vendredi 30 novembre 2012

La Palestine devient un Etat observateur à l'ONU

 
Les Palestiniens ont acquis jeudi soir une nouvelle stature internationale en accédant au rang d'Etat observateur non membre à l'ONU, malgré l'opposition d'Israël et de son allié américain. La résolution l'emporte par 138 voix pour et 9 voix contre.
 
Le vote de cette résolution, qui fait de "l'entité" palestinienne un "Etat observateur non membre", a été acquis à une majorité confortable mais pas écrasante de 138 voix pour, 9 contre et 41 abstentions.
"L'Assemblée générale est invitée aujourd'hui à produire un acte de naissance de l'Etat de Palestine dans sa réalité", avait lancé aux 193 pays membres le président palestinien Mahmoud Abbas avant le vote sur un projet de résolution  octroyant à la Palestine ce statut "d'Etat observateur non membre".
 
Revivez la journée avant le vote : "Mahmoud demande à l'ONU de signer l'acte de naissance de la Palestine"
Mahmoud Abbas a affirmé que par ce vote constituait la "dernière chance de sauver la solution à deux Etats" (Israël et un Etat palestinien) et a promis de "tenter de ranimer les négociations" de paix avec Israël, au point mort depuis plus de deux ans. "Cependant, par-dessus tout, j'affirme que notre peuple ne renoncera pas à ses droits nationaux inaliénables, définis par les résolutions de l'ONU", a-t-il souligné. A Jérusalem, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé qu'un vote positif de l'Assemblée "ne changera rien sur le terrain" et que la résolution "ne va pas faire avancer la création d'un Etat palestinien (mais) au contraire va l'éloigner". Cependant, Israël a annoncé qu'il n'annulerait aucun accord conclu avec les Palestiniens.
 
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a par ailleurs vivement condamné jeudi soir le discours prononcé par le président palestinien Mahmoud Abbas devant l'Assemblée générale de l'ONU, selon un bref communiqué de son bureau.
L'Europe était divisée
La date de jeudi n'a pas été choisie au hasard: il s'agit de l'anniversaire de l'adoption par l'ONU en 1947 du plan de partage de la Palestine mandataire, qui prévoyait un Etat juif et un Etat arabe. Les Etats-Unis ont voté contre, comme le Canada. Pour Washington et Israël, seule la négociation directe peut mener à la création d'un Etat palestinien. Les Européens étaient eux divisés. Sur les 27 pays de l'Union européenne, une douzaine étaient en faveur de la résolution dont la France. La Russie s'est dite favorable, comme la Turquie et la Suisse. L'Union européenne a rappelé jeudi qu'elle était "prête à reconnaître un Etat palestinien au moment opportun" mais que la priorité était de reprendre les négociations. Plusieurs Européens, selon des diplomates, estiment que le moment est mal choisi et redoutent aussi que Washington ne coupe les vivres aux agences de l'ONU auxquelles les Palestiniens, avec leur nouveau statut, pourront adhérer.
 
Ce qui inquiète Israéliens et Américains, mais aussi les Britanniques, c'est la possibilité qu'auraient désormais les Palestiniens de rejoindre la Cour pénale internationale et d'y porter plainte contre Israël. Des responsables palestiniens ont évoqué cette hypothèse si Israël poursuit sa politique de colonisation en Cisjordanie. Israël et les Etats-Unis ont brandi la menace de sanctions en cas de vote positif. Le Congrès pourrait ainsi refuser de verser 200 millions de dollars d'aide promis aux Palestiniens. Israël pourrait bloquer les taxes qu'il perçoit pour le compte de l'Autorité palestinienne, réduire le nombre de permis de travail pour les Palestiniens, voire abroger les accords de paix d'Oslo de 1993. En compensation, la Ligue arabe a promis aux Palestiniens un "filet de sécurité" de 100 millions de dollars par mois. 
 
Le 30/11/2012 sur http://lci.tf1.fr

Des enfants seraient enrôlés par les rebelles syriens

 
Âgés de 14 à 17 ans, des adolescents syriens seraient envoyés au combat par l'Armée syrienne libre, selon le dernier rapport de Human Rights Watch. Des recrutements qui, s'ils étaient avérés, constituent un crime de guerre.
 
«J'avais une kalachnikov… J'ouvrais le feu sur aux postes de contrôle… pour les capturer et leur prendre leurs armes.» Originaire de Homs, Majid, 16 ans, est un enfant soldat. Interrogé avec quatre autres adolescents syriens par l'organisation de défense des droits de l'homme Human Rights Watch (HRW), il affirme avoir participé aux combats contre l'armée de Bachar el-Assad.
 
Recrutés par l'Armée syrienne libre (ASL) pour effectuer des missions diverses comme de la reconnaissance ou du transport de matériel militaire, certains adolescents auraient également mené l'assaut armes à la main. «Nous aidions l'ASL en leur apportant des approvisionnements de Turquie, des armes. Nous apportions des balles et des kalachnikovs. Tous les enfants les aidaient de cette manière. Nous étions dix au total, entre 14 et 18 ans. Je connais les soldats de l'ASL, c'est eux qui m'ont demandé de les aider comme ça. C'est ce que j'ai fait pendant quatre ou cinq mois», témoigne Raed, 14 ans. En juin dernier, lors d'une mission à la frontière turque, le garçon a été touché par un tir de l'armée gouvernementale. «La balle a touché les nerfs, affirme-t-il. Je sens ma jambe, mais je ne peux pas la bouger. J'ai déjà subi quatre interventions chirurgicales, et il m'en reste encore trois… Je ne sais pas si je remarcherai un jour.»
 
L'engagement des recrues ne prend pas en compte le critère de l'âge mais privilégie les compétences individuelles. «Les tâches qui te sont attribuées dépendent de toi, explique Majid. Si tu es courageux, ils t'envoient combattre aux postes de contrôle. Ils nous ont appris à tirer, à démonter une arme et à la remonter, à viser une cible.» Après avoir passé plusieurs mois à se battre, il a finalement été écarté de sa brigade. D'après le Centre de documentation des violations en Syrie, une ONG syrienne qui recense les morts et les détenus, sans précision de repère de date, au moins 17 enfants seraient morts au combat, .
 
Un crime de guerre
 
D'après HRW, les garçons interrogés sont «issus de segments particulièrement vulnérables de la population syrienne». Certains ne savent pas lire et n'étaient pas scolarisés au moment de leur enrôlement. Parmi ces mineurs, quelques-uns ont déclaré s'être enrôlés de plein gré dans des brigades combattantes. Mais «même dans le cas où les enfants se portent volontaires pour combattre, il en va de la responsabilité des commandants de les protéger en refusant leur adhésion, déclare Priyanka Motaparthy, de la division Droits de l'enfant à HRW.
 
Selon le droit international, l'enrôlement de mineurs par des groupes armés est considéré comme un crime de guerre. De fait, le statut de Rome de la Cour pénale internationale (CPI) interdit «de procéder à la conscription ou à l'enrôlement d'enfants de moins de 15 ans dans les forces armées nationales ou de les faire participer activement à des hostilités». En 2003, la Syrie avait adhéré au protocole facultatif à la Convention relative aux droits de l'enfant, qui condamne l'engagement dans un conflit de personnes de moins de 18 ans, rapporte HRW.
 
En août, une commission de l'ONU avait déjà alerté sur ce phénomène d'enfants soldats. Dans un rapport, elle assurait avoir rassemblé des preuves du non-respect d'un engagement pris par Riyad al-Asaad, chef de l'ASL, de ne pas utiliser des enfants à des fins militaires.
 
Par Gary Assouline sur www.lefigaro.fr le 30/11/2012
 

jeudi 29 novembre 2012

Dernier procès des participants et instigateurs des émeutes Janaozen

Au Kazakhstan, s'est terminé le dernier procès des participants et instigateurs des émeutes dans l'ouest du pays. Pendant les affrontements entre la population et la police le 16 décembre 2011, 15 personnes sont mortes et environ 100 ont été blessées, cinq d'entre elles sont devenues invalides. Selon la Cour, ce conflit de travail ordinaire s'est transformé en événements tragiques par l'intervention d'une «troisième force».

Le conflit de Janaozen a tristement rendu célèbre le Kazakhstan dans le monde entier. La grève avait été précédée pendant des mois par des revendications des employés de compagnies pétrolières pour l'augmentation de leurs salaires et l'amélioration de leurs conditions de travail. Sept mois d'affrontements et de négociations n'aboutirent sur rien. Et le 16 décembre, jour du 20ème anniversaire de l'indépendance du Kazakhstan, des émeutes ont éclaté à Janaozen. Des centaines de personnes participèrent à des émeutes. Ils ont brûlé et pillé l'hôtel de ville, le bureau de la compagnie pétrolière, des dizaines de magasins et de banques. Le 17 Décembre, un accident s'est produit près de la ville, à la station de Shetpé.

Même dans la période d'opposition pacifique, les parties essayaient de régler le conflit de travail par la voie de la négociation, la plupart a noté les tentatives de l'opposition kazakhe de «protéger» les travailleurs, ce qui a retardé d'autant l'émergence d'une solution. Ainsi, les observateurs notent que les représentants du parti «Alga», ont exhorté les travailleurs à ne pas faire de concessions dans les négociations avec les employeurs.

Un exemple frappant est l'exigence de la concierge de la filiale "Exploration-Production" de KazMunaiGas pour augmenter son salaire jusqu'à deux mille dollars (le salaire moyen au Kazakhstan est d'environ 500 dollars américains). Une autre condition, évidemment inapplicable, que les travailleurs mirent en avant à l'aide de leurs instigateurs, était la remise en liberté de l'un des travailleurs reconnus coupables de trafic de drogue. Grâce à l'appui des représentants des travailleurs, "Alga" a également dicté une condition obligatoire de s'auto-attribuer le top management de l'entreprise qui les emploie.

Ces faits ont été relatés pendant le procès, ainsi que la façon dont les militants d' "Alga" ont politisé les revendications des travailleurs. C'étaient des incitations actives à l'émeute. Ils ont promu la sédition dans des rencontres personnelles avec les travailleurs, ainsi que par la distribution de dépliants ayant un contenu séparatiste.

Il est intéressant de noter que les travailleurs du pétrole s'opposèrent fortement à la politisation de leurs revendications. Dès lors, ils ont été rejoints par un grand groupe de mercenaires payés pour montrer leur «insatisfaction de la politique des autorités » et a appelé à « aller à l'assaut ». "Alga" a distribué des tracts pour dénoncer le gouvernement et commencer les mesures nécessaires pour modifier l'ordre constitutionnel parmi les militants syndicaux. Par ailleurs, les militants disaient qu'avec le début du conflit actif, les grévistes seront rejoints par d'autres régions.

Un bureau spécial a été ouvert pour la coordination de toutes les activités liées à la collecte d'informations sur les événements de Janaozen. Ensuite, tous les dossiers ont été renvoyé aux organisations internationales des droits de l'Homme. Et en juillet 2011 (un mois après le début du conflit), le leader officiel d'"Alga" Vladimir Kozlov, a organisé à Aktau et Janaozen, la visite de l'odieux député européen Paul Murphy.

Toutefois, il convient de noter que les dirigeants d'«Alga» ne pouvaient plus rien faire par eux-mêmes. Au cours de l'enquête, il est clairement apparu par quel moyen venant de l'étranger «Alga» a mis en œuvre sa politique (dans ce cas, par la préparation du matériel promotionnel pour les travailleurs de Janaozen, l'achat de vêtements chauds et de tentes et le paiement des familles des grévistes).

On parle d'une source de financement, l'homme d'affaires Mukhtar Ablyazov. Comme on le sait, au Kazakhstan, Ablyazov a été accusé d'avoir détourné environ six milliards de dollars des comptes de la plus grande banque du pays, BTA, par le biais de sociétés écrans.

Ablyazov a quitté le Kazakhstan en 2009, peu de temps après une enquête criminelle à son encontre a été ouverte, et la banque placée sous contrôle de l'Etat. Des dossiers similaires ont été engagés contre Ablyazov et ses complices en Russie, à Chypre et au Royaume-Uni.

Par la décision de la cour d'Angleterre, Mukhtar Ablyazov a été condamné à 22 mois de prison. Toutefois, la décision n'est que sur du papier, car le lieu de résidence du banquier est encore inconnu. On peut supposer qu'Ablyazov a quitté le Royaume-Uni et se cache dans un des pays européens.

C'était lui qui était considéré comme le «parrain» et principal client des événements de Janaozen en décembre 2011.

Ainsi, selon l'enquête, en avril 2010 lors d'une conférence à Londres sur Skype, Mukhtar Ablyazov a ordonné au chef de file du mouvement "Alga" Vladimir Kozlov et aux militants de l'opposition Akjanat Aminov et Serik Sapargali de provoquer une révolte sociale dans le pays. «Au plus tard à la fin de l'année prochaine, le gouvernement doit tomber" selon les mots d'Ablyazov. Par ailleurs, durant la même période, Ablyazov commence à travailler activement sur internet, en s'adressant par un message vidéo au peuple du Kazakhstan et de la communauté internationale. Il a exhorté le monde à ne pas "être" un soutien au régime d'occupation. En outre, il a appelé les citoyens du Kazakhstan à  se prononcer contre le gouvernement actuel.

En fait, les événements tragiques de Janaozen se sont développés selon un scénario préétabli. Le but d'Ablyazov était le renversement du gouvernement actuel au Kazakhstan, dont le modérateur principal de l'événement était l'homme accusé de corruption et de fraude dans sa patrie.

Soit dit en passant, ce n'est pas la première fois qu'Ablyazov est accusé d'avoir tenté de manipuler les slogans politiques afin d'éviter des poursuites pour crimes économiques. En 2001, il fut l'un des fondateurs du mouvement d'opposition "Choix démocratique du Kazakhstan" (DCK), qui visait à renverser le pouvoir. Juste à ce moment Ablyazov, est sous les projecteurs d'une enquête sur des accusations d'abus de pouvoir, de fraude financière et d'association de malfaiteurs. (Le dossier a été ouvert en 1999) En fait, il était soumis aux mêmes charges qu'aujourd'hui.

Comme maintenant, à ce moment-là le cas d'Ablyazov a été présenté par la communauté internationale comme un cas «politique» et le jugement (six ans d'emprisonnement, dont il n'a accompli que 22 mois puis gracié) a été déclaré comme «fabriqué» un par les observateurs internationaux.

Peu de temps après l'arrestation des principaux accusés des événements Janaozen (trio mentionné ci-dessus) la communauté internationale a considérer que s'exerçait «une pression politique sur l'enquête» afin de tenter de « museler l'opposition ». (Extrait de la déclaration de l'ambassade américaine au Kazakhstan : «Nous sommes préoccupés par la poursuite de Vladimir Kozlov et l'utilisation évidente du système judicaire pénal pour bâillonner l'opposition»).

Cependant, cette fois-ci on ne parle que des exécutants. La plupart des observateurs préfèrent ignorer Ablyazov. Aujourd'hui, aussi bien à Londres que dans d'autres Etats où il existe un litige dans l'affaire de détournement de milliards de dollars de la Banque BTA, sa culpabilité n'est pas contestée (En août, un tribunal Chypriote a condamné à la prison un citoyen britannique Paul Kitreotis, complice de l'ancien président de la Banque BTA Mukhtar Ablyazov, qui est l'un des accusés dans un autre procès d'un montant de 295 millions de dollars, initié par la Banque BTA).

Les organisations des droits de l'Homme ont exprimé leur soutien à Ablyazov. Et, de retour à la liberté en raison de la pression de l'extérieur sur le Kazakhstan, il a volé des milliards de dollars de citoyens de nombreux pays où sa banque travaille. Malgré les accusations portées à l'encontre du Kazakhstan sur sa polarisation contre les participants aux événements de Janaozen les observateurs ont indiqué que le degré d'ouverture de la cour était sans précédent. Ces accusations sont infondées, car les instigateurs des émeutes, les représentants des autorités locales et des policiers, auteurs directs de la mort d'émeutiers étaient également en procès. «Tout le monde a été reconnu coupable d'un crime particulier, et ce n'est pas pour rien. Ont été également condamné ceux qui ont outrepassé leur mandat et ont tiré sur les gens, et aussi ceux qui ont provoqué l'événement." a déclaré en personne, le président Noursoultan Nazarbaïev au Kazakhstan.

 

mardi 27 novembre 2012

Les Iraniens vendraient-ils leur gaz contre un actif (l'or) en pleine bulle ?

La Turquie a reconnu vendredi dernier (23 Novembre 2012) que l'augmentation récente de ses exportation d'or correspond en réalité au paiement du gaz importé d'Iran.
 
L'Iran déjoue ainsi les sanctions imposées par les pays Occidentaux en liaison à son programme nucléaire. Sanctions qui visent à isoler l'Iran du système bancaire international les empêchant ainsi d'échanger avec ses partenaires commerciaux.


L'Iran fournit respectivement 18% et 51% du gaz naturel et pétrole consommé par la Turquie.

La Turquie a vendu pour 6,4 Milliards de dollars d'or à l'Iran durant les neuf premiers mois de 2012.
L'iran représente 60% des exportations d'or réalisées par la Turquie en 2012.
 
La Turquie ne peut se passer d'un fournisseur comme l'Iran et a donc recours à l'or comme monnaie d'échange.
 
(Dans les faits, la Turquie paie l'Iran en lire Turque, ce qui permet ensuite à l'Iran d'acheter l'or à la Turquie. La lire Turque n'ayant pas de réel intérêt à l'international, c'est bien l'acquisition d'or qui est visée par l'Iran.)
 
Implications :
 
Outre les tensions à prévoir entre la Turquie et les pays Occidentaux pour non respect des sanctions imposées à l'Iran, c'est le rôle du dollar comme monnaie de réserve internationale qui est une fois de plus remis en cause.
 
Le fait que de très nombreuses matières premières essentielles comme le pétrole et le gaz soient échangées en dollars créée automatiquement une demande qui permet de soutenir le cours du dollar et donc la confiance dans cette monnaie.
 
Pour rappel, il faut nécessairement acheter des dollars pour pouvoir ensuite acheter du pétrole ou du gaz.
 
On le voit depuis maintenant quelques mois, de nombreux pays (principalement les BRICS) se passent du dollar comme monnaie d'échange dans le règlement de leurs échanges commerciaux, non sans tension avec les USA.
 
On peut comprendre pourquoi, étant donné que le dollar, monnaie de réserve internationale, ne joue plus son rôle de maintien de valeur à mesure que la banque centrale Américaine (FED) en imprime par milliards tous les mois (40 Milliards par mois depuis l'annonce du QE3).
 
En réalité depuis le début du 20 ème siècle, le dollar a perdu 98% de son pouvoir d'achat, le phénomène ne date donc pas d'hier, il s'accélère simplement depuis 2008.
 
C'est donc l'or qui regagne progressivement son statut de monnaie d'échange internationale puisque de fait l'or n'est lié à aucun intérêt gouvernemental particulier, et prouve depuis des millénaires sa capacité à préserver sa valeur.
 
On peut logiquement se demander si l'Iran accepterait de recevoir en échange de son gaz naturel un actif (l'or) constamment présenté dans les média grand public comme en pleine phase de bulle ?
 
On trouve rapidement une réponse à cette question en observant le comportement de la Chine, du Brésil et de la Russie ces dernières années.
 
La "relique barbare" fait son retour en force sur la scène financière internationale depuis plusieurs mois dans un silence médiatique total.
 
Protégez votre patrimoine en conséquence car l'effondrement du dollar a des effets désastreux sur la valeur de toutes les autres monnaies-papiers en circulation. Les "réserves" détenues par tous les pays de la planète sont majoritairement détenues sous forme de dollars...mais progressivement remplacées par l'or et l'argent physique.
 
L'or n'augmente pas, c'est la valeur des monnaies-papiers qui s'effondre.
 
Par fabrice Drouin Ristori le 27/11/2012 sur www.24hgold.com

lundi 26 novembre 2012

L'EXPO 2017 se déroulera à Astana

La capitale du Kazakhstan Astana a été élue au scrutin secret par les pays membres du Bureau International des Expositions jeudi dernier à Paris pour accueillir l'exposition internationale EXPO 2017.
« On a obtenu 103 voix ! Nous avons gagné!!! » a déclaré le comité de candidature « EXPO 2017 Astana » sur son compte Twitter.

La demande d'Astana a été déposée le 10 juin 2011. Avec Astana, la ville de Liège (Belgique) était également candidate pour accueillir l'EXPO-2017. T

Sur http://french.ruvr.ru le 22/11/2012

Succès du décollage et de l'atterrissage d'avions de combats sur le porte-avions chinois Liaoning

Depuis la remise du premier porte-avions chinois "Liaoning"le 25 septembre dernier, les commandants et combattants du bâtiment ont réalisé une centaine de projets d'entraînement et d'essai. Le nouvel avion de combat chinois J-15, conçu et fabriqué par la Chine elle-même, a aussi réussi l'exercice du décollage et de l'atterrissage sur le porte-avion, dont la technique est qualifiée de « capacité à danser sur la pointe d'un couteau.» Son succès a attiré une grande attention de la part de la communauté internationale.

Selon les médias américains, japonais, russes, pakistanais et polonais, la mise en service du porte-avions « Liaoning » et la réussite du décollage et de l'atterrissage d'avions sur ce porte-avions ont démontré l'élévation de la force maritime chinoise dans la région Asie-Pacifique. Il s'agit « de l'aube d'une nouvelle ère de la marine chinoise ». Le porte-avions chinois a en effet réussi a mener «l'exercice demandant la technologie la plus exigeante et ses équipements seront opérationnels dans les plus bref délais».

La réussite du décollage et de l'atterrissage de l'avion de combat J-15 augure de la combativité du porte-avions « Liaoning ». Pourquoi ? Quelles sont les difficultés de l'exercice ? Le général de la marine chinoise Yin Zhuo qui est aussi expert militaire a indiqué :

« D'abord, il y a le problème psychologique. L'avion de combat J-15 a besoin d'une piste de 3 000 m de long pour son atterrissage et son décollage sur terre. Tandis que sur le porte-avions, il ne lui est accordé qu'une distance de 195 m sur laquelle l'avion doit lancer la phase d'accroche avec le navire avec précision avant d'atterrir. Il s'agit d'une première épreuve pour le pilote. Ensuite, la queue du porte-avions n'a de cesse de monter et de descendre dans un volume d'un à deux mètres. C'est une autre épreuve importante pour le pilote. Quand le bâtiment descend, il risque de ne pas pouvoir accrocher l'avion, mais quand il monte, une mauvaise manipulation peut entraîner une collision entre l'avion et la queue du bateau. »

L'avion J-15 fait partie de la de la première génération d'avions de combat à usages multiples, conçu et fabriqué par la Chine elle-même. Equipé de différents missiles sophistiqués, il est capable d'effectuer des missions à longue distance jour et nuit. Depuis longtemps, pouvoir réaliser le décollage et l'atterrissage d'un avion sur un porte-avions est le signe d'une technologie de pointe au niveau mondial. M. Wang Baofu, professeur de l'Université de la Défense de Chine et expert en stratégie militaire, a dit à ce propos :

« Nous savons que les avions tels que les avions civils doivent effectuer l'atterrissage et le décollage sur une piste de plus de 3 000 m. En général, ces deux opérations sont les plus dangereuses de la phase de vol. En revanche, la longueur de la piste sur un porte-avions est limitée à 300 m à peine et la distance réelle de la piste sur le porte-avions « Liaoning »n'est que de 100 m. On peut imaginer le danger que représente cet exercice. L'histoire du développement militaire du porte-avion nous enseigne que les pays développés occidentaux, en particulier ceux dont les forces navales sont puissantes, ont tous vécu un processus long et difficile pour développer leurs porte-avions. Les essais et exercices sur le porte-avions sont très dangereux et coûtent très cher. De ces expériences est né un équipage de vol opérationnel et qualifié. On peut dire qu'il s'agit du travail le plus dangereux du monde. »

Un site d'info télévisée des Etats-Unis a indiqué dans son reportage que malgré la réussite de l'atterrissage d'avion sur le porte-avions « Liaoning », selon un rapport du département de la défense américain, la mise en service de porte-avions chinois nécessiterait plusieurs années d'efforts pour mener à bien des exercices. Le professeur Wang Baofu a émis son opinion à ce sujet :

« Pour qu'un équipage de porte-avions soit complètement opérationnel, il faut compter non seulement sur le porte-avions lui-même, les avions de combat, mais aussi sur la coordination et la coopération mutuelles des différents services, l'intégration du commandement et du contrôle de communication. Une durée relativement longue est donc nécessaire pour son développement. Nous n'avons fait que commencer, il nous faut effectuer de longs exercices. Les pays développés, dont les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, ont attendu longtemps avant d'obtenir une capacité opérationnelle maritime complète. Nous devons continuer à fournir des efforts. » 

Sur http://french.cri.cn le 26/11/2012

Tensions sur la mer de Chine du Sud au sommet de l'ASEAN

Les démêlées territoriales entre la Chine et ses voisins d'Asie du Sud-Est ont été au centre des débats lors du sommet organisé au Cambodge par l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (ASEAN) cette semaine.

Ces tensions se sont aggravées après que le président philippin Benigno Aquino a contesté une déclaration du Cambodge, l'hôte du sommet, faite dimanche et selon laquelle les pays de l'ASEAN étaient parvenus à un consensus « pour ne pas internationaliser la Mer de Chine du Sud à l'avenir. » Cette déclaration allait dans la droite ligne de l'insistance de la Chine pour une résolution bilatérale de ce conflit maritime. Le Cambodge est étroitement aligné sur la Chine.

Durant un entretien entre les dirigeants de l'ASEAN et le Premier ministre japonais Yoshihito Noda lundi, Aquino a objecté à la déclaration qui affirmait qu'un consensus était atteint, déclarant : « Que ce soit clair, ce n'était pas notre manière de voir les choses. La route de l'ASEAN n'est pas la seule route pour nous. En tant qu'Etat souverain, c'est notre droit de défendre nos intérêts nationaux. »

Avec le soutien du gouvernement Obama, le gouvernement des Philippines a pris une position plus stridente sur ses revendications territoriales dans ce qu'il appelle maintenant la Mer des Philippines occidentales, ce qui a entraîné une confrontation dangereuse cette année avec la Chine au sujet de la zone contestée du récif de Scarborough.

Noda est également intervenu pour s'opposer aux efforts du Cambodge de limiter la discussion. Une déclaration japonaise faisait savoir que : « le Premier ministre Noda a soulevé la question de la Mer de Chine du Sud, notant que c'est un sujet d'inquiétude pour toute la communauté internationale, qui pourrait avoir des effets directs sur la paix et la stabilité de la zone Asie-Pacifique. »

L'implication du Japon dans ce différend, pour la première fois, vient déranger encore plus les tentatives de la Chine de limiter strictement cette question aux pays d'Asie du Sud-Est. L'intervention de Noda s'adressait également aux habitants du Japon. Avec une élection prévue le mois prochain, tous les partis, dont le Parti démocrate du Japon de Noda, y agitent les sentiments nationalistes, en se concentrant sur le propre conflit entre le Japon et la Chine au sujet des îles Senkaku (Diaoyu) en Mer de Chine orientale.

Le président philippin Aquino a ensuite proposé d'accueillir une réunion des quatre pays impliqués dans des conflits de territorialité avec la Chine – le Vietnam, la Malaisie, le Brunei et les Philippines. « Notre position a toujours été qu'un problème multilatéral ne se prête pas à une solution bilatérale, » a-t-il déclaré.

En juillet dernier, lors d'une réunion de l'ASEAN où s'étaient retrouvés des ministres des Affaires étrangères, des désaccords très nets entre le Cambodge et les Philippines au sujet de la Mer d Chine du Sud avaient entraîné, pour la première fois pour cette organisation, l'impossibilité de publier un communiqué final.

Le président Barack Obama était présent hier au sommet de l'Asie orientale organisé par l'ASEAN, dans le cadre d'une tournée passant par trois pays, la Thaïlande, la Birmanie et le Cambodge. D'après le vice-conseiller national à la sécurité Ben Rhodes, le message d'Obama était qu'« il faut réduire les tensions… Il n'y a aucune raison de risquer une possible escalade, en particulier lorsque nous avons deux des plus importantes économies du monde – la Chine et le Japon – associées à certains de ces conflits. »

La pose de voix de la sagesse adoptée par Obama est complètement hypocrite. Le gouvernement d'Obama est directement responsable de l'échauffement de tous les conflits territoriaux impliquant la Chine, en donnant des signes de soutien à ses alliés – le Japon et les Philippines – quand ils prennent des positions plus fermes. La ministre des Affaires étrangères américaine Hillary Clinton a de manière provocatrice déclaré lors d'un sommet de l'ASEAN en 2010 que les États-Unis ont « un intérêt national » à s'assurer de la « liberté de navigation » à travers la Mer de Chine du Sud et a proposé de servir de médiateur aux négociations sur la question.

À la suite de cela, tout en déclarant que les États-Unis sont neutres sur ces questions territoriales, les représentants des États-Unis ont publiquement affirmé que Washington soutiendrait systématiquement le Japon dans un conflit avec la Chine au sujet des îles Senkaku (Diaoyu), et ont laissé entendre qu'ils feraient de même pour les Philippines. Le gouvernement Obama a exploité les différends maritimes comme un moyen pratique d'introduire des dissensions entre la Chine et ses voisins, de faire pression sur Pékin et de justifier le renforcement de la présence militaire américaine dans la région.

Le contrôle sur les voies de navigation en Asie du Sud-Est est un élément clef de la stratégie plus large de « Pivot en Asie » du gouvernement Obama – une offensive visant à contenir la Chine en renforçant les alliances américaines et les liens militaires en Asie.

Obama a tenu sa propre réunion à part avec les dirigeants de l'ASEAN, appelant encore une fois à « une conclusion rapide » à l'établissement d'un code de conduite en Mer de Chine du Sud. Pékin, en revanche, pousse toujours pour des accords bilatéraux. Si les dirigeants Chinois et de l'ASEAN sont parvenu à un accord dimanche sur de prochaines négociations en vue d'un code, le porte-parole du ministre des Affaires étrangères chinois a déclaré que ce processus « prendrait du temps. »

Ces conflits territoriaux ne sont pas les seules questions exploitées par Washington pour saper l'influence chinoise en Asie du Sud-Est. Obama a pris le temps, au sommet, d'une séance de photos avec les dirigeants de divers pays impliqués dans l'Initiative du bas-Mekong – le Cambodge, le Laos, le Vietnam et la Thaïlande. Lancée en 2010, l'Initiative du bas-Mekong est un mécanisme pour exploiter les différends entre ce groupe et la Chine au sujet de l'utilisation de l'eau et de la construction de barrages en amont du Mékong.

La rivalité entre les États-Unis et la Chine a également débordé sur des questions commerciales et économiques.

Obama a utilisé ce sommet pour promouvoir le Partenariat trans-pacifique (PTP) – un groupement commercial régional que Washington voudrait imposer, qui est fortement biaisé en faveur des entreprises et institutions financières américaines. Le PTP est un prélude à une large réduction des tarifs douaniers et autres formes de protectionnisme, et s'attaque notamment aux entreprises publiques. Si le PTP ne comprend pas la plupart des pays d'Asie, les États-Unis insistent auprès de leurs alliés majeurs comme le Japon et la Corée du Sud pour qu'ils le rejoignent. L'objectif de Washington est soit d'en exclure la Chine, soit de la contraindre à ouvrir de nouveaux secteurs de son économie aux investisseurs américains.

Le PTP ne comprend actuellement que quatre pays de l'ASEAN – Singapour, le Brunie, la Malaisie et le Vietnam. Obama a proposé une nouvelle initiative, dite Accord économique étendu américano-ASEAN, pour étendre les liens commerciaux et d'investissements aux 10 pays de l'ASEAN et les encourager à rejoindre le PTP.

La proposition américaine était l'un des divers plans commerciaux envisagés autour de ce sommet. Parmi ceux-ci, il y avait la proposition d'un Partenariat économique régional large (Regional Comprehensive Economic Partnership – RCEP) entre les pays de l'ASEAN et ses partenaires actuels de l'Accord de libre-échange – l'Australie, la Chine, l'Inde, le Japon, la Corée du Sud et la Nouvelle-Zélande. Les États-Unis en seraient notamment exclus.

Par Peter Symonds sur www.mondialisation.com le 25/11/2012
Article original, WSWS, paru le 21 novembre 2012

Comprendre la demande Asiatique en or

Beaucoup d'entre vous savent certainement déjà que l'Asie accumule de l'or. Les Indiens ont durant longtemps été les plus gros importateurs d'or de la planète et offrent traditionnellement de l'or comme cadeau lors des mariages et des fêtes religieuses. L'or offert en cadeau est généralement comptabilisé dans les statistiques sous la catégorie 'achats de bijoux', et beaucoup d'Occidentaux pensent qu'une hausse du prix de l'or pourrait ralentir cette demande. Une telle opinion souffre d'une mauvaise compréhension du marché Indien.

 La raison pour laquelle l'or est principalement acheté par les Indiens sous forme de bijoux est que le coût de traitement de ces derniers est très faible. Les bijoux sont une réserve de valeur, et c'est cela même que les Indiens recherchent. Notons qu'effectivement, l'expérience de l'Inde avec le papier monnaie n'a jamais été très heureuse. Imaginez un jeune couple s'étant marié dans les années 1960. La mariée a bien pu obtenir lors de son mariage cinq ou six onces d'or sous forme de boucles d'oreilles ou autres bijoux. Le coût de ces bijoux poinçonnés par le bijoutier était à l'époque de 200 roupies par once, ce qui signifie qu'on lui a offert lors de son mariage environs 1200 roupies de bijoux (en 1965, 4,76 roupies valaient un dollar). Lors du Diwali, de son anniversaire de mariage et de la naissance de ses enfants, son mari lui a certainement acheté de l'or, si tant est qu'il ait pu se le permettre. Une partie de cet or a certainement été transmis à leurs enfants lors de leur mariage, puis à leurs propres enfants.

Aujourd'hui, le prix de l'or est d'environ 95.000 roupies. Les performances de l'or en tant qu'épargne ont outrepassé de très loin celles de tout autre actif sur lequel aurait pu investir le couple. Ce dernier aurait aujourd'hui plus de soixante ans et s'apprêterait à passer une retraite paisible avec ses enfants et petits-enfants. Comparez cela avec notre monde plus sophistiqué et nos pensions de retraites qui ne s'élèvent qu'à une infime portion de la somme de monnaie dont nous aurions besoin pour vivre. Bon nombre d'entre nous finirons par avoir recours à l'Etat et obtenir une pension ridicule pour laquelle nos enfants seront fortement taxés. Et l'équivalent Occidental de notre couple Indien fait également face au problème de sa rente retraite, s'il en possède une, dont le pouvoir d'achat s'amenuise au fil du temps.

Cessez d'observer l'amour que porte l'Inde à l'or comme n'étant rien de plus qu'une tradition. Par leurs choix d'investissement, les Indiens ont fait preuve de bien plus de sagesse que leurs semblables Occidentaux. Et pas seulement les Indiens, mais toute l'Asie du Sud-Est. Les Chinois ont encore un long chemin à parcourir puisqu'il leur était encore interdit de posséder de l'or il y a de cela huit ans. La différence entre les Indiens et les Chinois est que le gouvernement Indien a adopté Keynes comme son gourou qui détestait l'or. Il aperçoit ses citoyens comme des rustres. Le gouvernement Chinois, quant à lui, encourage sa population à en acheter de plus en plus. Entre l'Inde, la Chine et les autres pays d'Asie du Sud-Est, trois milliards de personnes savent déjà que l'or est un bien meilleur moyen d'épargne que tout autre équivalent papier.

L'autre conclusion que nous pouvons tirer de tout cela est que le prix de l'or n'a aucune importance. Regardez ce qu'il s'est passé depuis le pic de l'or de l'an dernier : la demande en or de l'Asie a augmenté dans le même temps que les gestionnaires de fonds Occidentaux se querellaient quant à savoir si son prix allait grimper ou chuter. Les Asiatiques savent d'instinct que ce qu'il se passe réellement est une dévaluation de leur papier monnaie et leur expérience leur a appris que cette dernière n'est que très rarement réévaluée.

Sur www.24hgold.com le 23/11/2012

lundi 19 novembre 2012

Le Kazakhstan a reçu plus de votes que les USA à une élection au Conseil des droits de l’Homme.

Lundi, l'Assemblée générale des Nations Unies a élu 18 nouveaux membres pour le Conseil des Droits de l'Homme (CDH). Astana a recueilli plus de vote que Washington. C'est la première fois qu'elle est représentée dans cet organe onusien des droits de l'homme.
 
Le nouveau Conseil est composé de l'Argentine, le Brésil, le Gabon, l'Allemagne, l'Irlande, le Kazakhstan, le Kenya, la Côte d'Ivoire, les Emirats Arabes Unis (EAU), le Pakistan, la République de Corée, les États-Unis, la Sierra Leone, le Monténégro, l'Estonie, l'Éthiopie, le Japon.
 
Ils ont tous obtenu la majorité requise des voix dans 97 des Etats membres de l'Organisation des Nations Unies.
 
Les États-Unis sont élus au CDH pour un deuxième mandat consécutif. Notamment, Washington a obtenu l'appui de 131 pays, tandis que le Venezuela a remporté 154 voix. Il faut en particulier mentionner le succès du Kazakhstan qui a reçu 183 voix. Pour la première fois, Astana sera représentée dans un organe des droits de l'homme au sein des Nations Unies.
 
Tous les pays élus œuvreront à la CDH pendant dans trois ans à partir du 1er Janvier 2013.
La décision de créer un Conseil des droits de l'Homme en remplacement de l'actuelle Commission des droits de l'Homme a été adoptée en Septembre 2005. Selon la grande majorité des Etats membres de l'ONU, le travail de la Commission a été indûment politisé et ne répond pas pleinement aux défis qui se posent à la communauté internationale dans le domaine des droits de l'Homme.
 
La CDH est composé de 47 états. Chacun est choisi par la majorité des membres de l'Assemblée générale des Nations Unies, au scrutin direct et secret. Les membres du conseil sont nommés pour trois ans et ne peuvent pas exécuter plus de deux mandats consécutifs, selon ITAR-TASS.

Pourquoi une nouvelle guerre contre Gaza ?

À nouveau Israël attaque Gaza et les médias internationaux relaient des images de désolation. Cependant la sidération que provoque l'horreur quotidienne de cette nouvelle guerre ne doit pas nous empêcher de l'analyser et d'en comprendre les objectifs. Thierry Meyssan répond à cette question.

Le 14 novembre 2012, les Forces armées israéliennes ont lancé l'opération « Colonne de Nuées » contre les installations administratives et militaires du Hamas dans la Bande de Gaza. Dès le premier jour, elles ont assassiné Ahmed Jaabari, numéro 2 de la branche armée de l'organisation palestinienne. Elles auraient également détruit des rampes de lancement souterraines de missiles sol-sol.

« Colonnes de Nuées » a rapidement pris une grande ampleur, l'aviation israélienne multipliant les bombardements. L'état-major israélien a procédé au rappel de 30 000 réservistes, rapidement étendu à 75 000 hommes au risque de désorganiser l'économie. De la sorte, Israël se met en capacité d'envahir la Bande de Gaza avec des troupes au sol.
Cette situation appelle plusieurs explications.

Pourquoi maintenant ?

Tel-Aviv prend l'initiative alors que le pouvoir à Washington est partiellement vacant. On attend la nomination de nouveaux secrétaires d'État et à la Défense. Possiblement, il s'agirait de l'ambassadrice Susan Rice et du sénateur John Kerry. Cependant, une âpre lutte, par presse interposée, tente de disqualifier Mme Rice. Quoi qu'il en soit, les secrétaires d'État et à la Défense sortants sont affaiblis et leurs successeurs ne sont pas encore nommés.
Identiquement Tel-Aviv avait pris une initiative similaire, l'opération « Plomb durci », lors de la période de transition entre les présidents Bush Jr. et Obama.
Certains commentateurs évoquent aussi la proximité des élections législatives israéliennes et laissent entendre que Benjamin Netanyahu et Avigdor Lieberman cherchent à parfaire leur image de faucons intransigeants.
C'est peu probable. En effet, ils lancent cette attaque sans en connaître à l'avance le résultat. Or, en 2008-2009, l'échec de « Plomb durci » fut fatal au gouvernement d'Ehud Olmert.

Dans quel but ?

Traditionnellement les Forces armées israéliennes adaptent leurs objectifs de guerre aux occasions qui se présentent.
Au minimum, il s'agit d'affaiblir la Résistance palestinienne en détruisant infrastructures et administrations dans la Bande de Gaza, comme cela est fait à intervalles plus ou moins réguliers. Cependant, l'affaiblissement du Hamas sera automatiquement profitable au Fatah en Cisjordanie ; et ce dernier ne manquera pas de pousser un peu plus loin sa revendication de reconnaissance d'un État palestinien par les Nations Unies.
Au maximum, « Colonne de Nuées » peut ouvrir la voie à un vieux plan sioniste : la proclamation de la Jordanie comme État palestinien, le transfert de la population de Gaza (voire aussi de Cisjordanie) en Jordanie, et l'annexion des territoires vidés. Dans ce cas, l'opération militaire ne doit pas viser indistinctement tous les responsables du Hamas, mais uniquement ceux qui sont opposés à l'ancien chef politique de l'organisation, Khaled Mechaal. Ce dernier étant appelé à devenir le premier président d'un État palestinien de Jordanie.

Les troubles en Jordanie sont-ils liés ?

La guerre de Syrie a étouffé l'économie jordanienne. Le Royaume s'est rapidement endetté. Le gouvernement a annoncé le 13 novembre (c'est-à-dire la veille du déclenchement de « Colonne de Nuées ») une hausse des prix de l'énergie allant jusqu'à 11 % pour les transports publics et 53 % pour le gaz domestique. Cette nouvelle a alimenté un mouvement de contestation qui existe à l'état rampant depuis le début de l'année. Immédiatement, environ la moitié des 120 000 professeurs des écoles publiques ont fait grève.
Vendredi 16, plus de 10 000 personnes ont manifesté au cœur d'Amman aux cris de :  « La liberté vient de Dieu ! », « Abdallah ton temps est révolu ! », « Le peuple veut la chute du régime ! ». Le cortège est parti de la mosquée Husseini et était encadré par les Frères musulmans.
Les Frères musulmans, qui ont conclu un accord avec le département d'État US et avec le Conseil de coopération du Golfe, sont déjà au pouvoir au Maroc, en Tunisie, en Libye, en Égypte, et à Gaza. En outre, ils contrôlent la toute nouvelle Coalition nationale syrienne. Ils ambitionnent de gouverner la Jordanie avec ou sans le roi Abdallah II.
Le plus célèbre des Frères musulmans jordanien est Khaled Mechaal, ancien chef de la branche politique du Hamas. Mechaal a vécu en exil de 2001 à 2012 à Damas, sous la protection de l'État syrien. En février 2012, il a soudain accusé le gouvernement de Bachar el-Assad de réprimer son propre peuple et a choisi de déménager au Qatar où l'émir Hamad al-Thani s'est montré particulièrement généreux avec lui.

Les troubles en Syrie sont-ils liés ?

En juin dernier, un accord de paix a été conclu à Genève par les grandes puissances. Toutefois, il a été immédiatement saboté par une faction US qui a organisé des fuites dans la presse à propos de l'implication occidentale dans les événements, forçant ainsi le médiateur Kofi Annan à démissionner. Cette même faction a alors par deux fois tenté d'en finir militairement en organisant deux attaques massives de Damas, le 18 juillet et le 26 septembre. Au vu de ces échecs, l'administration Obama est revenue à l'accord initial et s'est engagée à le mettre en œuvre après l'élection présidentielle et le changement de cabinet.
L'accord prévoit le déploiement d'une Force de paix des Nations Unies, principalement composée de contingents de l'Organisation du Traité de sécurité collective (OTSC). Cette force aurait pour mission de séparer les belligérants et d'arrêter les jihadistes étrangers introduits en Syrie. En laissant la Russie se réinstaller au Proche-Orient, Washington espère se soulager du fardeau de la sécurité d'Israël. La Russie veillerait à ce que l'État sioniste ne soit plus attaqué et à ce qu'il n'attaque plus personne. Le retrait militaire US du Proche-Orient pourrait donc se poursuivre et Washington retrouverait une marge de manœuvre qu'il a perdue du fait de son tête-à-tête permanent avec Tel-Aviv.
Dans cette perspective, les partisans de l'expansionnisme israélien doivent agir à Gaza, et éventuellement en Jordanie, avant le déploiement russe.

Quels sont les premières conclusions de la guerre en cours ?

La guerre a mis à l'épreuve la défense anti-aérienne israélienne. L'État sioniste a investi plusieurs centaines de millions de dollars dans la création du « Dôme d'acier », un système capable d'intercepter toutes les roquettes et missiles tirés depuis Gaza ou le Sud du Liban.
Ce dispositif est apparu inopérant lorsque le Hezbollah a envoyé un drone survoler la centrale de Dimona ou lorsqu'il a testé des missiles sol-sol Fajr-5.
Durant les trois premiers jours de « Colonne de Nuées », le Hamas et le Jihad islamique ont riposté aux bombardements israéliens par des salves de roquettes et missiles. Le « Dôme d'acier » serait parvenu à intercepter 210 tirs sur un peu plus de 800. Cependant cette statistique ne signifie pas grand chose : le dispositif ne semble capable d'intercepter que des roquettes assez primitives, comme les Qassam, et être inadapté à tout armement un tant soit peu sophistiqué.

Par Thierry Meyssan sur www.mondialisation.ca le 19/11/2012

Birmanie: Aung San Suu Kyi, icône de la démocratie au nom imprononçable


La chef de l'opposition birmane Aung San Suu Kyi a l'habitude de voir son nom écorché, y compris par ses admirateurs à l'étranger. Mais elle n'en attendait sans doute pas tant de Barack Obama, en visite historique, qui n'a eu de cesse de butter sur son patronyme.

La lauréate du prix Nobel de la paix est connue dans le monde entier, son visage est familier de beaucoup, mais peu prononcent convenablement son nom. Beaucoup l'appellent notamment 'Ang San Sou Ki', alors qu'il faut lui préférer 'Ang San Sou Tchi'.

Obama, lui, ne sera guère parvenu à conserver la bonne prononciation.

Entre la conférence de presse de Bangkok dimanche soir, où le président a buté entre le "San" et le "Suu", et ses quelques mots au domicile de l'opposante lundi, où il a remplacé le "San" par un "Yan" malencontreux, la députée a avalé bien des couleuvres.

Et pendant son discours de l'université, le président a alterné le bon, le moins bon et le franchement moyen.

En revanche, Barack Obama a fait assaut d'amabilité en acceptant d'appeler le pays "Myanmar" et non "Burma" dans une conversation avec Thein Sein, suivant ainsi la dénomination officielle du pays, renommé il y a une vingtaine d'années par la junte.

Les militaires estimaient à l'époque que l'ancien nom en anglais "Burma", outre sa connotation coloniale, favorisait la majorité ethnique "birmane" ou "bamar", aux dépends des nombreuses minorités ethniques du pays.

Mais le changement a fait l'objet depuis d'un combat politique, l'opposition se refusant à s'y plier. Il y a un an, la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton en visite officielle avait préféré parler pudiquement de "ce pays".

Cette fois, Obama a fait un effort. Il a parlé de "Myanmar" avec Thein Sein et de "Burma" avec... avec qui déjà ?

Le 19/11/2012 sur www.google.com
 

dimanche 18 novembre 2012

Spot sur les évènements de Janaozen

A l'aube de l'indépendance du Kazakhstan, en Europe peu de gens pouvaient montrer sur la carte ce pays, tant il semblait exotique. Aujourd'hui, cette république a acquis une grande popularité. Et avec celle-ci sont apparues les critiques de ses détracteurs.
 
Sa politique étrangère active, ses résultats économiques, culturels et sportifs ont apporté au Kazakhstan une renommée mondiale. Mais dans ce tonneau de miel, il y a une cuillère de goudron, la croissance de la menace terroriste et quelques problèmes internes. À cet égard, je voudrais rappeler les tragiques événements de Janaozen, qui ont eu lieu il y a bientôt un an. En résumé, selon la version communément admise, les manifestations des ouvriers du pétrole de cette ville de province située à la périphérie de la République, se sont transformées en émeutes et affrontements avec la police. 17 personnes ont été tuées et plus d'une centaine  blessées.
 
Quelques politologues font des parallèles très curieux, en comparant Janaozen dans la région pétrolière du Kazakhstan, avec Benghazi en Libye. Mais la ressemblance ne tient qu'à une seule chose, certaines forces tentent de déstabiliser la situation dans l'ouest, du pays, lequel est en fait une source d'or noir, la principale source d'énergie.
 
Au contraire, le phénomène de Janaozen est d'un autre ordre. Il s'agit plutôt d'un test d'une part conçu pour sentir la force du Kazakhstan, et d'autre part pour créer une plate-forme de protestation d'électeurs avec pour objectif une prise de pouvoir. Il faut souligner un fait important. La compagnie pétrolière, où effectivement il y a eu un conflit, est détenue à cent pour cent par le Kazakhstan. En même temps, les investisseurs de la région de la Caspienne sont nombreux. Les conditions de travail et les salaires sont presque partout pareils. Mais curieusement c'est dans l'entreprise nationale que "l'explosion" a eu lieu. Ceci mérite d'être examiné.
 
Aujourd'hui, de nombreuses sources y compris les soi-disant media libre "Wikipedia", continuent de lier ensemble deux fait vraiment séparés, la grève du secteur pétrolier de sept mois et les émeutes à Janaozen. Formellement, ces événements sont connectés et il existe une relation de cause à effet. Mais ils contredisent la logique.
 
Pour donner un sens à cette situation difficile, il faut aller loin. Ainsi, la base du conflit était la société "Ozenmunaygaz", filiale de la plus grande compagnie pétrolière du Kazakhstan "KazMunaiGas". Ce fait en lui-même est unique. Connaissant les politiques de ces sociétés et leurs analystes on peut se demander ce qui s'est passé.
 
Les contradictions du personnel ont commencé depuis 2010, ironiquement avec les élections syndicales. Les militants ne pouvait pas se décider sur un chef de file, rejetant les candidatures les unes après les autres, pensant que chacun de ceux-ci était en collusion avec l'administration. Il est évident que l'employeur n'est pas intervenu. La loi interdit.
A ce moment, sur le site de production, il y a eu une situation étrange. Les ouvriers se mirent en grève deux fois ... et deux fois à l'employeur répond à leurs exigences. Cela signifie que les travailleurs ne pouvaient pas se plaindre du manque d'attention à leurs problèmes. Malgré cela, l'avocate Natalia Sokolova accompagnés de ses militants, a ramassé le drapeau de l'ex URSS et provoqué un nouveau cycle de confrontations. A cause des nouveaux dirigeants syndicaux, ce nouveau conflit de travail n'avait en fait aucun fondement.
 
Un des points de départ du conflit a été la demande des ouvriers d'obtenir, en plus de  leurs salaires plutôt importants, une prime relative aux conditions géographiques et aux conditions de production difficiles. Personne n'a expliqué qu'il n'y a aucune raison à l'ouverture d'un conflit car une prime relative aux conditions géographiques était déjà payée. La rémunération comprend une part territoriale, laquelle est facultative et laissée à l'appréciation de l'employeur. Dans ce cas, l'entreprise a fait preuve de bonne foi en interprétant la loi pour le seul bénéfice des travailleurs.
Et pourtant, un conflit a démarré. Peut-être qu'à cause de cela, les analystes à Astana ne se sont pas aperçus de la criticité de la situation.
 
Entre temps, elle était critique précisément parce que les exigences absurdes ont conduit  le conflit de travail dans l’impasse dans laquelle il n'y avait pas d'échappatoire. L’employeur n'était pas en mesure de répondre aux exigences et de ne pas respecter la loi. Les travailleurs n’étaient pas prêts à faire marche arrière. Que s’est-il passé ensuite ? Nombreux sont ceux qui le savent. Du coté des ouvriers du pétrole a commencé un sabotage méthodique. Cela a conduit à une perte de plusieurs millions de dollars. La société, agissant dans le cadre strict du droit du travail, a congédié les spécialistes qui ne se sont pas présentés au travail. Cela est arrivé ainsi, si l'on considère objectivement la situation, en indiquant les faits bruts, sans exagération ni principe politique relatif aux des droits de l'homme. Par ailleurs, les licenciements aux États-Unis et en Europe, sont une pratique courante. La différence est que ces derniers ont développé des mécanismes de maintien de l’ordre sans effusion de sang. Les 20 premières années d'indépendance du Kazakhstan ont été vécues dans la stabilité et la paix. Naturellement, la police n’était pas prête.
 
Un célèbre avocat au Kazakhstan a dit que les droits de l'homme s’arrêtent là où les droits des autres commencent. Le conflit entre les pétroliers et le pouvoir est passé au stade suivant, le niveau politique. Sans doute, la décision de leur licenciement était hâtive et irréfléchie. Mais il y a eu des tentatives pour corriger la situation.
 
L'opposition cherche à convaincre tout le monde que les gens qui sont restés sans travail et sans moyens de subsistance, sont tout simplement oubliés. Mais ce n’est pas le cas. Le pouvoir, réalisant l'ampleur de la confrontation sociale, a tenté de résoudre le problème. Une des tentatives a été la décision de KazMunaiGas de passer des commandes supplémentaires à sa filiale Ozenmunaygaz, cette première étape a ainsi permis de créer 230 nouveaux emplois. Les salaires sont fixés entre 170 et 270 mille Tenge par mois.
Les licenciés ont refusé de signer un accord de conciliation. En se plaçant hors des Lois, le conflit social une tournure politique malsaine. La place centrale de Janaozen est devenue le nouveau lieu de travail des grévistes. Ils donnaient  l'impression que leur objectif n'était pas de trouver une solution au conflit, et d’aggraver la situation.
 
En étudiant la situation, on peut se demander si Janaozen a été un lieu imposé ou  naturel de la protestation sociale. En effet, la situation de la ville est reconnue bien meilleure que les centaines d'autres villes du Kazakhstan, où il n’y a pas de pétrole. Dans cette ville se trouvent de nombreux citoyens de nombreuses autres régions du pays pour travailler. Le salaire des employés d’Ozenmunaygaz était l'un des plus élevés du Kazakhstan pour leur profil professionnel ( à partir de 1500 dollars/mois). Par conséquent, lorsque les grévistes ont été licenciés, il était facile de trouver des remplaçants.
 
C’est pour cela qu’à cette époque, a été créé le fameux "Front populaire", initié par l'opposition, un certain Ablyazov Mukhtar, en particulier pour Janaozen. En axiome, où le Front sera présent, il y aura certainement de la bagarre.
 
Soit dit en passant, Ablyazov un oligarque en fuite recherché par les polices du Kazakhstan, de Russie et d'autres pays, voleur connu et escroc, a déclaré la guerre de l’information au leader de KazMunaiGas (avec qui il a des comptes à régler, ce qui justifie à bien des égards, le choix de l'emplacement du conflit). De surcroît il poursuit son objectif stratégique pour discréditer le pouvoir du Kazakhstan, réhabiliter sa propre réputation, et cacher les milliards volés dans une des plus grandes banques du Kazakhstan «BTA», qu'il a mis au bord de la faillite.
 
L’oligarque fugitif a reçu l'asile politique sur les rives de la perfide Albion (aujourd'hui il est recherché par la police britannique) et fait de son mieux pour justifier son statut de réfugié politique. Pour cela, il faut que des conflits existent.
 
On peut penser que la majorité des pétroliers ont été embrouillés par les gens d’Ablyazov, qui sont les membres du parti non enregistré "Alga", M. Kozlov et d'autres militants.
 
Et comment ne pas croire, Ablyazov qui en fin maître de jeux de l’infiltration et de la provocation, pour renforcer son effet, invité à titre d'arbitre indépendant, le député européen Paul Murphy. Paul Murphy est un omnivore. D’une part, il promeut activement la pleine égalité des personnes gays, lesbiennes et transsexuelles et en même temps participé à la «Flottille de la liberté II» qui a échoué dans la bande de Gaza pour aider les militants du Hamas et avec lesquels liquider sans pitié si possible, les gais et les lesbiennes.
 
Paul Murphy a commis des erreurs dans son Irlande natale et dans d'autres pays européens. Grâce à Ablyazov, il s’intéresse au Kazakhstan. De plus, cette relation ne peut pas être remise en cause, car cet "honorable" invité est arrivé au Kazakhstan, accompagné par Aynur Kurmanov (acteur important de l’équipe d’Ablyazov). Ainsi, les pétroliers peu versé dans les subtilités de la loi et du droit du travail sont pris en otage par les ambitions politiques de l'oligarque en fuite. Le stade auquel Ablyazov a rejoint le jeu est incertain, mais que les événements de Janaozen se trouvent précisément sur sa conscience est un fait. Il a tout calculé. Tout d’abord à Janaozen, il a chauffé le peuple et fait distribuer des tracts appelant au renversement violent du gouvernement. Soit dit en passant, dans n'importe quel pays civilisé, de tels actes sont juridiquement considérés comme une infraction pénale. Pour ces actes, les gens d’Ablyazov, Kozlov et d'autres militants ont été condamnés. Ablyazov a calculé que la police locale, même si elle était sur le qui-vive, n'était pas prête à repousser les attaques des bandits, qui est aujourd'hui appelée une manifestation pacifique.
 
On a dit beaucoup de choses sur ce qui arrivé à Janaozen, mais on laisse de côté l'aspect principal, à savoir que la ville a été détruite non par les grévistes, mais par des hommes spécialement préparés et armés. C'était simplement un crime, parce que le poste de police local a été incendié, détruisant tous les documents et les magasins et des les banques pillés. Si c'est cela la démocratie, pourquoi en a t-on besoin?
 

jeudi 15 novembre 2012

L'oligarque fugitif est devenu un zombie politique

Hors du système, le mouvement d’opposition du Kazakhstan subit un fiasco. Ceci est démontré par l'échec des forces de lobbying de certains occidentaux à soutenir principal leader de l'opposition du pays, Mukhtar Ablyazov.

La situation actuelle indique que la guerre de l’information de Mukhtar Ablyazov est perdue, sa situation financière est plombée et son influence dans le Kazakhstan est devenue minime.
C’est en essayant d'éviter des poursuites pénales du Kazakhstan (M. Ablyazov est accusé d'avoir détourné des milliards de dollars appartenant à la Banque BTA), que l'oligarque est entré dans le jeu dans l'opposition. Il avait réussi à mettre au point un plan pour discréditer le gouvernement du Kazakhstan. Les sources d’information contrôlées par les oligarques ont amplifié les problèmes, lesquels  sont d’ailleurs rencontrés par toutes les sociétés.
 
Les média ont connu l’apogée de leur popularité pendant les événements de Janaozen, car la chaine de télévision K+ appartenant à Ablyazov est devenue l’épicentre de ces événements tragiques.
Dans cette ville, il y a eu une grève des ouvriers du secteur pétrolier, qui a entraîné la destruction de la ville et des affrontements avec la police. La chaîne de télévision, dirigée par Ablyazov, a décrit en détail la rébellion, en parlant de centaines de victimes (ce qui était un mensonge, une falsification des informations sur les causes de la confrontation présentée de façon unilatérale).
 
Les journalistes qui travaillent pour cet oligarque, ont mené une vaste campagne de désinformation, en diabolisant le pouvoir et en élevant les grévistes au rang de combattants héroïques pour un nouvel ordre. Ce n’est pas un hasard si les troubles avec les autorités ont eu lieu le jour où le Kazakhstan célébrait la fête nationale (le Jour de l'Indépendance).
 
Plus tard, en analysant les évènements, les experts sont arrivés à la conclusion qu’il s'agissait d'une action planifiée avec soin, et préparée dans laquelle les gens d’Ablyazov ont pris une part directe.
A Aktau, les jugements des participants aux événements de Janaozen ont conclu que ce conflit a été délibérément politisé et s’est transformé en une démonstration de force. Les ouvriers du pétrole étaient les figurants de ce théâtre de l'absurde.
 
Mais les émeutes dans l'ouest du Kazakhstan n’ont pas aidé Ablyazov à gagner la guerre de l'information. Le masque héroïque des faux révolutionnaires est tombé quand il est devenu clair que les émeutes ont été initiées par une équipe de criminels spécialement formée. Il est incongru de parler d’action pacifique quand des hommes se saisissent d’armes blanches, d’armes à feu, pillent et incendient des boutiques, des supermarchés, des distributeurs automatiques de billets.
 
Dans cette guerre de l'information, Ablyazov a joué son rôle, celui d’une personne à l’honnêteté douteuse. Derrière lui, s'étend un tel sentier de crimes et de mensonges, que toute tentative de discréditation des autorités du Kazakhstan nous fait plonger dans la perplexité.
 
Seuls les députés radicaux et socialistes de l'Union européenne croient probablement en Ablyazov, car pour eux, idéologiquement la protestation est le seul moyen politique de réalisation de soi, ainsi qu'une bonne excuse pour faire pression sur les Etats souverains.
 
Ablyazov est recherché par les services de police du Kazakhstan, de Russie, d'Ukraine, du Kirghizistan, du Royaume-Uni. Il a image d’un arnaqueur chanceux, un voleur, un menteur, dont l'activité politique est une sorte de refuge le protégeant de la justice. Aujourd'hui même l'Angleterre le comprend. Elle l’a longtemps couvert par un maquillage cynique des faits et la complication des procédures de justice, durant des années.
 
Et le fait que son procès aboutisse enfin cette année en dit long. Tout d'abord, le kazakh Ablyazov n’intéresse plus les observateurs externes. En outre, Ablyazov a ignoré la décision du gel de ses avoirs internationaux et a effectivement menti à la cour sur un certain nombre d'autres points importants. La justice britannique l’a condamné à 22 mois de prison pour outrage au tribunal. Il a dû fuir à toutes jambes les côtes d'Albion.
 
Quant à la situation actuelle d’Ablyazov, c’est le début de la fin. Il a perdu une part importante de ses actifs. Il a perdu ses assistants. Récemment, le citoyen britannique Paul Kitreotis complice d’Ablyazov, a été condamné à une peine de prison par un tribunal à Chypre. Le motif est le même, manque de respect pour le tribunal, et faux témoignage. Son arrestation permettra d'éviter le détournement d'actifs de la banque BTA, que le Kazakhstan cherche à se faire rembourser dans le cadre d’un procès. Aujourd'hui, les actifs du fraudeur, évalués à 5 milliards de dollars par la Haute Cour de Londres, ont été placés sous séquestre.
 
Ayant perdu une grande partie de la base de son financement, lequel était important pour Londres, Ablyazov est devenu un zombie politique. Il est maintenant plus qu’un fugitif. Au Kazakhstan, il n’a plus de fidèles. Un groupe d'amis de son parti non enregistré "Alga", qui a en grande partie déclenché les événements de Janaozen, a été condamné pour incitation à la haine sociale.
 
Ceux  qui ont été libérés, ont été déçus par leur leader qui a perdu le combat sur tous les fronts.Aujourd'hui, les analystes politiques ne se demandent plus qu'une chose : quand Ablyazov sera-t-il arrêté par la police? Compte tenu de ses antécédents criminels, son expérience des endroits sombres, ses contacts avec le milieu du crime, on peut supposer que ce délinquant restera longtemps en liberté.
Mais comme opposant politique, il est déjà rayé de la carte, ne serait-ce que pour adopter un profil bas.
 

mercredi 14 novembre 2012

Le premier ministre Turc annonce que l'or devrait remplacer le dollar

 
Lors de son séjour en Indonésie, le premier ministre Turc, Recep Tayyip Erdogan, a suggéré au Fond Monétaire International (FMI) de remplacer le dollars par l'or lorsque des prêts sont accordés aux pays en difficulté.
 
Il a également affirmé que l'intervention du FMI a souvent eu des conséquences désastreuses pour les pays concernés par ces plans d'aides.  
 
Erdogan a donc demandé pourquoi le FMI utilisait le dollar et non l'or qui a prouvé depuis des millénaires sa capacité à maintenir une valeur constante.
 
Le FMI ne devrait pas utiliser une monnaie liée aux intérêts d'un seul Etat : les USA.
 
La Turquie a payé un lourd tribu suite à l'accord que le pays avait passé avec le FMI il y a plusieurs années. En avril la Turquie aura terminé de rembourser l'intégralité des sommes dues au FMI mais le premier ministre Turc a affirmé qu'aucun nouvel accord ne sera signé avec le FMI à l'avenir.
 
Erdogana conclu en disant que "tout le monde pense que le FMI aide les pays en difficulté, mais ce n'est pas le cas, et cela doit changer".
 
Commentaire :  
 
Cette affirmation du premier Ministre Turc est lourde de sens et ne fait que confirmer l'exaspération de nombreux pays (dont les BRICS) de voir le dollar utilisé comme monnaie de réserve internationale. Monnaie qui a perdu 98% de son pouvoir d'achat depuis le début du 20 ème siècle et qui ne remplit donc pas son rôle de stabilité et maintien de valeur.
 
La stratégie de Ben Bernanke, président de la FED (banque centrale Américaine) d'imprimer 40 Milliards de "nouveaux" dollars par mois (QE3) consterne les pays disposant d'immenses réserves de change en dollars. Le dollars étant la monnaie de réserve internationale, tous les pays en possèdent et subissent donc une dévaluation rapide de leurs réserves de change.
 
L'or, à l'inverse, est stable en terme de pouvoir d'achat depuis des millénaires. On dit qu'une once d'or a toujours permis d'acheter un costume, c'est encore parfaitement vérifiable aujourd'hui au cours de 1360 euros l'once.
 
La progression du cours de l'or ne doit être comprise que comme un symbole de la destruction du pouvoir d'achat des monnaies papier.  
 
De nombreux pays à fortes resérves de change, ont bien conscience de cette destruction permanente du pouvoir d'achat du dollars et poussent depuis quelques années vers l'utilisation d'une nouvelle monnaie qui ne soit pas liée à des intérêts économiques/financiers propres à un seul état.
 
Cette annonce du premier ministre Turc est un indice supplémentaire permettant d'ancticiper ce à quoi ressemblera le prochain système monétaire. Protégez votre patrimoine en conséquence.
 

mardi 13 novembre 2012

Syrie : Le trajet des gazoducs qataris décide des zones de combat !

 
 
Selon toute vraisemblance, le dossier du gaz est « l'arrière plan » essentiel de la guerre contre la Syrie et plus particulièrement de la guerre qui frappe la région de Homs. Le quotidien Al-Akhbar a obtenu des informations en provenance de sources sûres qui se résument à dire qu'il existe un plan qatari, approuvé par l'administration US, dont l'objectif est la mise en place d'un nouveau gazoduc destiné au transport du gaz qatari vers l'Europe ; la Turquie et Israël étant parties prenantes.
 
De plus en plus, tout porte à croire que le gaz est le vrai fond du problème de la guerre contre la Syrie. C'est à partir de fuites émanant d'un géant pétrolier occidental que le quotidien Al-Akhbar a obtenu des informations, fiables, donnant les détails d'un projet qatari, soutenu par les États-Unis, et concernant la construction d'un nouveau gazoduc qui transporterait le gaz du Qatar vers l'Europe via la région syrienne de Homs. Cette ville et sa région sont donc le « nœud » ou le « cœur géographique » de ce projet qui, du même coup, offrirait des avantages stratégiques à la Turquie et à Israël dans l'équation du commerce gazier mondial.

Ce nouveau gazoduc devrait emprunter une « voie terrestre » qui démarre du Qatar, traverse le territoire saoudien, puis le territoire jordanien évitant ainsi le territoire irakien, pour arriver en territoire syrien et plus précisément à Homs. À partir de Homs le gazoduc devrait bifurquer dans trois directions : Lattaquié sur la côte syrienne, Tripoli au nord du Liban, Turquie.

Le but principal de ce projet est d'acheminer le gaz qatari et israélien vers le continent européen pour le distribuer à toute l'Europe, avec un triple objectif. Le premier : casser le monopole gazier russe en Europe. Le second : libérer la Turquie de sa dépendance du gaz iranien. Le troisième : donner à Israël une chance d'exporter son gaz vers l'Europe par voie terrestre et au moindre coût.


Pourquoi Homs ? 

Globalement, les objectifs cités plus haut ne pourraient être atteints si l'itinéraire du gazoduc rêvé ne passait pas par la région de Homs destinée à être « le carrefour principal du projet », parce que le gaz qatari ne dispose pas d'alternative pour rejoindre l'Europe, sinon que de recourir à de gros porteurs par voie maritime ; ce qui serait plus long, d'un coût plus élevé, et non sans danger pour certaines zones du parcours.  

Selon les informations issues de cette même compagnie pétrolière occidentale, le Qatar envisage aussi d'acheter mille cargos pour développer sa flotte maritime de transport du gaz avec l'ambition de s'impliquer dans un projet américain beaucoup plus vaste destiné à revoir l'équation du commerce gazier mondial. À la clé, deux modifications significatives. La première est fonction des découvertes de gaz en mer Méditerranée par Israël. La seconde est fonction de l'éventuelle exploitation des événements en Syrie, après création d'une situation politique qui permettrait de faire de Homs le carrefour principal de l'exportation du gaz qatari et israélien vers l'Europe.

Toujours selon ces mêmes sources, les zones du territoire syrien où les bandes armées de la dite « opposition syrienne » bénéficient du soutien US, qatari et turc – c'est-à-dire, le nord, Homs, et les envions de Damas – se superposent à celles du trajet que devrait suivre le gazoduc dans sa route vers la Turquie et Tripoli, si jamais elles finissaient par tomber sous le contrôle des forces de l'opposition inféodée aux trois parties. En effet, la comparaison de la carte des zones de combat avec celle du tracé du gazoduc qatari démontre bien la relation entre l'activisme armé et l'objectif de contrôler, coûte que coûte, ces zones syriennes.

Une fois arrivé en Syrie, le gazoduc devrait suivre deux lignes. La première irait des environs de Damas pour arriver à une trentaine de Kms de deux carrefours qui seraient An-Nabk et Al-Kussayr, puis de Homs il se dirigerait vers Tripoli et Lattaquié via Talbisseh et Al-Rastan. La deuxième ligne devrait parcourir le nord de la Syrie en allant de Homs vers Maarat al-Nu'man puis Idlib, avant de rejoindre la Turquie. Autant de villes syriennes que l'opposition armée cherche effectivement  à contrôler.

Les mêmes sources affirment que de leur point de vue, Robert Ford [Ambassadeur des USA en congé de la Syrie, NdT] et Frederick Hoff [Le chargé du dossier gaz au Levant] sont tous deux membres de la « Cellule de crise syrienne aux USA » et se partagent les rôles. Le premier organise les activités de l'opposition armée anti-syrienne sur le terrain, de manière à ce qu'elles répondent aux exigences de la mise en place du gazoduc qatari, dont le tracé a été préalablement concocté par le second. De plus, Robert Ford a reçu une nouvelle charge consistant à mettre en place un mini-gouvernement syrien, à l'étranger, ayant des ramifications au sein des groupes et organisations armées sévissant dans le nord de la Syrie, à Damas et à Homs dans le but de réussir la partition de la Syrie selon une carte superposable à celle des deux lignes du gazoduc, celle allant vers la Turquie, et celle allant vers Tripoli au Liban ; tout en ménageant d'autres régions pour le « régime » [!?; NdT]

 Avantages pour la Turquie 

Ce projet de gazoduc procure à la Turquie de multiples avantages stratégiques et économiques. Un : elle deviendrait un passage vital pour l'Europe qui pourrait ainsi diversifier ses sources de gaz pour ne plus dépendre que du gaz russe ; ce que les USA encouragent vivement. Deux : elle pourrait réaliser son vœu d'entrer dans le club européen. Trois : elle serait soulagée de ne plus dépendre quasi-totalement du gaz iranien ; ce qui ajouterait à sa valeur géostratégique. Quatre : elle réduirait sa facture énergétique exorbitante et toucherait, en plus de tout le reste, les dividendes payés par le Qatar et Israël pour le droit de passage de leur gazoduc à destination de l'Europe.

Avantages pour Israël

Du même coup, Israël serait candidate à devenir à son tour un « Émirat gazier majeur » en l'espace de cinq ans environ, du fait  de son exploitation du gaz  des deux champs « Leviathan » et « Tamar » partagés avec le Liban. Selon des études françaises, les capacités de ces gisements dépassent celles de « North Dome-South Pars » commun au Qatar et à l'Iran, et considéré comme le plus grand champ gazier du monde… Israël et le Qatar ont donc besoin d'emprunter la route de Homs vers l'Europe, parce que les alternatives sont très coûteuses, d'autant plus que le « Canal de Suez » n'est pas adapté à recevoir les gros cargos de pétrole et de gaz prévus à cet effet.

Avantages pour le Liban ? 

Il n'est pas inintéressant de noter la remarquable transformation positive de l'attitude de Doha à l'égard du Premier ministre libanais Najib Mikati, lors de sa dernière visite au Qatar. Non seulement le boycott diplomatique et économique est levé, mais l'ouverture est totale. On ne menace plus d'expulser les libanais travaillant sur le territoire qatari. On propose la mise en place de projets de développement pour soutenir et renforcer la stabilité économique du pays. Encore mieux, on se propose d'offrir une assistance financière au port de Tripoli, lequel est destiné à suppléer au port syrien de Lattaquié en cas de nécessité. Il n'est pas inintéressant, non plus, de noter que la raffinerie de Tripoli ne fonctionne plus depuis des années, mais qu'existent toujours des réservoirs de stockage de pétrole, non de gaz. Mais il est parfaitement possible de réhabiliter le port et d'y amener les installations nécessaires à la liquéfaction et au stockage du gaz. En même temps, ce serait l'une des options d'expédition du gaz qatari vers l'Europe !

Et la Russie dans tout ça ? 

Toujours selon les mêmes sources, la Russie aurait informé le Liban qu'elle ne sera pas d'accord avec ce dernier projet d'exploitation du gaz méditerranéen avant d'obtenir des garanties de l'Occident lui attestant qu'il ne chercherait pas à changer le « régime » en Syrie ; exigence qui ne serait nullement incompatible avec la poursuite des travaux de prospection gazière par des sociétés russes dans le secteur. Ceci, parce que ces sociétés ne doivent pas s'absenter au moment du boom gazier méditerranéen ; sans oublier que l'Iran, l'Irak, et la Syrie ont un projet commun partant de leurs propres territoires. Il consiste tout simplement à ce qu'un gazoduc iranien, traverse l'Irak pour arriver à Homs, avant de bifurquer vers Lattaquié et Tripoli…

Nasser Charara le 13/11/2012

Article original :
Al-Akhbar [Liban] سوريا | مساعٍ قطرية لتأمين خط أنابيب إلى حمص ليتفرّع إلى أوروبا http://www.al-akhbar.com/node/171421 Article traduit de l'arabe par Mouna Alno-Nakhal pour Mondialisation.ca 

Lire aussi :
Syrie : La guerre pour le gaz ! Un conflit international à manifestation régionale
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=30652
Liban : La ligne bleue maritime au service de l'ambition israélienne ! La guerre pour le gaz ne concerne pas que la Syrie…http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=30841