lundi 29 juillet 2013

Ablyazov et Krapunov désservent les principes démocratiques

Les grands adeptes de la démocratie sont parfois des personnes en conflit avec la loi. Cette triste pensée nous pousse à faire une analyse de la partie européenne du web. Les ressources web les plus militantes qui défendent les principes libéraux appartiennent généralement à des natifs de pays de l'Est jusqu’à Vienne, en fuite et recherché par la police.

En les regardant, on se pose la question de savoir si c'est le vrai visage de la démocratie, est-ce la peine de se battre pour elle ? Ces Messieurs les politiciens à Vienne et Bruxelles, et les employés du département d'État des États-Unis ne réalisent pas que ce genre de personnes flatteuses dévalue le concept de pouvoir du peuple. C'est comme si on déguisait le bourreau en juge.

Beaucoup de gens aujourd'hui parlent de l'introduction des principes démocratiques dans les pays postsoviétiques. Par exemple l’OSCE travaille pour cette région, en dépensant une grosse partie du budget en mettant l'accent sur la dimension humaine. Il s'agit d'une activité utile et intéressante qui porte déjà ses fruits. Mais il est difficile de comprendre que parmi les personnes qui essaye vraiment de changer quelque chose, se trouve des imposteurs, des voleurs et des escrocs cupides. Et encore plus quand leur nom sert à la propagande démocratique.

Il ne faut pas aller loin pour trouver un exemple. L'un des plus brillants représentants de la nouvelle génération de démocrates est un millionnaire de Suisse, officiellement ancien fonctionnaire kazakhstanais : Victor Krapunov. En regardant les pages de son site web, il semble qu’il soit un réformateur brillant, honnête, leader libéral incompris de sa patrie laquelle n'est pas en mesure d'évaluer son talent. M. Krapunov parle des récentes nominations dans la hiérarchie politique de la République du Kazakhstan comme si c’était ses affaires et souligne les erreurs du pouvoir sans se soucier des personnes qu’il critique vivement.

Les personnes bien informées disent qu’au début de sa carrière politique, il était sympathique jusqu'à ce qu'il rencontre sur son chemin Leila Beketov, qui devint sa deuxième épouse. Ils disent que cette femme l’a dominé. Dans un livre inédit du leader de l'opposition kazakhe Zamanbek Nurkadilov, il est écrit que Leila Khrapunov à transformé Victor Khrapunov en invertébré qui a perdu son âme. Pourquoi parler de cela ? Combien d’homme dans le monde sont dominés par leur femme ? Probablement un bon nombre. Mais ce n'est pas tout le monde qui a occupé un poste de chef de l'une des plus grandes villes du pays, et tout le monde ne se hasarderait à utiliser sa position pour enrichir sa femme.

Aujourd'hui, Khapunov écrit pour sa défense que s’il est présent sur la liste des personnes les plus riches en Suisse, publiée dans les médias locaux, c’est seulement grâce à sa femme qui est une femme d'affaires connue. Nous pouvons être d’accord sur un point. Monsieur Krapunov est lui même très pauvre. Tout ce qu’il possède est au nom de sa douce moitié. Mais de facto, grâce à la participation active de son mari, Leila Beketova a réussi à concocter une considérable fortune, même pour l'Etat suisse.

Les hommes d’affaires se souviennent de l'époque de M. Khrapunov quand il était Akim (maire de la ville d'Alma-Ata de 1997 à 2004). Ils ne disent rien de bien à propos de lui. Pour commencer, obtenir un rendez-vous avec l’Akim était incroyablement difficile gratuitement. Et avec de l'argent, pas de souci ...

Une fois Leila Beketova s’est plainte à son mari que son entreprise «Viled» ne va pas très bien. A son avis, l'entreprise, qui comprend une chaîne de joaillerie, nécessite d’inclure de nouvelles ressources. En résultat est venu un système de corruption opaque, qui est populairement appelé "l'accès au corps". Pour ceux qui achètent des bijoux dans la chaîne de Beketova, comme par magie, les portes du bureau du gouverneur s’ouvrent à eux et presque tous les problèmes trouvent une solution.

Curieusement, lorsque la femme d'affaires lui a vendu une "entreprise prospère", il est devenu clair que celle-ci n’avait ni clients réguliers, ni popularité sur le marché. Et les nouveaux propriétaires sont sur le bord de la faillite.

Les détails délicats concernant cette famille ne seront pas cités. Il sera rappelé que Krapunov était impliqué dans des scandales de corruption concernant des constructions illégales à Alma-Ata, et de blanchiment d'argent pour la réfection de routes. Un certain nombre d'affaires criminelles déposées contre ce fonctionnaire sont relatives à son intense activité de Akim de la région de l'Est du Kazakhstan. Par ailleurs, si l'on analyse les publications au Kazakhstan et dans la presse étrangère, Krapunov est d’abord devenu un criminel, puis un démocrate.

Est-il besoin d'expliquer le lien entre ces deux phénomènes? Les motivations des poursuites sont politiques. Elles se produisent généralement après qu'une personne se soit engagée sur la voie de la confrontation avec le pouvoir. Le démocrate Khrapunov n’est devenu connu que ces dernières années, quand au Kazakhstan des poursuites pénales contre l'ancien fonctionnaire et sa femme ont été ouvertes les unes après les autres.

Si le lecteur européen était plus curieux, il aurait pu voir que de cet homme ne sort que mensonges et incohérences.

Dans sa biographie sur son propre site web, M. Krapunov écrit que dans la période où il a dirigé le ministère de l'Énergie et des Mines, il y a eu une vague de privatisations illégales concernant les principales centrales électriques du pays. Où étaient ses principes, alors? Comment cela a-t-il été possible?

Ce qui peut paraître bizarre est le fait qu’il ait été remercié pour ce travail de privatisation illégale ?

On peut comprendre Khrapunov. Il a une position très précaire. D'une part, la situation impose que les retraités actifs en politique mélangent avec la saleté tout ce qui a été fait pendant l'indépendance du Kazakhstan. D'autre part, Krapunov a été si étroitement intégré dans le système de pouvoir qu’il lui est presque impossible de jeter de la boue sans se salir soi-même.

C'est pour cela qu’il y a des mensonges et de l’affabulations. Même la récente tragédie avec son neveu a été liée à la politique. Selon la version de Khrapunov, son ainé qui vivait au Kazakhstan a été aidé à partir vers l’au delà. C'est une vengeance du pouvoir résume t-il. Il est peut-être utile de rappeler que, quand elle vivait encore à Alma-Ata, Leila Beketova a donné l’ordre à ses gardes du corps, d’interdire l’entrée à tous les proches de M. Khrapunov et même la fille de son premier mariage. Dans ces conditions, il  est possible de supposer que son neveu était une relation très «étroite».

Donc, M. l'ex-fonctionnaire n’est rien de plus qu'une tête parlante. La question est juste qui mène la barque? Après tout, il s'est installé les premières années à Genève sans faire de bruit. Il ne s’est montré nulle part. Il ne s’est pas pressé de parler de politique non plus. Peut-être que c'était le travail de son oncle Mukhtar Ablyazov, qui est un magouilleur connu, recherché par les autorités britanniques, la Russie et le Kazakhstan? C’est bien possible. Leurs enfants sont mariés, c'est un clan. Et Krapunov parle de la manière que ce criminel fugitif qui a travaillé sans relâche sur une guerre de l'information avec le Kazakhstan. Et il convient aussi de noter, que c’est toujours sous la bannière de la démocratie.

Par exemple, l'un des juges anglais, qui a condamné à une lourde peine Ablyazov, était le frère du célèbre Tony Blair. Dans une interview, Krapunov a en retour critiqué cette vénérable famille anglaise.

Dans ses remarques, on voit clairement un glissement dans le style d’Ablyazov. Ces deux escrocs tentent d'inciter à la haine ethnique au Kazakhstan, en jouant avec des cartes marquées, faisant de leur mieux pour saper l'image de la République sur la scène internationale, en utilisant n'importe quelle raison artificielle pour critiquer.

Et évidemment, dans ce cas, ces gens n'ont jamais eu aucune relation avec la démocratie. Ce spectacle choquant est conçu uniquement pour le citoyen occidental non averti. Et au Kazakhstan toutes leurs tentatives libérales de provoquer la confusion, irritent et confine parfois au ridicule. Mais, en fait, le courant politique d’Ablyazov et de Khrapunov n’est rien que l'affaiblissement des valeurs démocratiques fondamentales de la croyance en la primauté du droit pour un principe d’impunité.

La politique européenne a besoin d’un auto-nettoyage. Il est temps de nettoyer la quille du navire démocratique, des personnes qui cherchent à saper les fondements de la démocratie.

Par ailleurs, on peut se demander pourquoi dans les nouveaux Etats indépendants de l'ex-URSS, le terme démocratie prend une connotation de plus en plus négative ? Parce que ce genre de personnes se réunissent sous sa bannière. A l'Est les gens disent : «Avant la démocratie n'avait pas d'odeur, et maintenant il faut se boucher le nez ...".

 

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