lundi 17 novembre 2014

Les dangers de "Dialogue Ouvert" pour le monde

Ces derniers temps, les médias ont de plus en plus mentionné une organisation portant le nom de Fondation "Dialogue ouvert" provenant de Pologne. La preuve a été fournie que cette organisation destructrice tente d'enfoncer un coin entre les pays de l'Est et de l'Ouest.

Que cela veut-il dire ? Une grande partie de ce qui est dit semble être vrai. À première vue, la fondation "dialogue ouvert" est une des nombreuses organisations des droits de l'homme, représentant un «troisième secteur» actif. A seconde vue, elle est une provocatrice, soutenant un nouveau cycle de confrontation entre ceux qu'elle considère comme des pays démocratiques et le reste du monde.
 
On dit que le mensonge est pire qu'un pistolet. Si nous appliquons cette formule à cette fondation, il vient à l'esprit qu'elle n'est pas une arme à feu, ni une arme automatique, ni même un lance-roquettes. En fait, cette organisation peut être comparée à une arme de destruction massive dont l'arsenal est constitué de médicaments psychotropes agissant sur les masses pour atteindre des objectifs politiques bien définis. Nous avons affaire à une sorte d'armée privée analogique qui existent dans certains Etats. Ces mercenaires loin d'être des idéologues, interviennent activement dans les affaires intérieures de différents pays, pour faire ce qui est officiellement condamné par la communauté internationale. « Dialogue ouvert » est une nouvelle arme pour un nouveau siècle, appliquant le principe «diviser pour régner» qui est aussi vieux que le monde.
 
Mais qui essaie-t-elle d'influencer ? Ses objectifs sont la Russie, l'Ukraine, le Kazakhstan et d'autres pays qui ne correspondent pas à des valeurs démocratiques imaginaires, des militants de cette fondation perverse des droits de l'homme.

Par exemple, peut-on imaginer qu'il soit possible qu'en Europe, un voleur qui a volé des milliards de dollars puisse éviter de faire face à sa responsabilité tout simplement parce qu'il finance un parti d'opposition ? Cela est impossible, parce que le principe de l'inévitabilité de la peine n'a pas été annulé.

Mais pour une raison quelconque, tout tourne à l'envers, dès qu'il devient clair que le voleur vient de l'Est ? D'une certaine manière, il devient automatiquement un dissident, un réfugié politique et un homme juste et respecté ?
 
Par exemple, dès les premiers jours de la fuite de l'oligarque fugitif de la République du Kazakhstan, Mukhtar Ablyazov, il a été pris sous la protection de l'organisation des droits de l'homme.

"Dialogue ouvert" défend jalousement l'oligarque arguant devant les tribunaux que ce qui se passe dans le cas d'Ablyazov n'est rien d'autre qu'un acte d'ordre politique, une tentative d'éliminer un concurrent par la Russie et le Kazakhstan.

Il est vraisemblable de dire que ce discours est plein de haine. En fait, des États souverains sont privés de leur droit d'administrer la justice juste parce que leur démocratie semble sous-développée. Certes, ils ne sont depuis pas si longtemps sur la voie du développement démocratique. Mais est-ce ainsi que l'on amorce un dialogue?
 
Nos voisins d'Eurasie essaient de prouver qu'Ablyazov est un voleur et qu'il est nécessaire d'en parler. Si le voleur est coupable, il doit être puni. S'il n'a pas volé, il n'y a rien à dire. Poser la question de cette façon serait logique. Mais au lieu de cela, "Dialogue ouvert" joue avec ses propres règles déroutantes et détourne les discussions.

«Les accusations d'Ablyazov de crimes économiques ne peuvent pas être considérées hors du contexte de sa persécution politique» est la position officielle de la Fondation. Mais pourquoi la question a été placée sur ce plan ?
 
Cela s'explique simplement par le fait que la défense de l'oligarque n'est pas possible autrement. Après tout, Ablyazov est vraiment un voleur. Cela est indiqué dans les conclusions de la Haute Cour de Londres relatives à la plainte de la banque kazakhstanaise "BTA Bank", victime de la fraude.
 
Par ailleurs, la réponse de la justice est très claire et dans cette situation, elle distingue l'accusation du contexte politique. En mai 2011, le tribunal britannique a statué que l'affaire Ablyazov ne peut pas être considérée comme politiquement motivée. "Dialogue ouvert" est alors entrée dans le mutisme. Elle est également devenue silencieuse sur la procédure judiciaire au Royaume-Uni qui a condamné Ablyazov à la prison pour avoir dissimuler à la cour ses actifs, et sur sa fuite. Par la suite, Ablyazov a été privé du droit de défendre ses intérêts dans son affaire, et le tribunal, l'accusant de « cynisme, opportunisme et roublardise » a ordonné de saisir ses actifs afin de payer une compensation à la banque BTA. Dans le cadre d'autres procédures, la justice a conclu qu'Ablyazov a organisé ou autorisé l'émission de faux prêts qu'il a détourné en les répertoriant sur des sociétés écrans à l'étranger.

Ce sont les faits. Et "Dialogue ouvert" les ignore délibérément, car ce n'est pas pour la vérité qu'elle se bat. Dans le cadre de l'affaire Ablyazov, son objectif principal est l'impact sur la société et les autorités afin de le libérer de sa responsabilité pénale. Naturellement tous les coups lui sont permis, du mensonge à la déformation des faits.
 
Autre exemple, « Dialogue ouvert » écrit qu'Ablyazov a un statut d'immunité, car la Grande-Bretagne l'a reconnu comme réfugié politique. La Perfide Albion a effectivement fait cette erreur car elle ne savait pas à qui elle avait affaire. Mais ce statut a été révoqué depuis longtemps. "Dialogue ouvert" a essayé à nouveau de l'omettre.

Tout cela suggère quelques réflexions sur le lien étroit entre le «Dialogue ouvert» et l'oligarque. C'est à travers sa vaste structure ténébreuse qu'Ablyazov peut financer l'organisation. En outre, celle-ci a été créé en 2009, juste au moment où l'oligarque en avait personnellement besoin et lorsqu'il s'est enfui vers la Grande-Bretagne.
 
En général, une structure qui se respecte ne va pas gâcher son image en se liant à une personne odieuse, en particulier si l'autorité judiciaire a démontré le coté ténébreux de cette personne. Mais la fondation «Dialogue ouvert» continue à aller sur le sentier de la guerre, en décrivant Ablyazov comme un nouveau chevalier médiéval qui pénètre dans le stade pour la dame de son cœur. A notre époque, la bataille d'Ablyazov semble se faire derrière les barreaux d'une prison française où il s'est trouvé en résultat d'une opération spéciale menée par Interpol.

Soit dit en passant, la nouvelle aversion de "Dialogue ouvert" contre Interpol peut se comprendre. Les militants des droits de l'homme, au sens figuré, appellent à casser les "dents pointues" d'Interpol, et de les remplacer par des implants d'herbivores avec lesquelles il est impossible de mordre les criminels.
 
Un des représentants de la Fondation "Dialogue ouvert", Angi Tcherep, parlant récemment lors d'une conférence de l'OSCE, a déclaré que les pays tels que la Russie, l'Ukraine et le Kazakhstan abusent de l'organisation Interpol. Tcherep a parlé de la nécessité de la réformer. L'organisation doit changer les règles relatives aux mandats d'arrêt, de manière à permettre à l'accusé de présenter des preuves de son innocence. Comment comprendre cela ? Avant l'arrestation, que doit faire le tribunal ? Comme le démontre l'affaire Ablyazov, il ne faut pas croire ce que disent les criminels. Il n'y a qu'à regarder comment il s'est habilement échappé de la Grande Bretagne ...
 
"Dialogue ouvert" a probablement besoin de cela. Il défend tous ceux qui sape l'Etat, menace la stabilité du pays, qui, prétendument, va conduire à la civilisation. Au lieu de pousser la société vers une démocratie qui évolue, la fondation transforme tous les dissidents en ennemis, sans même essayer de les convaincre qu'ils ont raison. Il n'y a pas de dialogue. Il font seulement de la fausse propagande et du mal à leurs adversaires.

En Ukraine aussi, tout a commencé avec de belles déclarations sur l'inviolabilité des droits de l'homme. En fin de compte, nous avons vu la dévastation et le chaos. «Dialogue ouvert» y a démarré ses activités avec la mission EuroMaydan et équipe aujourd'hui les bandes de mercenaires de « Aydar ».
 
Même les autorités polonaises ont essayé de résister aux soi-disant fournitures humanitaires de la fondation, qui étaient en réalité des casques et gilets pare-balles. Elles ne pouvaient rien faire. C'est dire la puissance de la fondation. Il est temps de crier, de retrouver vos sens ! C'est de la sauvagerie. Il faut se rappeler l'horreur des bandes de mercenaires sur cette terre. Avons-nous oublié le «massacre de Volhynie»? Pendant la Seconde Guerre mondiale les bandes de mercenaires ont tué 850 000 Juifs, 220 000 Polonais, et environ 500 000 civils Ukrainiens.
 
En fait, en maintenant "Dialogue ouvert" on soutien l'avènement d'une nouvelle guerre. C'est une organisation de malades en  phase terminale de nationalisme. Des organisations telles que la fondation mentionnée ci-dessus, abusent de la confiance du public, font la promotion de l'idée de l'exclusivité de certains Etats sur les autres, ce qui peut être une des manifestations du fascisme.

En conclusion, la démocratie, comme toute autre forme de gouvernement, doit se définir des limites, sinon elle risque de se  réincarner en un despote qui parle la langue de la haine et de l'hostilité. Il ne faut pas oublier que les droits des uns se terminent là où les droits des autres commencent.

Aucun commentaire: