lundi 24 septembre 2012

Le Kazakhstan, fermement sur la voie démocratique

Pour les contemporains occidentaux, la démocratie peut être vue sous le spectre du choc des civilisations dans les nouveaux pays en développement. C'est un défi dont l'espoir de le voir se réaliser ne peut pas être reporté.
 
Franchement, nous savons peu de choses sur l'Est. Mais notre principale erreur, c'est que nous ne cherchons pas à en savoir plus. Vous êtes vous déjà demandé quels moments difficiles ont connu les anciennes républiques soviétiques lors de l'effondrement de l'Union soviétique? Par rapport à l'effondrement du système communiste, la crise de la dette en Europe est une ballade dans un bac à sable.
 
Mais le plus important, c'est que beaucoup de gens associent la catastrophe humanitaire dans ces pays à la marche effrénée vers la démocratie. Il est alors évident qu'ils sont très prudents sur les valeurs qu'elle promeut. Au mieux, ils citent Byron, qui a dit que la démocratie est l'aristocratie des méchants.
 
Récemment, j'ai eu l'occasion de participer à une réunion décisive qui m'a ouvert les yeux. J'ai vu le président du Kazakhstan, Noursoultan Nazarbaïev lors d'une visite de travail à Londres pendant les Jeux olympiques. Il a été invité à Cambridge pour rencontrer le personnel enseignant et les étudiants. Les traditions conservatrices de l'université sont connues. Celle-ci n'invite que des hommes politiques de premier plan dans le monde. Par ailleurs, M. Nazarbaïev est le premier chef d'Etat de l'ex Union Soviétique qui s'est rendu à Cambridge.
 
La presse libérale critique souvent le Kazakhstan, qui, ne construirait pas activement une société démocratique. Noursoultan Nazarbaïev a fait remarquer que, dans ce processus, il est très important de garder le sens de l'équilibre. Tout doit être fait par étapes.
 
"Nous avons eu un exemple de l'ex-Union soviétique. Quand le dégel de Gorbatchev a été annoncé, en particulier pour la liberté d'expression, la démocratie, tout ce qui s'était accumulé de plus négatif dans le pays a été jeté sur les trottoirs et les rues. Mais il n'y avait personne pour le nettoyer" a déclaré le président du Kazakhstan. En d'autres termes, la société n'était pas prête à changer. Il n'y avait aucune culture politique, aucune base économique majeure.
 
La démocratie a été vue, et aujourd'hui est largement perçue comme une source de permissivité. « Sont intervenus alors des événements tels que ceux d' Andijan en Ouzbékistan, Osh l'an dernier au Kirghizstan où des centaines de personnes ont été tuées, et Zhanaozen au Kazakhstan » a regretté le politicien kazakh.
 
Il y a beaucoup d'informations à propos de Zhanaozen, mais tellement contradictoires que la compréhension de ces évènements n'est pas possible sans une étude attentive du sujet. Certains médias de l'Ouest du Kazakhstan nomment ces événements des « soulèvements ». Cependant dans le sens classique du terme, les révoltes sont des manifestations de tout groupe social ou d'une catégorie contre le pouvoir politique en place. Ici, la situation est très différente. Les travailleurs du pétrole n'étaient pas satisfaits de leur salaire. Ils se mirent en grève. Ils ont été licenciés. En réponse, ils sont allés casser la ville, brûler des bâtiments, piller. Il s'agit probablement d'une émeute, mais pas d'une rébellion.
 
En outre, comme le poète anglais John Harington avait coutume de dire : la trahison ne réussit jamais: quelle en est la raison? Si elle prospérait, nul n'oserait l'appeler trahison.
 
Blague à part, sur le net mais une large gamme d'opinions s'est exprimée sur ce qui s'est passé. Et dans ce contexte, on peut identifier l'un des principaux adversaires des autorités du Kazakhstan, le fonds "Dialogue ouvert" en Pologne.
 
Ils ont estimé qu'il y avait une manifestation pacifique à Zhanaozen. De premier abord, le Fonds «Dialogue ouvert» est perçu positivement. Tous ont envie de dire : voici des gens qui se soucient vraiment du soutien de la démocratie.
 
Les gestionnaires du fonds déclarent que ce fonds a été créé par des gens qui croient que les valeurs européennes, telles que la liberté individuelle, les droits de l'homme, la démocratie et l'autonomie gouvernementale ne sont pas une simple déclaration, mais une réalité quotidienne dans laquelle un homme du 21ème siècle doit vivre aujourd'hui.
 
Voici la façon dont ils ont décidé de réaliser leurs objectifs "ouvrir une  pression non-violente du public sur les politiques et les autorités de différents pays". Et ils le font. Il semble que l'organisation a annoncé le jihad au Kazakhstan et que 90% de son activité s'est concentré sur ce pays. Très étrange, n'est-ce pas?
 
Au cours d'une longue période, le fonds a participé activement à forger une image négative du Kazakhstan à l'étranger. A cet effet, ils ont utilisé tous les moyens d'information et toutes les occasions possibles. Certains hommes politiques européens "armés" de l'information fournie par cette organisation ont critiqué la justice kazakhe. Selon eux, le procès des événements de Zhanaozen ne peut pas être appelé transparent. Maintenant, les audiences d'appel des émeutiers à Aktau sont terminées. "Dialogue ouvert" s'active une fois de plus, en essayant de camoufler la responsabilité des défendeurs, ce qui peut être considéré comme une pression sur la cour. En outre, la pression sans fondement.
 
En général, le populisme du fonds est plus que suffisant. À cet égard, il convient de mentionner un ultimatum envoyé par courrier aux dirigeants du Kazakhstan, où le fonds «Dialogue ouvert» met en garde contre les dangers possibles qui pourraient affecter les négociations relatives à un nouvel accord de coopération entre l'UE et le Kazakhstan.
 
Il semble que l'organisation ait une forte influence sur la politique. Et lorsque de tels projets ambitieux émergent, il est toujours intéressant de savoir où le «bât blesse». Ici, nous avons des détails très intéressants.
 
Il s'est avéré que, parmi les fondateurs du fonds, se trouve un personnage très odieux, Ivan Sherstyuk. En 2005, ce monsieur était à l'épicentre d'un scandale, qui est apparu dans le contexte de l'élection présidentielle au Kazakhstan. Ce militant des droits de l'Homme s'est déclaré en tant que représentant de la mission internationale d'observation des médias indépendants ukrainiens, biélorusses et polonais. Il était très indigné quand les observateurs électoraux n'ont pas été autorisés à observer le processus électoral à Almaty. Naturellement, cette situation a été considérée comme un avantage pour l'opposition, une preuve de la violation des droits et libertés démocratiques et de l'opacité de la campagne électorale.
 
Comme il a été découvert plus tard, les journalistes ukrainiens n'ont même pas été enregistrés à la Commission électorale centrale du Kazakhstan. En outre, ils ont essayé d'obtenir cette accréditation à trois reprises et à chaque fois par différentes publications et organisations, telles que : les représentants du «Centre pour la surveillance du mouvement des jeunes », les journalistes du «journal juridique», le personnel de  «Militant des droits de l'Homme, journal de la ville d'Uzhgorod et enfin en tant que membres de la« mission internationale », dirigée par M. Sherstyuk.
 
Par ailleurs, dans une interview accordée à un journal, Mr Sherstyuk a admis « que cette "mission" n'est pas une organisation officiellement enregistrée - c'est cependant ainsi qu'il a décidé de se présenter à tous les journalistes internationaux couvrant la campagne présidentielle au Kazakhstan ».
Sherstyuk a été expulsé du Kazakhstan, en présence de l'ambassadeur ukrainien. Toutefois, il est peu probable que ce militant des droits de l'Homme nourrissait une rancune contre le Kazakhstan juste à cause de son expulsion. La raison se trouve dans sa relation étroite avec Alga (DCK), parti d'opposition au Kazakhstan. Il est arrivé pour superviser l'élection sur invitation de l'un des dirigeants de l'association.  A plusieurs reprises, l'observateur a visité le siège de l'opposition, a rencontré les dirigeants et exprimé fortement son soutien à la préparation de manifestations publiques.

Ainsi, un tel dégoût du Kazakhstan s'explique par les préférences politiques de Mr Sherstyuk. Étant donné que le DCK est pris en charge par l'un des principaux adversaires des autorités kazakhes, Mukhtar Ablyazov, un criminel recherché par le Royaume-Uni, la Russie et le Kazakhstan, la haine non motivée de «Dialogue ouvert» pour le Kazakhstan devient clair. C'est juste un business dans lequel hélas, certains hommes politiques européens réagissent comme des petits enfants.

Malheureusement, la démocratie se transforme aujourd'hui en lutte des capitales de l'ombre  ce qui n'ajoute pas à sa popularité. Pour des gens comme Mr Sherstyuk il est un excellent moyen de gagner de l'argent. En particulier, il a été découvert que, avant la création du fonds, il a travaillé principalement dans la ville polonaise de Lublin, où il a activement organisé des formations pour les dirigeants de l'opposition de l'ex-Union soviétique. Nous ne pouvons que deviner ce qu'il leur a enseigné.
Ce militant des droits de l'Homme a participé en tant que sociologue et observateur lors d'élections non seulement au Kazakhstan mais aussi en Ukraine et en Géorgie. Et ses méthodes de travail utilisées à ces moments là, ne diffèrent pas de celles utilisées aujourd'hui par «dialogue ouvert». Nous avons trouvé une description exacte de ses actions sur les forums du net - «fausse observation».

Il est remarquable que beaucoup de gens ont essayé de trouver sur le net des informations sur Ivan Sherstyuk. Il a été mentionné qu'en 2007 en Ukraine, il a agi au titre de coordonnateur du Collège Européen des Universités polonaises et ukrainiennes. Un an auparavant, il était secrétaire international de la "Fondation des initiatives régionales». Il a également servi en tant que chef de la «coopération européenne 2008" et s'est appelé lui-même co-fondateur de la fondation européenne «Dialogue pour le développement démocratique».
 
La source de financement des organisations œuvrant au nom de cet homme restent obscures. À une question directe à ce sujet, nous avons obtenu une référence à un fonds européen unique, dont la trace sur Internet ne peut pas être trouvée.
 
En fin de compte, nous pouvons conclure qu'il y a une guerre de l'information acharnée lancée contre le Kazakhstan. Son but est de saper la stabilité de la société. Soit dit en passant, il n'y avait pas de conditions préalables à une explosion dans Zhanaozen. Selon les normes de la République, les travailleurs du secteur pétrolier gagnent plutôt bien leur vie.

Une étude détaillée de la situation conduit à la conclusion que le conflit a été gonflé artificiellement par des organisations comme le «Dialogue ouvert». Les autorités kazakhes n'étaient pas prêtes pour de tels événements. Et qui a été préparé à cela, quand le pays pendant ses 20 années de stabilité a réussi à empêcher toute effusion de sang ? À la frontière avec la République, il y a eu de nombreuses guerres civiles dans les pays voisins. Seul îlot de prospérité, le Kazakhstan a réussi à éviter l'agitation sociale. Alors que l'économie s'améliore, le plus surprenant est de voir qu'aujourd'hui, il y a une génération qui a survécu à la crise des premières années d'indépendance, qu'elle s'en souvient, peut voir et comparer sa prospérité à la dévastation des pays voisins. Cela signifie qu'il s'agit d'un conflit «cousu main». Le principal est de se diriger fermement vers la démocratie sans devenir un nouveau point chaud sur la carte du monde.
 
Le 23/09/2012

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