vendredi 31 janvier 2014

Raids aériens contre la bande de Gaza

L'aviation d'Israël a procédé à des tirs ciblés dans la bande de Gaza après un tir de roquette contre le territoire israélien.
 
« L'aviation a visé une source d'activité terroriste dans le nord de la bande de Gaza et un dépôt d'armes dans le sud en représailles à un tir de roquette contre Israël », a communiqué le service de presse de l'armée israélienne.
 
4 personnes ont été blessées dans ces raids, selon la partie palestinienne.
 
Jeudi une roquette a été tiré depuis le territoire palestinien vers le sud d'Israël sans faire de dégâts et sans causer de victimes. 
 
Sur www.alterinfo.net le 31/01/2014

jeudi 30 janvier 2014

Conférence sur la Syrie: des progrès réalisés (Ban Ki-moon)

Certains progrès ont été réalisé lors des négociations de paix sur la Syrie qui se déroulent depuis le 22 janvier à Montreux, en Suisse, a déclaré jeudi à Berlin le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, cité par le quotidien allemand Weser Kurier.  

"Certains progrès ont été enregistrés", a expliqué M.Ban avant de confirmer que ce round de négociations prendrait fin vendredi 31 janvier.  

Initiée par Moscou et Washington, la conférence internationale sur le règlement de la crise syrienne, dite Genève-2, a réuni autour d'une même table les délégations du pouvoir et de l'opposition anti-Assad. Elle vise à trouver une solution au conflit armé qui secoue la Syrie depuis bientôt trois ans et a déjà fait, selon des ONG internationales, plus de 130.000 morts et quelque 2,4 millions de réfugiés.    

Mercredi, les parties au dialogue ont convenu de tenir le deuxième round de négociations une semaine environ après la fin de cette session. 

Le 30/01/2014 sur Ria Novosti

lundi 27 janvier 2014

La Russie et la Chine donnent un signal à l'Occident

La Chine et la Russie renforcent le partenariat stratégique et donnent un signal à l'Occident depuis la Méditerranée. C'est ainsi que les experts russes ont commenté la portée géopolitique des premières manoeuvres russo-chinoises en Méditerranée. La Chine, en se trouvant dans la région en permanence, va accroître, de concert avec la Russie, sa présence militaire ce qui permettra d'équilibrer les forces de la flotte de l'OTAN.

Le croiseur porteur de missiles à propulsion nucléairie Piotr Veliki et le patrouilleur chinois Yancheng entraînent les manoeuvres conjointes et les vols d'hélicoptères embarqués. Les exercices se déroulent peu après avoir assuré la sécurité du chargement et l'escorte du premier fret d'armes chimiques syriennes depuis le port de Lattaquié vers le littoral italien, souligne le directeur du Centre des études politiques et sociales Vladimir Evseev :

«On assiste à un rapprochement entre la Russie et la Chine. La prochaine visite du président chinois Xi Jinping à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Sotchi en est une confirmation. La participation d'un navire chinois à la destruction des armes chimiques est un pas vers le rapprochement avec la Russie. Les exercices en Méditerranée font ressortir la volonté de la Chine d'être plus active dans l'arène politique étant donné qu'auparavant elle n'a jamais témoigné de l'intérêt pour la Méditerranée.

En 2013 des navires chinois ont fait escale à Port-Saïd en Egypte, au Pirée en Grèce et à Naples en Italie. La Chine possède une part dans la propriété de ces ports. A Naples, le terminal appartenant à la Chine voisine avec la base navale principale de l'OTAN en Méditerranée. Ce n'est pas un hasard si les les manoeuvres conjointes de la Chine et de la Russie dans la région ont provoqué la nervosité de l'Occident. C'est tout à fait compréhensible, relève le premier vice-président de l'Académie des problèmes géopolitiques Konstantin Sivkov :

La Chine se propose d'y être présente en permanence. Elle a besoin des garanties que les ressources du Proche-Orient, énergétiques surtout, ne soient pas sous un contrôle rigoureux de l'Occident. Il va de soi que la Chine tente de s'y implanter et y déploie sa flotte pour appuyer ses actions par une force militaro-politique. La Chine possède des navires modernes puissants qui peuvent devenir une démonstration impressionnante de la présence chinoise.

Konstantin Sivkov est convaincu que la Chine a l'intention d'atteindre ses objectifs géopolitiques en Méditerranée dans le partenariat avec la Russie :

La lutte pour cette région, surtout pour sa partie orientale, sera dure. Aussi la Russie et la Chine préparent-elles l'accroissement de leur groupe. Seules, la Russie et la Chine sont incapables de créer un groupe suffisamment puissant pour faire face à la flotte de l'OTAN. Mais elles peuvent y parvenir en commun. Voilà pourquoi les opérations cojointes de la Russie et de la Chine représentent une coopération mutuellement avantageuse en vue d'équilibrer le potentiel de l'OTAN et de créer une flotte à hauteur de celle de l'OTAN.

Les exercices de la Russie et de la Chine en Méditerranée visent à renforcer la coopération de leur flotte, estime Vladimir Evseev :

Somme toute, c'est une politique de partenariat stratégique. Celui-ci se renforce. Le nombre de navires au cours des exercices futurs sera apparemment augmenté. Il ne fait pas de doute que c'est un signal donné à l'Occident. Une pression est exercée sur la Russie, une guerre médiatique est déclenchée contre elle à la veille des Jeux olympiques. Une incompréhension sérieuse s'est esquissée entre Moscou et Bruxelles au sujet de l'Ukraine. Tout cela pousse la Russie vers la Chine. Malheureusement l'Occident ne le réalise pas complètement.

En 2014, des exercices navals de la Russie et de la Chine auront lieu dans l'océan Pacifique. Des manoeuvres terrestres sont au programme dans le cadre de l'Organisation de coopération de Shanghaï. Les navires de guerre des deux pays pourront participer à l'évacuation de la Syrie d'un nouveau chargement d'armes chimiques. Cette opération militaire doit être achevée avant le 5 février.

Par Natalia Kasho le 27/01/2014 sur http://french.ruvr.ru

Lire la suite: http://french.ruvr.ru/2014_01_27/La-Russie-et-la-Chine-donnent-un-signal-a-lOccident-3085/

mercredi 22 janvier 2014

Ablyazov : Histoire d'une extradition

La longue histoire de l'extradition de France du voyou et fraudeur international, Mukhtar Ablyazov, a trouvé son dénouement. La Cour d'Aix -en- Provence a décidé son extradition vers la Russie ou vers l'Ukraine, avec une priorité accordée à la demande moscovite.

Naturellement, cette décision n'a pas laissé la presse indifférente, laquelle a ouvert le prochain round de la bataille de l'information. Les avocats de l'oligarque, la structure ODHA (organisation des droits de l'homme d’Ablyazov), ainsi que tous ceux qui pour une raison quelconque n’aiment pas la Russie et les autres anciens pays soviétiques ont « lâché les chiens » en organisant une hystérie
bien planifiée.

Ce nouveau feuilleton politique aux longs épisodes qui fatiguent tout le monde et rédigé par M. l’oligarque fugitif, ne suscite plus un immense intérêt. Les acteurs sont ennuyeux, le jeu de scène ringard et le scénario stupide et illogique. Illogique parce que le principal coupable de tous les malheurs d’Ablyazov est  toujours appelé Kazakhstan.

Oui, cette république d'Asie centrale est la première a avoir pris les armes contre l'oligarque. C’est normal si vous imaginez qu’il a volé près de 6 milliards de dollars de l’une des principales banques du pays. Dans ces conditions, tout le monde aurait réagit de la même façon. Mais pour le pays, l'objectif principal n'est pas de mettre le délinquant en prison, même si cela est juste. La chose la plus importante est de faire revenir au moins une partie de l'argent volé. Par conséquent, la Banque BTA, celle là-même qui a été volée, est la plus active contre Ablyazov au niveau international, avec ses créanciers et les investisseurs qui ont subi les conséquences des actes du malfaiteur. Ici, il n’y a pas de motivation politique. Et dans le cas de l'oligarque, cela est prouvé par la cour de Londres, qui a condamné Ablyazov à presque deux ans d'emprisonnement.

Mais Ablyazov continue d'affirmer qu'il est persécuté pour ses convictions politiques. Selon lui, il a financé au Kazakhstan un parti d'opposition et ne peut donc pas être puni pour avoir volé ... Bêtise, diriez-vous? Oui, mais ainsi inspiré, il a pendant de nombreuses années trompé la démocratique communauté européenne. Il a même eu l’audace de dire que la décision de la Haute Cour de Londres a été dictée par le Kazakhstan.

En résumant toutes les déclarations dans la presse pour la défense d’Ablyazov, y compris les déclarations des avocats de la défense, on peut avoir l'impression que la République du Kazakhstan est au minimum, une nouvelle superpuissance hégémonique globale.

Pourquoi ? Parce que, si l’on en croit tout ce qui est écrit, aucun des Etats de l'Europe ne peut résister à la volonté du Kazakhstan, à la pression de ce pays, et à son influence. Personne n'est pas en mesure de dire «non». Comment cela est-il possible ? On peut s’attendre à tout de l'imagination enfiévrée des défenseurs d’Ablyazov...

Par exemple, Bruno Rebstok, l’avocat d’Ablyazov, en commentant la décision de la justice française pour l'extradition de l'accusé a estimé que la France pouvait subir une pression politique importante, ce qui est un signal important pour un Etat démocratique. "Cette décision ne respecte pas la justice française", a dit Rebstok.

Cette décision fait jurisprudence. Quand il n'y a pas d'argument juridique, on fait étalage d’un verbiage politique.

Les commentaires de l’Italie sur la défense ne tiennent pas debout. L’Italie s’est rappelée de l'histoire de l'année dernière relative à l'expulsion de l’épouse d’Ablyazov, Alma Shalabayeva.

" Il s'est avéré que les autorités italiennes avaient agi sous la pression du Kazakhstan " peut-on lire dans la presse, en réduisant la république d'Asie centrale à un monstre politique. Selon eux, le Kazakhstan a autant d’effet dans toute l'UE, que les États-Unis dans un pays tiers.

En référence à la conjointe d’Ablyazov, qui est retournée en toute sécurité en Italie, certains articles des médias écrivent que la demande d'extradition de son mari en Russie ou en Ukraine formulée par les procureurs français a été imposée par les autorités du Kazakhstan.

L’idée est que si Astana «dirige» officiellement  l'ensemble de l'Europe, la Russie et l'Ukraine n'agissent qu’aux ordres du Kazakhstan. Cette opinion n'est que verbiage ...

En fait, tout est simple. M. Ablyazov a laissé ses sales empreintes en Ukraine et plus en Russie, il a créé un groupe criminel et a orienté des millions de dollars dans des comptes offshores. C’est ce qui a dicté les demandes d'extradition de ces pays. En outre, les activités d’Ablyazov et de ses associés font l'objet d'une enquête criminelle par la Justice de Chypre, de Hongrie et de Lettonie.

Mais qui sont les défenseurs d’Ablyazov ? Dans leur tentative de protéger le délinquant, ils ont fait chuté à travers le plancher l'UE, force politique indépendante, sans oublier le fait que la justice européenne a été trainé dans la boue.

L’avocat Bruno Rebstok a dit que la cour " n'a pas donné de réponses crédibles aux arguments juridiques complets contre l'extradition l’Ablyazov ", et ce malgré l'évaluation juridique d’Ablyazov qui a été donné par la Haute Cour de Londres et l’examen objectif de l'affaire par la justice française.

Un autre avocat, Peter Salas, qui représente la famille Ablyazov, a dit que malgré son plaidoyer la décision d’extradition a été prise contre l’avis des grandes organisations des droits de l’homme. Et c'est un avocat ! Alors à quoi servent la police, les procureurs et les tribunaux ? Alors allons y. Laissons donc tous des voleurs créer ou financer des grandes organisations des droits de l'homme sur les milliards volés, et abolissons le système judiciaire. C'est à ce moment là que les droits de l’homme l’emporteront !  Et on sait des droits de quel homme il s’agit, tout d’abord ceux d’Ablyazov.

- C’est un voleur, voici les faits, dira la banque qui est victime.

- Non, c’est un homme politique, avec l’argent il a financé l'opposition ! – Répondront les défenseurs.

Que la vie commence , n'est-ce pas ?

Jusqu'à présent, Dieu merci, le bon sens l'a toujours emporté. La formule avec laquelle le voleur doit aller en prison existe. Bien entendu, les cris des défenseurs des droits de l'homme interfèrent avec la perception objective de l'affaire. La pression sur la justice devient la norme, et les avocats se transforment en politiciens. Quelle transformation attendre ? Qui sait ?

Même maintenant, si le coupable a beaucoup d'argent, il est de plus en plus difficile de le poursuivre. Depuis plusieurs années, nous regardions le cirque d’Ablyazov au tribunal de Londres, jusqu’au moment où les Britanniques eux-mêmes ont perdu patience et donner en verdict à l’oligarque, 22 mois de prison pour outrage au tribunal.

En France, ainsi qu’en Albion, les avocats tentent de nouveau de jouer les prolongations. La défense de  Mukhtar Ablyazov s’est pourvu en cassation contre la décision de la cour.

Cependant, les représentants de la Banque BTA croient qu’il y a eu beaucoup de progrès. La décision d'extrader le magnat va  faciliter le retour des actifs volés à la Banque BTA.
 

dimanche 19 janvier 2014

Le FBI a confirmé la culpabilité de Rakhat Aliyev

Le FBI a confirmé la participation de Rakhat Aliyev à l'assassinat d'un éminent homme politique du Kazakhstan : Mr Altinbek Sarsenbayev.

Il est à présent devenu extrêmement important pour les sociétés civilisées de revoir certaines de leurs approches en matière de droit de l’Homme. Ce n’est pas la première fois, ni même la deuxième fois, que les fiers Européens avec leurs principes ont pris par erreur sous leur protection des criminels et des escrocs qui auraient été persécutés pour des raisons politiques.

De la même façon que la naïveté des femmes au foyer leur fait croire aux feuilletons mexicains, de nombreux gouvernements de l'UE ont volontiers accepté comme une vérité, les histoires de ces fugitifs sur leur lutte sans compromis pour les droits civiques, disant qu'ils sont la principale force d'opposition aux régimes autoritaires de leur pays. Il est probable que l'Europe n'ait toujours pas quitté les stéréotypes de la «guerre froide» et entende ce qu'elle veut entendre.

D'où viennent l’erreur quand il s'avère que sous cette protection se cachent les grands criminels. Mais le plus important est de comprendre que c’est une erreur et de se raviser à temps pour être en mesure de reconsidérer sa position et en tirer des leçons. Il est important d’avoir le courage de l'admettre et de reconnaître ses torts.

On peut citer des exemples où il est temps d'admettre ses torts. L'un d'entre eux concerne Rakhat Aliyev, également connu sous le nom Shoraz habitant maintenant à Malte. Il fut un temps où, autour de cette figure odieuse, ont été ouverts de nombreux litiges juridiques. Le Kazakhstan où il est né a insisté sur son extradition, en présentant une liste de charges si importante, qu’on peut  douter que tout cela ait été réalisé par une seule personne.

Certainement pas. Il a dirigé un gang, étant bien positionné dans les hautes sphères du pouvoir, une sorte de mafia si vous voulez. Parmi les charges accusant Shoraz et ses complices se trouvent des raids ( où pendant l'un d'eux avait été tué deux banquiers ), une tentative de coup d'Etat, et des fraudes financières. Shoraz a laissé ses empreintes même en Europe. Récemment, un scandale lié à un blanchiment d'argent a éclaté autour de lui.

Et pourtant, une certaine partie de la communauté avait des doutes qu’il soit vraiment coupable. Certaines personnes croient encore que les poursuites pénales engagées contre Aliyev alias Shoraz son politiquement motivées .

Récemment ont été publiés des résultats choquants suite à une enquête du FBI sur l' assassinat de l’un des hommes politiques de l'opposition au Kazakhstan, Altinbek Sarsenbayev et ses deux assistants Vassili Juravlev et Baurjan Baibosyn.

Rappelons la lointaine année 2006, quand au début de février il y a eu un évènement fracassant à propos d’un enlèvement et un assassinat.

Au cours de l'enquête, il a été établi que l' assassinat a été commis par Rustam Ibragimov et un groupe d'autres personnes. Erjan Utembayev, qui était à l'époque au poste de chef de cabinet du Sénat, avait été désigné comme le commanditaire de cet assassinat. Ce point  a d'ailleurs causé une grande surprise, car il a été dit que le motif de l'assassinat était " des relations fortement hostiles".
 
Tout s’est passé autrement. En fait, E. Utembayev a simplement chargé Rustam Ibragimov de kidnapper Sarsenbayev, de lui faire peur et le tabasser, mais pas de le tuer.

Ce fait était jusque-là inconnue. R. Ibragimov l’a rapporté l'année dernière dans une déclaration à la Cour suprême de la République du Kazakhstan.

Dans cette déclaration, il a d'abord avoué avoir commis ce crime, décrivant en détail toutes les circonstances et a déclaré que le véritable commanditaire de l'assassinat de Altinbek Sarsenbayev n'était pas Erjan Utembayev, mais bien Rakhat Aliyev et Alnur Musayev.

Au nom de la Cour suprême l'exactitude de son témoignage a été encore vérifié par une équipe d'enquêteurs spécialement créée avec la participation directe du Fédéral Bureau of Investigation des États-Unis.

Ainsi, il a été constaté qu’en 2006, après des recherches graphologiques et des entrevues avec des agents du FBI des Etats-Unis, Rustam Ibragimov leur a dit que le vrai commanditaire de l’assassinat est Rakhat Aliyev.

Cependant, Ibragimov a refusé de donner un témoignage officiel et a demandé de ne pas divulguer cette information en raison de menaces pesant sur la sécurité de sa famille.

Actuellement, le FBI américain a confirmé l’information de Rustam Ibragimov en produisant des documents pertinents.

Au cours d’une nouvelle enquête, Ibragimov a témoigné que Rakhat Aliyev à pris connaissance de l’ordre de tabasser Sarsenbayev, et a décidé de profiter de la situation pour faire tuer ce membre de l'opposition.

Les arguments d’Ibragimov recueillis ont été pleinement confirmés par l'enquête grâce à des preuves objectives.

En août 2013, les déclarations de Rustam Ibragimov et de plusieurs témoins clés ont été vérifiés avec exactitude et confirmé par des experts externes (des graphologues américains du FBI).

A présent, une enquête préliminaire impliquant des membres du Federal Bureau of Investigation des États-Unis sera ouverte contre Aliyev et Musaev.

L’Ambassadeur John Ordway, représentant les USA auprès de la République du Kazakhstan, a dit lors d’un debriefing qu’il est venu pour signifier la fin d'une longue et minutieuse enquête qui a commencé le 11 Février 2006, sur l’assassinat sans pitié de Altinbek Sarsenbayev, Baurjan Baibosyn et Vassili Juravlev.

« Je voulais aussi parler de la coopération exceptionnelle entre la Justice du Kazakhstan et les États-Unis. Tout au long de la nouvelle enquête américaine, le FBI avait un accès facile à tous les documents liés à l'affaire. Cela comprenait non seulement un accès facile à une étude indépendante de la preuve et des documents, mais aussi l'occasion de réaliser un test de graphologie par le côté américain, indépendamment des autorités kazakhes » a déclaré le diplomate.

Selon lui, les mesures prises par le FBI pour aider l’enquête, ont conduit à des résultats en accord avec les conclusions formulées par le Procureur général de la République du Kazakhstan.

Il est maintenant temps pour la Communauté européenne de bien considérer qui est véritablement la personne qu’elle a pris en charge, et pourquoi celle-ci est toujours en cavale ? Il est également temps de tirer des conclusions et de ne pas s’empresser de défendre n’importe qui. Sinon, la confiance dans l'équité et l'impartialité, pierre angulaire d'une société démocratique, pourrait-être minée.

jeudi 16 janvier 2014

Le nouveau visage de la rébellion syrienne

 

Moins djihadiste, moins modéré, mais plus salafiste. Le nouveau visage de la rébellion anti-Bachar el-Assad prend forme. En coulisses, il est façonné par l'Arabie saoudite, qui parraine le Front islamique, la nouvelle force dominante de cette insurrection, en remplacement des combattants modérés de l'Armée syrienne libre (ASL), défaits. Mais cette coalition d'une douzaine de brigades fondamentalistes devra relever de nombreux défis avant d'emporter le soutien des Occidentaux et vaincre les djihadistes avec lesquels une guerre à l'issue incertaine a été déclarée, il y a dix jours dans le nord et l'est de la Syrie.

Forts d'environ 60.000 hommes, les rebelles du Front islamique ont certes marqué des points dans la région d'Idlib et d'Alep face aux 10.000 à 15.000 djihadistes de l'État islamique en Irak et au Levant (EIIL), lié à al-Qaida. Mais ces derniers, aguerris après des années de guerre sainte en Irak, en Tchétchénie ou en Afghanistan, viennent de reprendre le gros du terrain perdu dans leur bastion de Raqqa, et dans d'autres villes à la frontière turque. Les «fous de Dieu» n'hésitent pas à lancer leurs voitures piégées, non plus contre les pro-Assad, mais contre leurs anciens frères d'armes. Ces luttes intestines ont fait plus de 700 morts en une semaine: 250 chez les djihadistes, 300 chez les autres insurgés et des dizaines de civils. Ce bilan lourd profite au pouvoir, qui la plupart du temps, observe ses ennemis s'entre-tuer.

Après s'être emparés le 6 décembre - soit deux semaines après sa création - du quartier général de l'ASL et de ses stocks d'armes à Atmeh près de la frontière turque, les dirigeants du Front islamique cherchent désormais à édulcorer leur charte fondatrice pour ne plus effrayer les Occidentaux. «Pas de démocratie, un islam dur régi par la charia, c'était le langage d'al-Qaida», constate un intermédiaire en contact avec ces leaders salafistes. Le régime jubilait en disant: «Regardez ce qui attend la Syrie!»

Conscient de cette erreur, le Front œuvre désormais à la rédaction d'une nouvelle «feuille de route». «La communauté internationale nous a mal compris. On va vous expliquer ce qu'on veut en éliminant certains éléments de notre charte», plaident ses dirigeants, qui reconnaissent avoir sollicité «des experts d'un pays ami», sans doute saoudiens.

Les chefs se méfient des donneurs d'ordres

Amer mais réaliste, l'ambassadeur américain Robert Ford, en charge du dossier Syrie au Département d'État, cherche désespérément à nouer un contact avec les groupes armés salafistes. Ce qu'ils ont refusé jusqu'à maintenant. «Ils ne veulent pas de la conférence de Genève», explique un diplomate européen. Pour qu'une transition négociée du pouvoir puisse être lancée à partir du 22 janvier en Suisse, les États-Unis ont besoin de nouveaux interlocuteurs ayant une réelle influence sur des rebelles capables de faire respecter un cessez-le-feu. «Les Américains s'emploient à convaincre les Saoudiens qui livrent armes et argent au Front de les faire rentrer dans le jeu politique», ajoute cette source.

Mais les différentes brigades fondamentalistes - Armée de l'Islam, Ahrar al-Cham, Soqour al-Cham, Liwa al-Tawhid - ne sont pas forcément d'accord entre elles. «N'oubliez pas une caractéristique importante du conflit: l'indépendance des groupes armés, relève Mokhtar Lamani, représentant de l'ONU à Damas. Les chefs se méfient des donneurs d'ordres. Certains ont en effet beaucoup souffert lorsqu'au début, le Qatar les a affamés, sous prétexte qu'ils refusaient de jouer son jeu.»

L'issue de cette bataille interne à la rébellion dépend en grande partie d'une troisième composante, le puissant Front al-Nosra, représentant officiel d'al-Qaida en Syrie, dont les 15.000 combattants hésitent souvent entre leur serment djihadiste, de solides amitiés locales et une certaine respectabilité à acquérir avec le Front islamique. Depuis sa création, ses brigades ont la plupart du temps coopéré avec al-Nosra pour attaquer l'armée régulière, comme lors de l'offensive contre Adra près de Damas que les loyalistes assiègent depuis plusieurs semaines.

Théoriquement, al-Nosra et son écrasante majorité de rebelles syriens sont plus proches du Front islamique que des djihadistes étrangers qui kidnappent, exécutent aveuglément et soumettent la population à la plus obscurantiste des versions de l'islam. «Mais c'est oublier que c'est l'EIIL qui a financé au début al-Nosra», rappelle Mokhtar Lamani, qui voit dans le regain de vigueur des djihadistes le signe qu'ils bénéficient toujours d'appuis importants chez leur ex-allié.

«Al-Nosra, c'est al-Qaida qui s'adapte, prévient le diplomate onusien, il a la même stratégie finale que l'État islamique mais avec une touche un peu plus fine pour y parvenir». En parallèle à son allégeance à Ayman al-Zawahiri, le chef d'al-Qaida, au printemps, al-Nosra a renforcé l'Armée de l'Islam, la plus importante brigade salafiste de ce qui allait devenir des mois plus tard le Front islamique. Objectif: que cette vitrine lui épargne les conséquences de l'inscription sur la liste noire américaine. La ruse trompera-t-elle les Occidentaux, réticents à alimenter en armes un magma en fusion quasi perpétuelle?

Recomposition dans le sang

Cette recomposition dans le sang est rendue encore plus complexe par le double jeu de certains parrains de la révolution, avides de récupérer le reliquat de combattants de l'ASL pour peser politiquement. «L'Armée libre reçoit toujours de l'argent du Golfe, soutient un observateur à Damas, cela veut dire que le Qatar et probablement l'Arabie saoudite continuent de payer avec l'objectif d'attirer ses membres vers le Front islamique.»

Mais une fois encore sur le terrain, c'est un autre son de cloche. Les relations entre le haut commandement de l'ASL et le Front islamique sont exécrables. «Nous avons 60 % à 70 % de la totalité des combattants (120.000 environ), c'est à vous de nous rejoindre, pas à nous», ont martelé les chefs salafistes aux cadres de l'ASL pendant une semaine de négociations houleuses le mois dernier à Istanbul. Ayant le sentiment d'être abandonnés, certains rebelles modérés, inquiets de la dérive djihadiste, déposent les armes et se rendent au gouvernement. Ils sont encore peu nombreux. D'autres songent à partir, comme en atteste le nombre croissant de demandes de départ déposées par des combattants auprès du Haut Commissariat aux réfugiés à Damas, selon une source interne à l'ONU.

Par Georges Malbrunot sur www.lefigaro.fr le 13/01/2014

Chine : les réserves de devises étrangères totalisent 3,820 milliards de dollars

Les réserves en devises étrangères de la Chine ont augmenté à 3,820 milliards de dollars fin 2013, soit 509,7 milliards de dollars de plus que l'année précédente, a annoncé mercredi un responsable de la banque centrale du pays.

Les réserves nationales de devises étrangères sont revenues sur la voie d'une croissance rapide en 2013 avec une augmentation trimestrielle de près de 160 milliards de dollars aux troisième et quatrième trimestres.

L'augmentation nette en 2013 a également largement surpassé celle de 130 milliards de dollars de l'année 2012.

Les chiffres ont été dévoilés après que les autorités douanières du pays ont annoncé la semaine dernière que le surplus commercial s'était élargi à 259,75 milliards de dollars en 2013, en croissance de 12,8 % sur un an.

Dans le même temps, les investissements directs étrangers (IDE) en Chine ont continué à augmenter.

Les données officielles ont révélé que l'afflux des IDE avait atteint 105,51 milliards de dollars entre janvier et novembre, en hausse de 5,48 % en glissement annuel.

Les réserves chinoises de devises étrangères se montaient à 100 milliards de dollars en 1996. Il n'a fallu qu'une décennie pour que la Chine dépasse le Japon et devienne la nation possédant la plus vaste réserve de devises étrangères en 2006, quand celles-ci ont dépassé les 1 000 milliards de dollars.

Cependant, avec l'augmentation des réserves, des inquiétudes se font ressentir quant à la façon dont elles sont gérées et leur valeur.

Zhao Qingming, professeur à l'Université d'Économie et de commerce international de Beijing, a déclaré que les vastes réserves chinoises de devises étrangères étaient principalement utilisées pour investir dans des bons du Trésor et des bons financiers ayant un taux d'intérêt plutôt faible. Par exemple, les bons du Trésor américain à échéance de 10 ans, qui n'ont qu'un taux d'intérêt de 2,8 %.

Agence de Presse Xinhua


Analyse & décryptage

Les réserves de changes de la Chine poursuivent leur augmentation par rapport au dernier pointage. Bientôt les 4 000 milliards de dollars seront franchis.

La Chine doit impérativement, comme le suggère cette dépêche, accélérer sa politique de diversification, et l'or bien évidemment aura une place toute particulière dans cette stratégie. C'est d'ailleurs bien la Chine qui, pour le moment, empêche les cours de l'or de s'effondrer et maintient une demande forte sur les marchés alors que l'Inde fait tout pour limiter les achats d'or par sa population sur ordre aussi des banquiers américains.

Par Charles SANNAT sur www.lecontrarien.com le 15/01/2014

L'exemple de la Russie en matière de devise parralèle

Une amie m'a un jour demandé quel autre pays, en dehors des Etats-Unis, pourrait établir un système monétaire basé sur l'étalon or.

La réponse est simple : n'importe lequel. Mais ce n'est pas là ce qu'elle me demandait exactement. En réalité, ce qu'elle voulait savoir était quel pays pourrait le faire sans causer de troubles économiques trop importants.

C'est là une question à laquelle il est bien plus difficile de répondre. Le problème principal auquel font face les pays tels que le Nicaragua, le Pakistan et le Cambodge – ou encore la Chine – est que les devises internationales majeures que sont le dollar, l'euro, la livre sterling et le yen ont une valeur fortement variable par rapport à l'or.

Vous pourriez dire – et vous auriez raison – que c'est la preuve de l'instabilité des devises flottantes et de l'inertie et de la stabilité de la valeur de l'or. L'or a joué le rôle de devise des siècles durant. Ce n'est pas l'or qui est volatile, mais tous ces morceaux de papier fiduciaires.

C'est peut-être vrai, mais dans la pratique, une majorité de pays ne pourrait s'adapter à une telle volatilité de taux de change. Le tumulte que cela causerait en termes de commerce international serait tout simplement trop important.

Il existe cependant des exceptions à cela : des localités au sein desquelles ces 'termes d'échanges' ne sont pas particulièrement pertinents. J'inclurai par exemple à cette liste de localités les pays producteurs de pétrole tels que les Etats du Golfe ou Brunei. Les paradis fiscaux tels que les Iles Cayman pourraient également s'en sortir plutôt bien. Ces pays, du fait de la nature de leur économie, auraient la capacité d'adopter un système monétaire basé sur l'étalon or.

Pour maintenir des conditions d'échange stables, la plupart des nations du monde ont une devise liée, de manière formelle ou informelle, à d'autres devises internationales majeures. Ce lien peut être fixe, comme c'est le cas pour le dispositif de caisse d'émission d'Hong Kong, ou plus désinvolte, comme par exemple la politique non-officielle employée par la Russie en vue de stabiliser le rouble par rapport au dollar et à l'euro.

En revanche, si le futur du dollar ou de l'euro ne s'avérait pas être des plus joyeux, alors ces liens auraient tendance à tirer les autres devises dans le puits de la dévaluation. C'est ce qu'il s'est passé lorsque la première devise de référence internationale, la livre sterling, a été dévaluée en septembre 1931 ; puis lorsque le dollar a été dévalué une première fois en août 1971.

Si vous jetiez un œil aux performances des devises du monde par rapport à l'or au cours de cette dernière décennie, vous pourriez voir que la même chose se produit encore aujourd'hui.

L'un des choix qui s'offre à ces pays est d'introduire une devise parallèle liée à l'or. Beaucoup de pays du monde disposent déjà d'un système de 'double devise' fonctionnel. Les affaires y sont conduites à la fois en la devise locale – typiquement une forme de monnaie papier à laquelle on ne peut faire confiance – mais également en l'une des devises majeures comme par exemple l'euro ou le dollar. Voilà maintenant des décennies que les touristes Américains peuvent utiliser leurs dollars dans les boutiques du monde entier. Lorsque la devise de ces pays souffre de troubles, ils ont tendance à se tourner vers une devise internationale.

De la même manière, un gouvernement pourrait introduire une devise alternative liée à l'or au sein de ses propres frontières – ou autoriser une organisation privée à le faire. Si le dollar et l'euro - et les devises domestiques qui y sont liées – devenaient incertains, alors les gens privilégieraient tout naturellement la devise liée à l'or. Chaque individu se tournerait vers la devise alternative, parce que cela s'avèrerait être à son avantage. Plutôt que de causer des problèmes, la devise parallèle offrirait une solution.

De nombreux Etats des Etats-Unis, à commencer par l'Utah, ont déjà mis en place des lois visant à introduire une devise secondaire liée à l'or. En revanche, je vois là une grande opportunité de mettre en place quelque chose que nous n'avons encore jamais vu auparavant : une devise internationale secondaire, liée à l'or, et soutenue par l'Etat.

Disons que le gouvernement Russe, avec le soutien de l'Etat Russe, introduise une devise parallèle liée à l'or. Le lien existant entre le rouble et le dollar ne serait pas rompu, mais le gouvernement autoriserait également l'utilisation d'un rouble lié à l'or. Cette monnaie pourrait être baptisée le tchervonets d'or, en l'honneur de la devise liée à l'or introduite par la Russie en 1701 (un tchervonets valait 3,47 grammes d'or).

Cette devise pourrait également avoir un rôle international. Disons qu'une corporation désire émettre des obligations en tchervonets d'or. Pourquoi ? Parce qu'il existerait une demande pour ce type d'obligations, et que ces dernières pourraient permettre à la corporation de lever beaucoup de capital à des taux excellents. C'est pour cela que les plus grosses corporations de notre monde lèvent du capital grâce à des obligations en dollars et en euros, et non en obligations en leur devise locale.

Où émettraient-elles de telles obligations ? A Moscou, bien sûr ! Moscou deviendrait ainsi le centre financier pour toute dette et obligation en tchervonets d'or (bien que la stabilité politique et le respect des contrats soit préalablement nécessaire dans le pays).

De cette manière, la Russie pourrait donner naissance à un système monétaire mondial basé sur le tchervonets d'or plutôt que sur le dollar fiduciaire, ce sans risquer les troubles qu'engendrerait une transition directe depuis le rouble vers une devise liée à l'or. Le système monétaire centré sur le dollar continuerait d'exister, mais la Russie offrirait une alternative à qui veut – non seulement à ses propres citoyens, mais à toute la planète.

La transition n'aurait pas de 'date officielle'. Les gens décideraient, un par un, d'arrêter d'utiliser des dollars – et toute autre devise fiduciaire appartenant au système dollar-centrique – et de se tourner vers le tchervonets d'or ou une autre devise alternative liée à l'or.

 Nous atteindrions certainement un point de non-retour une fois qu'une majorité des échanges internationaux aient été établis en monnaie liée à l'or, et il n'y aurait alors plus aucune raison d'utiliser la drôle de monnaie de Ben Bernanke. Il est difficile de prédire quand cela se produira, certainement d'ici dix ans voire plus.

Le fait est que personne n'ait besoin de décider quand cela devra se produira. La transition se fera naturellement et dans le plus grand calme en fonction des décisions prises par les habitants de notre monde. Et ne pensez-vous pas que ce soit là la meilleure façon de tout changer ?

La Russie a déjà pris une telle décision par le passé. En 1922, le tchervonets d'or était réintroduit par le gouvernement Russe et autorisé à circuler en parallèle au rouble flottant. En 1947, le rouble fut rattaché à l'or à hauteur de dix roubles pour un tchervonets. Il n'y eut alors plus besoin de deux devises parallèles, et le tchervonets fut abandonné. Il avait bien fait son travail.

 

Par Nathan Lemis le 16/01/2014 sur www.24hgold.com

 

mercredi 8 janvier 2014

Kazakhstan: des risques d'extrader l'opposant Ablyazov vers la Russie

Le parquet général français a requis l'extradition vers la Russie de l'oligarque kazakh Moukhtar Ablyazov. Pourtant, d'importants intérêts politiques pourraient inciter Moscou à le renvoyer dans la steppe kazakhe.
 
Extrader Ablyazov vers la Russie ? Cela ne pose pas problème selon l'avocate générale Solange Legras. C'est ce qu'elle a déclaré jeudi alors que la cour d'appel d'Aix-en-Provence examinait les demandes d'extradition de l'oligarque kazakh vers l'Ukraine et la Russie. A la vue des "faits considérablement plus graves" dont il est accusé en Russie, cinq milliards de dollars de malversations financières, Solange Legras a demandé de "prioriser" la demande de Moscou. Pourtant, les relations russo-kazakhes sont loin de garantir un traitement impartial de ce dossier en Russie.  
 
Moukhtar Ablyazov, 50 ans, a été interpelé le 31 juillet dans les Alpes-Maritimes. Un embarras dont la France se serait bien passé, elle qui multiplie les gros contrats au Kazakhstan dans le cadre du partenariat stratégique initié en 2009. Ablyazov s'est réfugié en France après avoir été condamné à 22 mois de prison en Grande-Bretagne pour avoir dissimulé certains actifs à la justice. Un signe que l'oligarque n'est pas blanc comme neige. Ce qui n'explique pas à lui seul l'acharnement du régime kazakhstanais pour le faire rentrer au bercail. 
 
Négociations en hautes sphères
 
Ablyazov est poursuivi par le nouvel actionnaire de sa banque Turan Aliem (BTA), à savoir l'Etat kazakhstanais qui détient 97,26% des parts de BTA depuis sa nationalisation début 2009. Pour le milliardaire, la crise financière n'a été qu'un prétexte pour l'écraser, lui qui était entré dans l'opposition en 2001 après qu'avec d'autres oligarques il a vu ses affaires menacées par l'entourage du Président Nazarbaïev. 
 
"Avec la Russie, il y a plus de chances qu'Ablyazov soit extradé au Kazakhstan. Reste à savoir ce que le Kremlin négociera avec le Kazakhstan avec qui il a des différents en ce moment, sur l'Union douanière ou dans le domaine de la coopération spatiale", remarque Dossym Satpaïev, du cabinet de consultants Risks Assessment Group. Les élites russes et kazakhstanaises sont proches. La période qui a suivi la chute d'Ablyazov a révélé combien les plus hauts intérêts stratégiques des deux pays pouvaient s'entremêler.
 
En mai 2009, un proche d'Ablyazov était arrêté: Moukhtar Djakishev, le patron de Kazatomprom, la société nationale nucléaire. Il lui était reproché d'avoir détourné 60% des actifs de Kazatomprom avec son complice Ablyazov. Accusation outrancière, le pays étant le premier producteur mondial d'uranium.
 

jeudi 2 janvier 2014

Irak : l'EIIL décapité!!

Le commandant de l'armée irakienne a félicité " la nation irakienne" à l'occasion de la mort du terroriste qaidiste " Shaker Wahib al Fahdawi" : " selon les informations concordantes , Al Fahdawi , chef de l'Etat islamique en Irak et coupable d'implication dans des attentats terroristess vient d'être éliminé .
Il a été poursuivi par la justice irakienne ". les sites takfiris ont annoncé mercredi la mort de Fahdawi en qualité de l'un des cadres de l'Etat islamique en Irak et au Levant, cette milice particulièrement sanguinaire dont les actes criminels en Syrie resteront à jamais dans les annales de l'histoire et qui continue à gagner du terrain dans la région. l'un des clips les mieux prisés du terroriste et posté largement sur la toile le montre alors qu'il tire sur le chauffeur d'un camion syrien en transit en Irak puisqu'il est alaouite ! Fahdawi, très présent au sit-in d'Al Anbar , lisait des poèmes en hommage des " actions héroiques d'Al Qaida en irak et en Syrie "! Bagdad avait fixé un prime de 50000 dollars pour quiconque donnerait la moindre information sur le lieu où le terroriste se tenait caché. 
 
Sur http://french.irib.ir le 02/01/2014