dimanche 29 septembre 2013

La justice française a forcé Ablyazov à oublier le strass et les paillette

L'oligarchie criminelle est servie avec complaisance par un ensemble d'entreprises offshores, de bureaux juridiques, de banques d'investissement qui, camouflés par des politiciens, des avocats biens payés et les médias, ont conduit l'Europe au bord de la catastrophe.


La cause de la crise économique mondiale dans le monde n'est pas seulement ce que les experts appellent des bulles sur les marchés et des déséquilibres du système financier mondial, mais aussi l'augmentation de la circulation de l'argent sale. Par exemple, un paradoxe intéressant a vu le jour en Europe. En 2011, 1,2 milliard d'euro d'«argent sale» ont été blanchis sur le territoire de l'Union européenne, alors que l'Europe s'enfonçait dans la crise. Ce n'est pas par hasard si au sommet politique de l'UE, des discussions sur la nécessité de geler et confisquer les produits du crime ont été menées. Car, au lieu de travailler pour l'économie, des milliards d'euros tombent dans les poches des criminels et des voleurs qui ne paient pas d'impôts, ne créent pas d'emplois, sèment la confusion et tentent d'installer la discorde entre les Etats.


En la matière, la palme revient à l'un des cardinaux de la pègre, l'oligarque déchu Rakhat Aliyev (qui a pris maintenant le nom de Shoraz ), résidant à Malte et dont une énième tentative de pseudo démystification vise à semer la discorde entre la Russie et le Kazakhstan, partenaires de l'Union douanière.


Un autre personnage intéressant dans l'oligarchie criminelle est Mukhtar Ablyazov. Venant du lointain Kazakhstan, il est connu en premier lieu pour avoir volé quelques milliards de dollars, en second lieu pour avoir tenté de cacher sa responsabilité en se déclarant victime de persécutions politiques et enfin pour essayer d'opposer l'Union européenne contre le Kazakhstan. Même si aujourd'hui il est plus préoccupé pour sauver sa propre peau.


Les histoires d'Aliyev, d'Ablyazov et d'autres personnes semblables, sont un excellent exemple d'une pratique perverse qui prévaut dans le monde. Lorsqu'il s'agit de milliards de dollars, les tentatives pour mettre fin à une activité illégale se confrontent au même obstacle : les corrompus et les fraudeurs transfèrent les fonds volés dans les pays étrangers, se rendent dans ces pays et se déclarent souvent comme des réfugiés politiques. Dans ce cas, le principe de l'inévitabilité de la punition est très faible car les litiges juridiques durent plusieurs années et nécessitent beaucoup de ressources, et dans le cadre de poursuites criminelles, c'est la grande politique qui entre en jeu. Si un voleur peut être utilisé dans les jeux politiques, il peut aussi bénéficier de l'asile politique, comme cela s'est produit avec Ablyazov.


Il est heureux que les Européens aient ouvert les yeux. Les politiciens et le secteur public ont finalement décidé de commencer la lutte contre la corruption et la fraude à l'échelle internationale. En particulier, si on en parle d'Ablyazov, l'intention de déclarer la guerre contre les entreprises de l'ombre ont conduit à un certain nombre d'événements importants.


Tout d'abord, rappelons que l'oligarque fugitif, qui se sentait assez libre en Europe, est désormais privé de sa liberté.


Les premiers temps il vivait à Londres sans se cacher et était politiquement actif. Puis, quand la justice locale a découvert que c'est en fait un voleur et escroc, l'oligarque s'est précipitamment retiré en France. En utilisant de faux passeports, il a plongé pour longtemps dans la clandestinité. Il s'est fait rattrapé à cause d'une situation assez banale, en relation avec une femme du nom de Elena Tishchenko.


Elena Tishchenko travaillait comme juriste d'Ablyazov et était sa maîtresse. Si nous parlons de son rôle, en fait elle est le bras droit de l'oligarque. En Russie, elle a coordonné l'action pour la légalisation des biens volés par des moyens criminels, et a empêché les tentatives de retrait et imposant des mesures provisoires pour des actifs évalués à plus de 3,3 milliards de dollars.


Ablyazov estime un tel employé. Et où qu'il se trouvait, il a toujours loué plusieurs villas, une pour sa femme et l'autre pour Elena. Le piment de la situation est que la maîtresse d'Ablyazov est l'ex-épouse de son partenaire d'affaires ukrainien Sergey Tishchenko, avec lequel Elena a eu quatre enfants.


Interpol a observé et suivi la maitresse d'Ablyazov jusqu'à Cannes, et par une opération de police intelligente a piégé l'oligarque pour qui ni l'argent, ni les derniers systèmes d'alarme, ni les gardes armés jusqu'aux dents ne sont venus en aide.


Il est également à noter qu'en dépit de toutes les tentatives pour influencer l'opinion publique, travailler l'image d'un martyr politique et être libéré sous cautions, Ablyazov a échoué. La justice française a exprimé sa méfiance de l'oligarque fugitif et l'a conduit à l'endroit qu'il mérite, la prison.


En Parallèle à travers l'Europe, les personnes de confiance d'Ablyazov étaient arrêtées et extradées car pratiquement partout, son équipe à laisser des traces. La dernière faille pour M. l'oligarque fugitif fut l'arrestation d'Elena Tishchenko à Moscou, où elle est arrivée pour les affaires d'Ablyazov. Dans les médias de masse elle a indiqué que sa capture était l'œuvre de son mari, qui soit par jalousie dans une tentative de vengeance, ou peut-être pour une lutte pour leurs enfants, il l'a vendu aux autorités de la Russie.


Dans la poursuite des objectifs connus de lui seul et apparemment afin de vouloir se venger pour les vies brisées par Ablyazov, Sergey Tishchenko a mis en place dans la maison de son épouse en France un dispositif qui enregistre toutes ses conversations, et surtout celles avec l'oligarque déchu. Ce sont ces enregistrements qui détaillent les plans pour le blanchiment de l'argent volé est qui sont devenus disponibles à la police russe .


Alors que le truand Ablyazov et toute sa bande sont maintenant sous la pression de l'application des lois de différents pays, qui montre une rare unanimité en ce qui concerne l'auteur des faits.


Tout ce qu'il lui reste à faire est de prier pour ne pas être extradé au Kazakhstan ou en Ukraine. Et non pas parce qu'il serait probablement torturé là-bas (c'était une autre hérésie inventée par la propagande des gens d'Ablyazov), mais parce que les prisons dans l'UE sont beaucoup plus confortable, et donc il sera plus facile d'oublier le strass et les paillettes.

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