dimanche 18 novembre 2012

Spot sur les évènements de Janaozen

A l'aube de l'indépendance du Kazakhstan, en Europe peu de gens pouvaient montrer sur la carte ce pays, tant il semblait exotique. Aujourd'hui, cette république a acquis une grande popularité. Et avec celle-ci sont apparues les critiques de ses détracteurs.
 
Sa politique étrangère active, ses résultats économiques, culturels et sportifs ont apporté au Kazakhstan une renommée mondiale. Mais dans ce tonneau de miel, il y a une cuillère de goudron, la croissance de la menace terroriste et quelques problèmes internes. À cet égard, je voudrais rappeler les tragiques événements de Janaozen, qui ont eu lieu il y a bientôt un an. En résumé, selon la version communément admise, les manifestations des ouvriers du pétrole de cette ville de province située à la périphérie de la République, se sont transformées en émeutes et affrontements avec la police. 17 personnes ont été tuées et plus d'une centaine  blessées.
 
Quelques politologues font des parallèles très curieux, en comparant Janaozen dans la région pétrolière du Kazakhstan, avec Benghazi en Libye. Mais la ressemblance ne tient qu'à une seule chose, certaines forces tentent de déstabiliser la situation dans l'ouest, du pays, lequel est en fait une source d'or noir, la principale source d'énergie.
 
Au contraire, le phénomène de Janaozen est d'un autre ordre. Il s'agit plutôt d'un test d'une part conçu pour sentir la force du Kazakhstan, et d'autre part pour créer une plate-forme de protestation d'électeurs avec pour objectif une prise de pouvoir. Il faut souligner un fait important. La compagnie pétrolière, où effectivement il y a eu un conflit, est détenue à cent pour cent par le Kazakhstan. En même temps, les investisseurs de la région de la Caspienne sont nombreux. Les conditions de travail et les salaires sont presque partout pareils. Mais curieusement c'est dans l'entreprise nationale que "l'explosion" a eu lieu. Ceci mérite d'être examiné.
 
Aujourd'hui, de nombreuses sources y compris les soi-disant media libre "Wikipedia", continuent de lier ensemble deux fait vraiment séparés, la grève du secteur pétrolier de sept mois et les émeutes à Janaozen. Formellement, ces événements sont connectés et il existe une relation de cause à effet. Mais ils contredisent la logique.
 
Pour donner un sens à cette situation difficile, il faut aller loin. Ainsi, la base du conflit était la société "Ozenmunaygaz", filiale de la plus grande compagnie pétrolière du Kazakhstan "KazMunaiGas". Ce fait en lui-même est unique. Connaissant les politiques de ces sociétés et leurs analystes on peut se demander ce qui s'est passé.
 
Les contradictions du personnel ont commencé depuis 2010, ironiquement avec les élections syndicales. Les militants ne pouvait pas se décider sur un chef de file, rejetant les candidatures les unes après les autres, pensant que chacun de ceux-ci était en collusion avec l'administration. Il est évident que l'employeur n'est pas intervenu. La loi interdit.
A ce moment, sur le site de production, il y a eu une situation étrange. Les ouvriers se mirent en grève deux fois ... et deux fois à l'employeur répond à leurs exigences. Cela signifie que les travailleurs ne pouvaient pas se plaindre du manque d'attention à leurs problèmes. Malgré cela, l'avocate Natalia Sokolova accompagnés de ses militants, a ramassé le drapeau de l'ex URSS et provoqué un nouveau cycle de confrontations. A cause des nouveaux dirigeants syndicaux, ce nouveau conflit de travail n'avait en fait aucun fondement.
 
Un des points de départ du conflit a été la demande des ouvriers d'obtenir, en plus de  leurs salaires plutôt importants, une prime relative aux conditions géographiques et aux conditions de production difficiles. Personne n'a expliqué qu'il n'y a aucune raison à l'ouverture d'un conflit car une prime relative aux conditions géographiques était déjà payée. La rémunération comprend une part territoriale, laquelle est facultative et laissée à l'appréciation de l'employeur. Dans ce cas, l'entreprise a fait preuve de bonne foi en interprétant la loi pour le seul bénéfice des travailleurs.
Et pourtant, un conflit a démarré. Peut-être qu'à cause de cela, les analystes à Astana ne se sont pas aperçus de la criticité de la situation.
 
Entre temps, elle était critique précisément parce que les exigences absurdes ont conduit  le conflit de travail dans l’impasse dans laquelle il n'y avait pas d'échappatoire. L’employeur n'était pas en mesure de répondre aux exigences et de ne pas respecter la loi. Les travailleurs n’étaient pas prêts à faire marche arrière. Que s’est-il passé ensuite ? Nombreux sont ceux qui le savent. Du coté des ouvriers du pétrole a commencé un sabotage méthodique. Cela a conduit à une perte de plusieurs millions de dollars. La société, agissant dans le cadre strict du droit du travail, a congédié les spécialistes qui ne se sont pas présentés au travail. Cela est arrivé ainsi, si l'on considère objectivement la situation, en indiquant les faits bruts, sans exagération ni principe politique relatif aux des droits de l'homme. Par ailleurs, les licenciements aux États-Unis et en Europe, sont une pratique courante. La différence est que ces derniers ont développé des mécanismes de maintien de l’ordre sans effusion de sang. Les 20 premières années d'indépendance du Kazakhstan ont été vécues dans la stabilité et la paix. Naturellement, la police n’était pas prête.
 
Un célèbre avocat au Kazakhstan a dit que les droits de l'homme s’arrêtent là où les droits des autres commencent. Le conflit entre les pétroliers et le pouvoir est passé au stade suivant, le niveau politique. Sans doute, la décision de leur licenciement était hâtive et irréfléchie. Mais il y a eu des tentatives pour corriger la situation.
 
L'opposition cherche à convaincre tout le monde que les gens qui sont restés sans travail et sans moyens de subsistance, sont tout simplement oubliés. Mais ce n’est pas le cas. Le pouvoir, réalisant l'ampleur de la confrontation sociale, a tenté de résoudre le problème. Une des tentatives a été la décision de KazMunaiGas de passer des commandes supplémentaires à sa filiale Ozenmunaygaz, cette première étape a ainsi permis de créer 230 nouveaux emplois. Les salaires sont fixés entre 170 et 270 mille Tenge par mois.
Les licenciés ont refusé de signer un accord de conciliation. En se plaçant hors des Lois, le conflit social une tournure politique malsaine. La place centrale de Janaozen est devenue le nouveau lieu de travail des grévistes. Ils donnaient  l'impression que leur objectif n'était pas de trouver une solution au conflit, et d’aggraver la situation.
 
En étudiant la situation, on peut se demander si Janaozen a été un lieu imposé ou  naturel de la protestation sociale. En effet, la situation de la ville est reconnue bien meilleure que les centaines d'autres villes du Kazakhstan, où il n’y a pas de pétrole. Dans cette ville se trouvent de nombreux citoyens de nombreuses autres régions du pays pour travailler. Le salaire des employés d’Ozenmunaygaz était l'un des plus élevés du Kazakhstan pour leur profil professionnel ( à partir de 1500 dollars/mois). Par conséquent, lorsque les grévistes ont été licenciés, il était facile de trouver des remplaçants.
 
C’est pour cela qu’à cette époque, a été créé le fameux "Front populaire", initié par l'opposition, un certain Ablyazov Mukhtar, en particulier pour Janaozen. En axiome, où le Front sera présent, il y aura certainement de la bagarre.
 
Soit dit en passant, Ablyazov un oligarque en fuite recherché par les polices du Kazakhstan, de Russie et d'autres pays, voleur connu et escroc, a déclaré la guerre de l’information au leader de KazMunaiGas (avec qui il a des comptes à régler, ce qui justifie à bien des égards, le choix de l'emplacement du conflit). De surcroît il poursuit son objectif stratégique pour discréditer le pouvoir du Kazakhstan, réhabiliter sa propre réputation, et cacher les milliards volés dans une des plus grandes banques du Kazakhstan «BTA», qu'il a mis au bord de la faillite.
 
L’oligarque fugitif a reçu l'asile politique sur les rives de la perfide Albion (aujourd'hui il est recherché par la police britannique) et fait de son mieux pour justifier son statut de réfugié politique. Pour cela, il faut que des conflits existent.
 
On peut penser que la majorité des pétroliers ont été embrouillés par les gens d’Ablyazov, qui sont les membres du parti non enregistré "Alga", M. Kozlov et d'autres militants.
 
Et comment ne pas croire, Ablyazov qui en fin maître de jeux de l’infiltration et de la provocation, pour renforcer son effet, invité à titre d'arbitre indépendant, le député européen Paul Murphy. Paul Murphy est un omnivore. D’une part, il promeut activement la pleine égalité des personnes gays, lesbiennes et transsexuelles et en même temps participé à la «Flottille de la liberté II» qui a échoué dans la bande de Gaza pour aider les militants du Hamas et avec lesquels liquider sans pitié si possible, les gais et les lesbiennes.
 
Paul Murphy a commis des erreurs dans son Irlande natale et dans d'autres pays européens. Grâce à Ablyazov, il s’intéresse au Kazakhstan. De plus, cette relation ne peut pas être remise en cause, car cet "honorable" invité est arrivé au Kazakhstan, accompagné par Aynur Kurmanov (acteur important de l’équipe d’Ablyazov). Ainsi, les pétroliers peu versé dans les subtilités de la loi et du droit du travail sont pris en otage par les ambitions politiques de l'oligarque en fuite. Le stade auquel Ablyazov a rejoint le jeu est incertain, mais que les événements de Janaozen se trouvent précisément sur sa conscience est un fait. Il a tout calculé. Tout d’abord à Janaozen, il a chauffé le peuple et fait distribuer des tracts appelant au renversement violent du gouvernement. Soit dit en passant, dans n'importe quel pays civilisé, de tels actes sont juridiquement considérés comme une infraction pénale. Pour ces actes, les gens d’Ablyazov, Kozlov et d'autres militants ont été condamnés. Ablyazov a calculé que la police locale, même si elle était sur le qui-vive, n'était pas prête à repousser les attaques des bandits, qui est aujourd'hui appelée une manifestation pacifique.
 
On a dit beaucoup de choses sur ce qui arrivé à Janaozen, mais on laisse de côté l'aspect principal, à savoir que la ville a été détruite non par les grévistes, mais par des hommes spécialement préparés et armés. C'était simplement un crime, parce que le poste de police local a été incendié, détruisant tous les documents et les magasins et des les banques pillés. Si c'est cela la démocratie, pourquoi en a t-on besoin?
 

Aucun commentaire: