologique. L'avion de combat J-15 a besoin d'une piste de 3 000 m de long pour son atterrissage et son décollage sur terre. Tandis que sur le porte-avions, il ne lui est accordé qu'une distance de 195 m sur laquelle l'avion doit lancer la phase d'accroche avec le navire avec précision avant d'atterrir. Il s'agit d'une première épreuve pour le pilote. Ensuite, la queue du porte-avions n'a de cesse de monter et de descendre dans un volume d'un à deux mètres. C'est une autre épreuve importante pour le pilote. Quand le bâtiment descend, il risque de ne pas pouvoir accrocher l'avion, mais quand il monte, une mauvaise manipulation peut entraîner une collision entre l'avion et la queue du bateau. »

L'avion J-15 fait partie de la de la première génération d'avions de combat à usages multiples, conçu et fabriqué par la Chine elle-même. Equipé de différents missiles sophistiqués, il est capable d'effectuer des missions à longue distance jour et nuit. Depuis longtemps, pouvoir réaliser le décollage et l'atterrissage d'un avion sur un porte-avions est le signe d'une technologie de pointe au niveau mondial. M. Wang Baofu, professeur de l'Université de la Défense de Chine et expert en stratégie militaire, a dit à ce propos :

« Nous savons que les avions tels que les avions civils doivent effectuer l'atterrissage et le décollage sur une piste de plus de 3 000 m. En général, ces deux opérations sont les plus dangereuses de la phase de vol. En revanche, la longueur de la piste sur un porte-avions est limitée à 300 m à peine et la distance réelle de la piste sur le porte-avions « Liaoning »n'est que de 100 m. On peut imaginer le danger que représente cet exercice. L'histoire du développement militaire du porte-avion nous enseigne que les pays développés occidentaux, en particulier ceux dont les forces navales sont puissantes, ont tous vécu un processus long et difficile pour développer leurs porte-avions. Les essais et exercices sur le porte-avions sont très dangereux et coûtent très cher. De ces expériences est né un équipage de vol opérationnel et qualifié. On peut dire qu'il s'agit du travail le plus dangereux du monde. »

Un site d'info télévisée des Etats-Unis a indiqué dans son reportage que malgré la réussite de l'atterrissage d'avion sur le porte-avions « Liaoning », selon un rapport du département de la défense américain, la mise en service de porte-avions chinois nécessiterait plusieurs années d'efforts pour mener à bien des exercices. Le professeur Wang Baofu a émis son opinion à ce sujet :

« Pour qu'un équipage de porte-avions soit complètement opérationnel, il faut compter non seulement sur le porte-avions lui-même, les avions de combat, mais aussi sur la coordination et la coopération mutuelles des différents services, l'intégration du commandement et du contrôle de communication. Une durée relativement longue est donc nécessaire pour son développement. Nous n'avons fait que commencer, il nous faut effectuer de longs exercices. Les pays développés, dont les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, ont attendu longtemps avant d'obtenir une capacité opérationnelle maritime complète. Nous devons continuer à fournir des efforts. » 

Sur http://french.cri.cn le 26/11/2012

Tensions sur la mer de Chine du Sud au sommet de l'ASEAN

Les démêlées territoriales entre la Chine et ses voisins d'Asie du Sud-Est ont été au centre des débats lors du sommet organisé au Cambodge par l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (ASEAN) cette semaine.

Ces tensions se sont aggravées après que le président philippin Benigno Aquino a contesté une déclaration du Cambodge, l'hôte du sommet, faite dimanche et selon laquelle les pays de l'ASEAN étaient parvenus à un consensus « pour ne pas internationaliser la Mer de Chine du Sud à l'avenir. » Cette déclaration allait dans la droite ligne de l'insistance de la Chine pour une résolution bilatérale de ce conflit maritime. Le Cambodge est étroitement aligné sur la Chine.

Durant un entretien entre les dirigeants de l'ASEAN et le Premier ministre japonais Yoshihito Noda lundi, Aquino a objecté à la déclaration qui affirmait qu'un consensus était atteint, déclarant : « Que ce soit clair, ce n'était pas notre manière de voir les choses. La route de l'ASEAN n'est pas la seule route pour nous. En tant qu'Etat souverain, c'est notre droit de défendre nos intérêts nationaux. »

Avec le soutien du gouvernement Obama, le gouvernement des Philippines a pris une position plus stridente sur ses revendications territoriales dans ce qu'il appelle maintenant la Mer des Philippines occidentales, ce qui a entraîné une confrontation dangereuse cette année avec la Chine au sujet de la zone contestée du récif de Scarborough.

Noda est également intervenu pour s'opposer aux efforts du Cambodge de limiter la discussion. Une déclaration japonaise faisait savoir que : « le Premier ministre Noda a soulevé la question de la Mer de Chine du Sud, notant que c'est un sujet d'inquiétude pour toute la communauté internationale, qui pourrait avoir des effets directs sur la paix et la stabilité de la zone Asie-Pacifique. »

L'implication du Japon dans ce différend, pour la première fois, vient déranger encore plus les tentatives de la Chine de limiter strictement cette question aux pays d'Asie du Sud-Est. L'intervention de Noda s'adressait également aux habitants du Japon. Avec une élection prévue le mois prochain, tous les partis, dont le Parti démocrate du Japon de Noda, y agitent les sentiments nationalistes, en se concentrant sur le propre conflit entre le Japon et la Chine au sujet des îles Senkaku (Diaoyu) en Mer de Chine orientale.

Le président philippin Aquino a ensuite proposé d'accueillir une réunion des quatre pays impliqués dans des conflits de territorialité avec la Chine – le Vietnam, la Malaisie, le Brunei et les Philippines. « Notre position a toujours été qu'un problème multilatéral ne se prête pas à une solution bilatérale, » a-t-il déclaré.

En juillet dernier, lors d'une réunion de l'ASEAN où s'étaient retrouvés des ministres des Affaires étrangères, des désaccords très nets entre le Cambodge et les Philippines au sujet de la Mer d Chine du Sud avaient entraîné, pour la première fois pour cette organisation, l'impossibilité de publier un communiqué final.

Le président Barack Obama était présent hier au sommet de l'Asie orientale organisé par l'ASEAN, dans le cadre d'une tournée passant par trois pays, la Thaïlande, la Birmanie et le Cambodge. D'après le vice-conseiller national à la sécurité Ben Rhodes, le message d'Obama était qu'« il faut réduire les tensions… Il n'y a aucune raison de risquer une possible escalade, en particulier lorsque nous avons deux des plus importantes économies du monde – la Chine et le Japon – associées à certains de ces conflits. »

La pose de voix de la sagesse adoptée par Obama est complètement hypocrite. Le gouvernement d'Obama est directement responsable de l'échauffement de tous les conflits territoriaux impliquant la Chine, en donnant des signes de soutien à ses alliés – le Japon et les Philippines – quand ils prennent des positions plus fermes. La ministre des Affaires étrangères américaine Hillary Clinton a de manière provocatrice déclaré lors d'un sommet de l'ASEAN en 2010 que les États-Unis ont « un intérêt national » à s'assurer de la « liberté de navigation » à travers la Mer de Chine du Sud et a proposé de servir de médiateur aux négociations sur la question.

À la suite de cela, tout en déclarant que les États-Unis sont neutres sur ces questions territoriales, les représentants des États-Unis ont publiquement affirmé que Washington soutiendrait systématiquement le Japon dans un conflit avec la Chine au sujet des îles Senkaku (Diaoyu), et ont laissé entendre qu'ils feraient de même pour les Philippines. Le gouvernement Obama a exploité les différends maritimes comme un moyen pratique d'introduire des dissensions entre la Chine et ses voisins, de faire pression sur Pékin et de justifier le renforcement de la présence militaire américaine dans la région.

Le contrôle sur les voies de navigation en Asie du Sud-Est est un élément clef de la stratégie plus large de « Pivot en Asie » du gouvernement Obama – une offensive visant à contenir la Chine en renforçant les alliances américaines et les liens militaires en Asie.

Obama a tenu sa propre réunion à part avec les dirigeants de l'ASEAN, appelant encore une fois à « une conclusion rapide » à l'établissement d'un code de conduite en Mer de Chine du Sud. Pékin, en revanche, pousse toujours pour des accords bilatéraux. Si les dirigeants Chinois et de l'ASEAN sont parvenu à un accord dimanche sur de prochaines négociations en vue d'un code, le porte-parole du ministre des Affaires étrangères chinois a déclaré que ce processus « prendrait du temps. »

Ces conflits territoriaux ne sont pas les seules questions exploitées par Washington pour saper l'influence chinoise en Asie du Sud-Est. Obama a pris le temps, au sommet, d'une séance de photos avec les dirigeants de divers pays impliqués dans l'Initiative du bas-Mekong – le Cambodge, le Laos, le Vietnam et la Thaïlande. Lancée en 2010, l'Initiative du bas-Mekong est un mécanisme pour exploiter les différends entre ce groupe et la Chine au sujet de l'utilisation de l'eau et de la construction de barrages en amont du Mékong.

La rivalité entre les États-Unis et la Chine a également débordé sur des questions commerciales et économiques.

Obama a utilisé ce sommet pour promouvoir le Partenariat trans-pacifique (PTP) – un groupement commercial régional que Washington voudrait imposer, qui est fortement biaisé en faveur des entreprises et institutions financières américaines. Le PTP est un prélude à une large réduction des tarifs douaniers et autres formes de protectionnisme, et s'attaque notamment aux entreprises publiques. Si le PTP ne comprend pas la plupart des pays d'Asie, les États-Unis insistent auprès de leurs alliés majeurs comme le Japon et la Corée du Sud pour qu'ils le rejoignent. L'objectif de Washington est soit d'en exclure la Chine, soit de la contraindre à ouvrir de nouveaux secteurs de son économie aux investisseurs américains.

Le PTP ne comprend actuellement que quatre pays de l'ASEAN – Singapour, le Brunie, la Malaisie et le Vietnam. Obama a proposé une nouvelle initiative, dite Accord économique étendu américano-ASEAN, pour étendre les liens commerciaux et d'investissements aux 10 pays de l'ASEAN et les encourager à rejoindre le PTP.

La proposition américaine était l'un des divers plans commerciaux envisagés autour de ce sommet. Parmi ceux-ci, il y avait la proposition d'un Partenariat économique régional large (Regional Comprehensive Economic Partnership – RCEP) entre les pays de l'ASEAN et ses partenaires actuels de l'Accord de libre-échange – l'Australie, la Chine, l'Inde, le Japon, la Corée du Sud et la Nouvelle-Zélande. Les États-Unis en seraient notamment exclus.

Par Peter Symonds sur www.mondialisation.com le 25/11/2012
Article original, WSWS, paru le 21 novembre 2012

Comprendre la demande Asiatique en or

Beaucoup d'entre vous savent certainement déjà que l'Asie accumule de l'or. Les Indiens ont durant longtemps été les plus gros importateurs d'or de la planète et offrent traditionnellement de l'or comme cadeau lors des mariages et des fêtes religieuses. L'or offert en cadeau est généralement comptabilisé dans les statistiques sous la catégorie 'achats de bijoux', et beaucoup d'Occidentaux pensent qu'une hausse du prix de l'or pourrait ralentir cette demande. Une telle opinion souffre d'une mauvaise compréhension du marché Indien.

 La raison pour laquelle l'or est principalement acheté par les Indiens sous forme de bijoux est que le coût de traitement de ces derniers est très faible. Les bijoux sont une réserve de valeur, et c'est cela même que les Indiens recherchent. Notons qu'effectivement, l'expérience de l'Inde avec le papier monnaie n'a jamais été très heureuse. Imaginez un jeune couple s'étant marié dans les années 1960. La mariée a bien pu obtenir lors de son mariage cinq ou six onces d'or sous forme de boucles d'oreilles ou autres bijoux. Le coût de ces bijoux poinçonnés par le bijoutier était à l'époque de 200 roupies par once, ce qui signifie qu'on lui a offert lors de son mariage environs 1200 roupies de bijoux (en 1965, 4,76 roupies valaient un dollar). Lors du Diwali, de son anniversaire de mariage et de la naissance de ses enfants, son mari lui a certainement acheté de l'or, si tant est qu'il ait pu se le permettre. Une partie de cet or a certainement été transmis à leurs enfants lors de leur mariage, puis à leurs propres enfants.

Aujourd'hui, le prix de l'or est d'environ 95.000 roupies. Les performances de l'or en tant qu'épargne ont outrepassé de très loin celles de tout autre actif sur lequel aurait pu investir le couple. Ce dernier aurait aujourd'hui plus de soixante ans et s'apprêterait à passer une retraite paisible avec ses enfants et petits-enfants. Comparez cela avec notre monde plus sophistiqué et nos pensions de retraites qui ne s'élèvent qu'à une infime portion de la somme de monnaie dont nous aurions besoin pour vivre. Bon nombre d'entre nous finirons par avoir recours à l'Etat et obtenir une pension ridicule pour laquelle nos enfants seront fortement taxés. Et l'équivalent Occidental de notre couple Indien fait également face au problème de sa rente retraite, s'il en possède une, dont le pouvoir d'achat s'amenuise au fil du temps.

Cessez d'observer l'amour que porte l'Inde à l'or comme n'étant rien de plus qu'une tradition. Par leurs choix d'investissement, les Indiens ont fait preuve de bien plus de sagesse que leurs semblables Occidentaux. Et pas seulement les Indiens, mais toute l'Asie du Sud-Est. Les Chinois ont encore un long chemin à parcourir puisqu'il leur était encore interdit de posséder de l'or il y a de cela huit ans. La différence entre les Indiens et les Chinois est que le gouvernement Indien a adopté Keynes comme son gourou qui détestait l'or. Il aperçoit ses citoyens comme des rustres. Le gouvernement Chinois, quant à lui, encourage sa population à en acheter de plus en plus. Entre l'Inde, la Chine et les autres pays d'Asie du Sud-Est, trois milliards de personnes savent déjà que l'or est un bien meilleur moyen d'épargne que tout autre équivalent papier.

L'autre conclusion que nous pouvons tirer de tout cela est que le prix de l'or n'a aucune importance. Regardez ce qu'il s'est passé depuis le pic de l'or de l'an dernier : la demande en or de l'Asie a augmenté dans le même temps que les gestionnaires de fonds Occidentaux se querellaient quant à savoir si son prix allait grimper ou chuter. Les Asiatiques savent d'instinct que ce qu'il se passe réellement est une dévaluation de leur papier monnaie et leur expérience leur a appris que cette dernière n'est que très rarement réévaluée.

Sur www.24hgold.com le 23/11/2012

lundi 19 novembre 2012

Le Kazakhstan a reçu plus de votes que les USA à une élection au Conseil des droits de l’Homme.

Lundi, l'Assemblée générale des Nations Unies a élu 18 nouveaux membres pour le Conseil des Droits de l'Homme (CDH). Astana a recueilli plus de vote que Washington. C'est la première fois qu'elle est représentée dans cet organe onusien des droits de l'homme.
 
Le nouveau Conseil est composé de l'Argentine, le Brésil, le Gabon, l'Allemagne, l'Irlande, le Kazakhstan, le Kenya, la Côte d'Ivoire, les Emirats Arabes Unis (EAU), le Pakistan, la République de Corée, les États-Unis, la Sierra Leone, le Monténégro, l'Estonie, l'Éthiopie, le Japon.
 
Ils ont tous obtenu la majorité requise des voix dans 97 des Etats membres de l'Organisation des Nations Unies.
 
Les États-Unis sont élus au CDH pour un deuxième mandat consécutif. Notamment, Washington a obtenu l'appui de 131 pays, tandis que le Venezuela a remporté 154 voix. Il faut en particulier mentionner le succès du Kazakhstan qui a reçu 183 voix. Pour la première fois, Astana sera représentée dans un organe des droits de l'homme au sein des Nations Unies.
 
Tous les pays élus œuvreront à la CDH pendant dans trois ans à partir du 1er Janvier 2013.
La décision de créer un Conseil des droits de l'Homme en remplacement de l'actuelle Commission des droits de l'Homme a été adoptée en Septembre 2005. Selon la grande majorité des Etats membres de l'ONU, le travail de la Commission a été indûment politisé et ne répond pas pleinement aux défis qui se posent à la communauté internationale dans le domaine des droits de l'Homme.
 
La CDH est composé de 47 états. Chacun est choisi par la majorité des membres de l'Assemblée générale des Nations Unies, au scrutin direct et secret. Les membres du conseil sont nommés pour trois ans et ne peuvent pas exécuter plus de deux mandats consécutifs, selon ITAR-TASS.