dimanche 17 juillet 2016

Brexit : quels enjeux pour l'Asie ?


Deux semaines après avoir vivement réagi au Brexit, les bourses asiatiques se sont ressaisies. Idem pour les monnaies qui, à l'exception du yen, avaient chuté par rapport au dollar. Peut-on en conclure que le Brexit est un non-événement pour les économies asiatiques ? Non. Car si sur le plan des échanges, ses enjeux sont minimes, il bouscule les stratégies des multinationales asiatiques. A plus court terme, il peut précipiter une fuite de capitaux et une crise immobilière à Londres.
Des enjeux commerciaux minimes
Si le Brexit devrait freiner la croissance du Royaume-Uni, ce dernier ne représente cependant qu'un enjeu commercial minime pour la région Asie, y compris pour les pays du Commonwealth. L'économie britannique absorbe 1 % des exportations de la plupart des Etats asiatiques, à l'exception du Cambodge et du Vietnam.
Part du Royaume Uni et de l'Union européenne dans les exportations des pays d'Asie (2015).
La porte d'entrée de l'Europe
Le Royaume-Uni est le deuxième pays d'accueil des investisseurs étrangers dans le monde derrière les États-Unis et la Chine (Hong Kong inclus). Selon la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (Cnuced), le stock des investissements directs étrangers (IDE) y était de 1 600 milliards de dollars, soit deux fois leur stock en France ou en Allemagne, et un sixième du stock dans l'UE. Les entreprises américaines à partir des années 1960 et les Japonaises vingt ans plus tard ont choisi de s'implanter au Royaume-Uni avant de s'aventurer sur le continent européen. L'adhésion britannique à la communauté économique européenne a accéléré ces investissements. Margaret Thatcher démarchait les entreprises nippones en leur assurant qu'elle se battrait pour que Bruxelles les traitent comme des entreprises britanniques. A la vague japonaise, ont succédé les IDE des « Nouveaux Pays Industriels », des entreprises hongkongaises puis taïwanaises derrière Tatung qui a investi dans l'assemblage de téléviseurs à Bridgend. L'exemple fut suivi par Samsung à Billigham en 1994, un site fermé sept ans plus tard à cause de la concurrence chinoise.

Depuis 2000, la plupart des pays émergents s'internationalisent et le Royaume-Uni est leur destination la plus prisée en Europe. Entre 2003 et 2015, il a attiré 83,2 milliards de dollars d'investissements de ces pays, autant que le continent, beaucoup plus que l'Allemagne (32.2 milliards) et la France (7 milliards). Parmi ces investisseurs, les entreprises chinoises ont investi pour 12 milliards au Royaume-Uni, soit quatre fois plus qu'en Allemagne où, par contre, elles rachètent plus d'établissements pour accéder aux technologies. Depuis quelques années, l'Inde investit davantage dans son ancienne métropole coloniale, que cette dernière n'investit dans son ex-colonie. Le rachat en 2007 du sidérurgiste Corus par Tata Steel a été l'investissement le plus ambitieux. Mais il n'a pas résisté au dumping chinois, et le groupe indien a décidé de s'en débarrasser.

En 2013-14, selon le UK Trade and Industry, l'Inde a été le 3ème investisseur au Royaume-Uni (après les Etats-Unis et la France) avec 14 milliards de dollars d'opérations green field, et le troisième créateur d'emplois avec une centaine de projets dans la santé et l'agro-alimentaire. Quelques jours avant le vote sur le Brexit, la fédération indienne des chambres de commerce et de l'industrie avait sonné l'alarme sur ses conséquences. Pourrait-il surgir une opportunité ? Déçus par l'enlisement des discussions avec l'UE, les Indiens espèrent négocier rapidement un accord de libre-échange avec le Royaume-Uni.
La « réindustrialisation asiatique » du Royaume-Uni
Les entreprises asiatiques n'ont pas seulement investi dans l'immobilier ou la finance, elles ont participé à la réindustrialisation du Royaume-Uni qui avait été « l'usine du monde » au XIXème siècle. En 2015, son secteur manufacturier a attiré plus d'investissements que l'Allemagne. Les provinces du Nord-Ouest – Liverpool, Manchester, Sheffield, Leeds – le cœur de l'industrie britannique d'antan – ont le vent en poupe. La visite de Xi Jinping a été l'occasion d'inaugurer une liaison aérienne entre Pékin et Manchester : les Chinois y construisent l'extension de l'Airport City Park pour accueillir des entreprises de Chine. Les plaidoyers de Xi Jinping et d'Abe pour le « Remain » ont plus été entendus à Manchester, Liverpool et Londres que dans le reste de l'Angleterre !

Avec plus de 1 000 entreprises et 140 000 salariés, les Japonais sont les plus présents au Royaume-Uni où ils dominent la construction automobile. Après avoir connu ses heures de gloire dans les années 1930 et dans les années qui ont suivi la guerre, l'industrie britannique a connu à partir des années 1960 une longue période de déclin, que n'a pas freiné l'arrivée des constructeurs américains (l'investissement de Chrysler a été repris par PSA). Le déclin a continué alors que la reprise du marché intérieur suscitait une forte progression des importations. Les marques anglaises les plus prestigieuses ont disparu ou ont été rachetées. La renaissance de l'industrie date des années 1980 : alors qu'elle produisait trois fois moins de voitures particulières que la France, elle est sur le point de la rattraper. Une étude publiée en 2015 prévoyait que sa production atteindrait 2 millions de véhicules en 2020, un accroissement qui devait permettre de créer 28 000 emplois.

Cette renaissance doit beaucoup au Japon et un peu à l'Inde. Depuis les années 1980, Toyota et Honda ont investi un total de 2,2 milliards de livres sterling dans l'automobile. En 1984, Nissan a investi 50 millions de livres sterling pour construire une unité d'assemblage située à Sunderland, une ville portuaire du nord du pays. Depuis, le constructeur japonais a investi 3 milliards de livres dans ce site où il fabrique 500 000 voitures et emploie directement 6 800 salariés. En 2008, Tata a racheté à Ford ses filiales Land Rover et Jaguar pour 2,3 milliards de dollars. Contrairement à ce qui était redouté, le groupe indien n'a pas délocalisé la production de ces deux marques dont les ventes se sont redressées. Exportant 80 % de leur production vers le continent européen, les constructeurs asiatiques redoutent la mise en place de tarifs douaniers sur leurs exportations vers l'UE. Cela marquerait la fin de la « réindustrialisation asiatique » du Royaume. A moins qu'entre-temps, la livre décroche vis-à-vis de l'euro – un argument que les Britanniques « vendent » désormais aux Chinois – ou que Londres allège la fiscalité sur les entreprises et que cette menace conduise à rétablir les conditions ex-ante !

Vu d'Asie, le Royaume-Uni, champion européen du libéralisme, a fait un « grand bond en arrière » et cela provoque un changement d'attitude de la part des investisseurs asiatiques. L'immobilier est un premier test. Avec encore 12 % des achats au premier trimestre 2016, les acquisitions asiatiques à Londres ont participé à la bulle immobilière. Alors que sur le marché, le rythme des transactions s'est effondré depuis trois mois, les prix n'ont pas évolué. Le retrait des investisseurs asiatiques pourrait précipiter une correction du marché, et une crise de l'immobilier.

Par Jean-Raphaël Chaponnière le 08/07/2016 sur https://asialyst.com

"Ma retraite pas si dorée en Asie du Sud-Est"

Comme beaucoup de Français, notre contributeur a décidé de quitter la France pour vivre sa retraite à l'étranger. Sa destination? La Thaïlande, puis le Cambodge, qui l'ont tour à tour fait déchanter. Témoignage.
Depuis plus de quatre ans, je suis en short et en tongs 365 jours par an. Tout a commencé avec un premier voyage "pour voir" comment cela se passait en Thaïlande, puis un aller-retour en France pour récupérer quelques affaires, refaire un visa touristique de deux mois et tester l'Airbus A380. 
Jusque-là, tout allait bien. J'étais à quelques années de la retraite et sans activité, avec un revenu provisoire d'environ 700 euros mensuel. Je me suis donc installé dans une ville de 70 000 habitants, avec le pont de la rivière Kwaï comme décor (proche de la frontière birmane). J'ai loué un petit logement que j'ai aménagé et ai même acheté un magnifique scooter haut de gamme à mon nom. Chaque trimestre, je devais sortir du pays pour renouveler mon visa touristique. Il me suffisait alors de m'envoler vers un pays voisin, le Laos ou le Cambodge, le temps d'une nuit. 
Puis le vernis du tableau s'est écaillé... 

"Viré, pour un pot de confiture impayé"


Ayant plus de 50 ans, je pouvais demander un visa retraite en déposant 21 000 euros sur un compte en banque thaï... Option impossible pour moi et surtout à éviter étant donné la malheureuse aventure d'un compatriote septuagénaire. Résidant depuis 10 ans dans le pays, il a été viré en 24 heures, en dépit de l'argent qu'il avait placé, pour un pot de confiture oublié dans sa poche au passage en caisse d'un supermarché. Depuis, il prend un panier pour faire ses courses... Au Cambodge voisin! 
J'allais donc régulièrement à Phnom Penh, à l'ambassade de Thaïlande où les fonctionnaires étaient particulièrement désagréables. Un jour, ils n'ont pas trouvé mon passeport. J'ai donc perdu mon billet d'avion retour. Tout ça, pour ne me délivrer qu'un visa d'un mois. C'était la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. 
Par Gelenes sur www.lexpress.fr le 09/07/2016

samedi 16 juillet 2016

L'ombre du contentieux en mer de Chine au sommet Europe-Asie


Les dirigeants d'Europe et d'Asie réunis vendredi et samedi à Oulan-Bator, en Mongolie, n'ont fait aucune référence explicite au contentieux en mer de Chine du Sud dans le communiqué final de ce sommet, alors même que le sujet a fait l'objet d'âpres discussions, selon des diplomates présents.
La question, hautement sensible, a refait surface à la suite d'une décision de la Cour permanente d'arbitrage (CPA) de La Haye rendue mardi dernier, donnant gain de cause aux Philippines dans leur litige avec la Chine.
Le tribunal a jugé qu'il n'y avait "aucun fondement juridique pour que la Chine revendique des droits historiques sur des ressources dans les zones maritimes" de la majeure partie de la mer de Chine du Sud.
Le gouvernement chinois a réagi en affirmant qu'il prendrait toutes les mesures nécessaires pour protéger ce qu'il considère être sa souveraineté en mer de Chine du Sud et annoncé avoir le droit d'y aménager une zone de défense aérienne.
Par la suite, les représentants se sont rendus au sommet Europe-Asie d'Oulan-Bator en faisant savoir qu'ils ne souhaitaient pas y aborder la question car, disaient-ils, ce n'était pas le lieu.
Dans la déclaration publiée samedi, les pays présents réaffirment leur engagement à promouvoir la sécurité en mer, la coopération entre Etats, la liberté de naviguer et de survoler le territoire de pays étrangers.
Ils ajoutent que la législation internationale, en l'occurrence la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer, doit s'appliquer pour résoudre les contentieux, mais n'évoquent pas directement le cas de la mer de Chine du Sud.
NÉGOCIATIONS "INTENSES"
Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a malgré tout dit à la presse son espoir que la décision de la Haye constitue une première étape sur la voie d'une résolution du conflit entre la Chine et certains de ses voisins en Asie.
"Ce n'est pas très évident de tomber d'accord avec nos partenaires chinois lorsqu'on aborde ces sujets, cependant nos discussions ont été difficiles, dures mais aussi pleines de promesses", a-t-il déclaré.
Vendredi, l'Union européenne a publié un communiqué prudent en réaction à l'arbitrage de La Haye, soulignant en creux les divergences entre pays membres sur l'attitude à adopter vis-à-vis de la Chine.
Selon un diplomate russe, qui a participé au sommet, les pays occidentaux font preuve d'un trop grand orgueil.
"Si vous comprenez comment vivent les autres, vous devenez plus tolérant à leur égard", a-t-il commenté. "Les occidentaux commencent toujours par se comporter comme des professeurs. On n'agit jamais de la sorte en Asie."
Les négociations sur la rédaction du communiqué final ont été "intenses", a raconté un diplomate mongol. "Les Européens avaient beaucoup d'attentes au sujet de la mer de Chine du Sud, mais pas les représentants asiatiques", selon lui.
La zone concernée par le jugement rendu mardi couvre 3,5 millions de km2 de mer où la Chine développe depuis quelques années sa présence en poldérisant des récifs et en y construisant des installations navales et aériennes, mais aussi en déployant des patrouilleurs qui refoulent les bateaux de pêche philippins.
Par Sue-Lin Wong et Terrence Edwards sur tempsreel.nouvelobs.com le 16/07/2016, traduit par Simon Carraud

Turquie: Erdogan sauvé du putsch par... l'armée


Si ses relations avec l’armée qu’il a maintes fois purgée ont souvent été compliquées, le président turc Recep Tayyip Erdogan a pu compter sur le soutien salvateur de son haut commandement contre la tentative de coup d’Etat menée par un groupe de soldats mutins.
Depuis sa rupture fin 2013 avec le prédicateur Fethullah Gülen, un ancien allié auto-exilé aux Etats-Unis qu’il accuse d’avoir piloté la tentative de putsch dans la nuit de vendredi à samedi, M. Erdogan a noué des relations de plus en plus étroites avec l’armée, très sollicitée depuis la reprise du conflit kurde.
Ironiquement, après son arrivée au pouvoir en 2003, M. Erdogan s’était précisément allié à l’imam Gülen, qui nie être derrière les derniers événements, pour mettre au pas l’armée, laquelle était alors considérée comme la principale menace par le gouvernement islamo-conservateur.
- 'Gardiennes de la laïcité ' -
Les forces armées turques, considérées comme les gardiennes de la laïcité depuis la création de la république en 1923 par Mustafa Kemal, ont mené trois coups d’Etat réussis (1960, 1971 et 1980) et poussé à la démission, en 1997, le Premier ministre islamiste et mentor politique d’Erdogan, Necmettin Erbakan.
Mais samedi, alors que les putschistes tentaient de renverser M. Erdogan, des dizaines d’officiers supérieurs, dont de nombreux généraux, sont apparus sur les chaînes de télévision pour prendre position contre cette initiative, un fait exceptionnel.
«Le coup d’Etat a été mis en échec grâce à l’alliance entre Erdogan et l’aile laïque de l’armée», a déclaré à l’AFP le politologue Fuat Keyman, directeur du centre de réflexion Istanbul Policy Center. «Celle-ci s’est développée en raison de deux facteurs: Gülen et la reprise du conflit kurde» dans le sud-est du pays.
Retenu en otage pendant une vingtaine d’heures, le chef d’état-major, Hulusi Akar, a refusé, malgré un pistolet sur la tempe, de signer la déclaration par laquelle les putschistes annonçaient avoir pris le pouvoir, a rapporté dimanche la chaîne d’information NTV.
- 'Gardienne de la démocratie' ? -
Pour Jean Marcou, professeur à Sciences-Po Grenoble (France), qui évoque un «mariage de raison» entre Erdogan et l’armée, la dernière tentative de putsch a principalement échoué car il «n’avait pas l’aval du commandement suprême».
Cette alliance s’était manifestée, selon les observateurs en avril dernier lorsque la plus haute cour d’appel de Turquie a cassé la condamnation en 2013, de dizaines d’officiers supérieurs au cours d’un vaste procès orchestré, selon les autorités, par les partisans de M. Gülen.
L’ancien chef d’état-major, Ilker Basbug, qui avait été condamné à perpétuité lors de ce procès, a qualifié dimanche de «terroriste» l’action des putschistes. «J’espère que l’armée ressortira plus forte de cet événement», a-t-il ajouté. Rien n’est moins sûr.
La tentative de renversement pourrait en effet donner à M. Erdogan la tentation de raboter les pouvoirs de l’armée, l’une des rares institutions à être encore relativement autonomes. Les purges se multiplient depuis samedi matin dans les rangs de l’armée et de la justice, les autorités faisant état dimanche de 6.000 personnes en garde à vue.
«L’armée risque (...) de perdre, à cette occasion, définitivement son statut d’acteur du système pour être cantonnée à un rôle plus traditionnel», selon M. Marcou.
M. Erdogan pourrait être tenté de s’appuyer davantage sur les forces de police qui se sont massivement opposées aux putschistes, selon lui.
Si la tentative de putsch semble avoir été le fait d’une minorité de militaires, elle plonge l’armée tout entière en crise.
«Les vidéos d’hommes en uniforme s’en prenant aux civils sont dévastatrices pour l’armée, qui va devoir retravailler son image», souligne M. Keyman. Après avoir soutenu le président élu Erdogan, l’armée pourrait se présenter «non plus seulement comme la gardienne de la laïcité, mais de la démocratie», estime cependant M. Keyman.
Des sanctions contre l’armée, alors que la Turquie affronte les rebelles kurdes dans le Sud-Est et bombarde régulièrement les jihadistes du groupe Etat islamique (EI) en Syrie, pourraient avoir un lourd impact.
Elles pourraient avoir des conséquences sur les relations bilatérales de la Turquie avec ses alliés, selon la chercheuse Dorothée Schmid, qui rappelle que «les militaires sont historiquement importants dans ces dispositifs bilatéraux».
Par Pauline Château sur www.lexpress.fr le 16/07/2016

mardi 12 juillet 2016

La Presstitutée d'Asie Centrale

On dit que le journalisme est la seconde profession la plus ancienne au monde, ceci faisant allusion à l’opacité de l'écriture des confrères journalistes. Malheureusement, il y a beaucoup de raisons pour cette comparaison. Le pire est que les mensonges et les tentatives de manipulation de l'opinion publique sont aujourd'hui habituelle, au même titre qu’une publicité de Coca-Cola. Des mensonges éhontés pour discréditer des adversaires se trouvent facilement dans les médias d'aujourd'hui, mais il ne risquent aucune conséquences juridiques ou même de censure publique.

L'un de ces piranhas prédateurs est la journaliste Irina Petrushova. Elle se positionne en professionnel honnête, mais elle ment comme elle respire. C’est un exemple très intéressant de la façon dont une personne qui a appris la démocratie dans les pays occidentaux, accuse ses mêmes pays de ne pas être des démocraties.

Lorsque que Mme Irina Petrushova jetait sauvagement de la boue sur les pays post-soviétiques, elle trouvais toujours des lecteurs. Mais récemment, elle a commencé à toucher au «sacro-saint» en disant à la France et le Royaume-Uni comment ils devraient appliquer les droits de l’homme et en dictant sa volonté. Elle a pris la décision de spécifier à Paris et Londres qu’ils se sont vendus notamment par rapport au sort du dissident du Kazakhstan Mukhtar Ablyazov.

Londres a condamné ce criminel international à 22 mois de prison (dans le cadre d’une procédure civile), tandis que la France a décidé d'extrader ce mafieux vers Moscou.

Mme Petrushova, journaliste "honnête" et "incorruptibles", se précipite pour défendre avec zèle la «victime innocente» Ablyazov, comme une mère enragée qui défend son enfant face à l'ennemi.

En outre, elle est entrée dans ce procès, en violant toutes les normes possibles de l'éthique journalistique, en déformant manifestement les faits, et en accusant les juges de prendre des pots de vin ou simplement d’être des gens stupides qui ne sont capables d’aucune pensée critique. C'est ainsi que l’on peut interpréter ces extraits d’information.

Concernant l’affaire qui a amené Ablyazov sur le banc des accusés, Mme Petrushova essaye de présenter le criminel comme un opposant politique aux autorités existant au Kazakhstan, se plaignant que les français et les anglais ne peuvent pas comprendre ce simple fait.

« Il est un leader de l'opposition démocratique au Kazakhstan qui a soutenu l’opposition de très nombreuses années », a dit la journaliste et en conclusion inattendue que ceci est la raison pour laquelle le Kazakhstan lui a retiré la banque BTA.

Mme Petrushova passe sous silence  le fait que l'oligarque a été privé de l'asile politique en Grande-Bretagne. Elle passe également sous  silence que la nationalisation de la banque BTA était une mesure nécessaire. Elle est arrivé après qu’Ablyazov, son ancien chef, avait dépouillé ses déposants. Et cela se fait d'une manière systématique depuis quelques années. En 2009, lorsque la crise financière est venue, les problèmes de la banque sont soudainement et vivement apparus, en plein contexte de problèmes de liquidité dans le monde. En gros, c’était la banqueroute. Mais le gouvernement, craignant l'effet de "dominos" et la perte de confiance dans le système bancaire dans son ensemble, a été contraint de verser d’énormes sommes d’argent pour soutenir la banque à flot. Ablyazov, bien sûr, n'a pas attendu l'audit financier de ses activités, car il savait cela se finirait.

Selon les estimations de la justice, le criminel a fait sortir de la banque environ plus de 5 milliards $, via des sociétés offshores. Et ce fait a été prouvé par la cour de Londres. En outre, la Cour a décidé de faire rembourser l'argent et de saisir les biens de l’oligarche. Il aurait été étrange que cela se produise d'une manière différente. Après tout,  les actions d’Ablyazov ont touché non seulement les investisseurs au Kazakhstan, mais aussi les institutions internationales qui ont prêté à BTA Bank, y compris Albion.

Naturellement, Ablyazov ne voulait pas perdre de l'argent, et a ainsi dissimuler des actifs de gré ou de force. C’est pour cela qu’il a été jugé, au motif de «outrage au tribunal». En ajoutant qu’Ablyazov qui ne voulait pas aller en prison, a montré plus qu’un manque de respect, il a tout simplement fui.

Contrairement à tous les faits et aux décisions des autorités judiciaires qui depuis plusieurs années ont étudié l’affaire Ablyazov, Irina Petrushova insiste obstinément : « Il est innocent ».

« Ablyazov est très triste parce qu'en Europe, en particulier en France où une très forte tradition libérale a toujours existé, ils ne peuvent pas comprendre son affaire, ils ne comprennent pas les implications politiques de son affaire », regrette la journaliste.

Qu’est ce qui intéresse le plus Irina Petrushova ? Il est évident qu'elle ment. Il est clair que la journaliste Irina Petrushova est dans la poche d’Ablyazov. Et tout ses articles sont des informations politiques criminelles qui ont un but, le faire échapper à sa responsabilité pénale. C’est pour cela, qu’après avoir reçu la commande "attaque" la journaliste a craché son venin sur le Kazakhstan et la Russie, qui ont demandé l’extradition d’Ablyazov. Voilà pourquoi elle a été accusé de partialité contre la France et l'Angleterre.

Aujourd'hui, Irina Petrushova est responsable du suivi de l'information des activités de l'ensemble du groupe criminel d’Ablyazov. Peut-être, ne pouvait-elle pas agir d'une autre manière. Cette mafia, a des règles très strictes. En particulier, la même Petrushova, nous fait comprendre que c’est une pauvre femme  privée de ses droits, une chose passant de mains en mains de sa hiérarchie.

A l’origine, son mari était Bakhytjan Ketebaev, fidèle associé d’Ablyazov. Auparavant, celui-ci a dirigé l’empire de l’oligarque fugitif. Bakhytjan a ensuite supervisé les médias contrôlés par Ablyazov. Puis, Bakhytjan est parti pour prendre un autre poste, et le journal «Respublika» et d'autres médias sont passés sous le contrôle de son frère Muratbek Ketebaev. Et comme le chef officiel du journal était Irina Petrushova, celle-ci devint son héritage. Muratbek a pris Irina pour épouse après son frère.

En Orient, les femmes sont souvent des créatures impuissantes. Cela est largement reconnu. Et Irina Petrushova est probablement l'une d'entre elles. Voilà pourquoi elle continue à protéger Ablyazov, même en sachant que ce faisant, elle nuit à son image de journaliste honnête. Après tout, elle se bat pour lui comme pour un membre de sa famille car Ablyazov se trouve être le maître de ses maris.

lundi 11 juillet 2016

Avec mon père, j'ai parcouru l'Asie centrale à cheval...


Avant de partir au fin fond du Kirghizstan, j’étais totalement perdu. Mes rapports avec les autres, mes résultats scolaires, mon engagement sportif, la drogue, plus rien n’allait. Le pire dans tout ça, c’est que je ne réalisais pas.

Un jour de février 2014, mes parents sont venus me chercher à la sortie du lycée. Mon père m’a alors annoncé son projet : partir, ensemble, au Kirghizstan, et traverser les steppes d’Asie centrale à cheval. Sur le coup, je l’ai pris pour un fou. J’allais perdre un an de ma vie ! Mais très vite, j’ai compris que je n’avais pas vraiment le choix : c’était ça ou l’école militaire.

J’ai pété un plomb. Pendant plusieurs semaines, j’ai tout rejeté en bloc. Finalement, j’ai rejoint mon père à Paris pour commencer les préparatifs. Sans la moindre motivation.

Qu’est-ce que je foutais là ?

Chez mon père, je n’ai absolument rien fait. Je restais dans mon lit jusqu’à pas d’heure, je fumais des joints, pendant que mon père s’occupait des préparatifs du voyage. C’était son projet, pas le mien ! Nous n’étions pas du tout sur la même longueur d’onde.

Je savais que j’allais être éloigné de mes amis, de ma mère, pendant trois mois. Ça me gonflait. Je n’avais donc aucune raison de participer aux préparatifs et encore moins l’envie de donner raison à mon père.

Le 20 mai 2014, nous avons finalement pris un avion en direction de Bichkek, la capitale du Kirghizstan. Il était aux alentours de 4 heures du matin quand nous avons atterri. Il faisait encore nuit, je voyais à travers les vitres de la voiture de grandes routes totalement vides, des maisons crasseuses qui tombaient en lambeaux. Il n’y avait pas un chat dans les rues, et ça n’avait rien de rassurant.

Dans ma tête, je n’arrêtais pas de me demander ce que je pouvais bien foutre là.

En quelques heures, nous avons rejoint une ferme habitée par un couple de Français, Yann et Hélène. Mon père les avait contactés de Paris pour qu’il nous aide à mettre en place notre projet.

L’achat des chevaux a été un déclic

Les premiers jours, j’ai continué à traîner du pied. Je me levais tard, ne participais à aucune activité. Je crois que j’ai commencé à vraiment m’investir dans ce voyage qu’au moment où nous avons acheté les chevaux qui allaient nous servir de montures pour notre périple. Ils étaient à nous. Ce moment a été un véritable déclic.
  
Avec mon père, nous avions participé à stage d’équitation avant de partir, mais nous ne savions pas du tout nous occuper de chevaux. J’ai donc commencé à m’y intéresser. Je me suis levé plus tôt, j’ai tenté d’en apprendre le plus possible sur eux. J’aime beaucoup les animaux, et je voulais qu’ils soient traités de la meilleure des façons. 

Les dix premiers jours ont été difficiles. Je n’arrêtais pas de me brouiller avec mon père. Nous n’étions d’accord sur rien. M’occuper des chevaux était pour moi une échappatoire.

Mon père et moi, en tête-à-tête

Deux semaines environ après notre arrivée au Kirghizstan, nous avons finalement quitté la ferme de Yann et Hélène. Cette dernière nous a d’ailleurs accompagnés durant les premiers jours de notre voyage.

Quand elle est partie, mon père et moi, nous nous sommes retrouvés seuls. J’ai alors réalisé que ce tête-à-tête allait être difficile à tenir. Nous allions être obligés de nous parler, de vivre ensemble sur des centaines de kilomètres.

Évidemment, il y a eu des engueulades, des prises de bec entre nous deux, mais il y a eu aussi beaucoup de discussions. Par la force des choses, j’ai commencé à rentrer totalement de voyage. Mon père m’a parlé de sa vie passée et de la manière dont il avait vécu ma naissance. Mes parents se sont séparés quand j’étais très jeune. Je voyais mon père pendant les vacances, mais je n’avais jamais vraiment essayé de le comprendre ou de le connaître.

Mon plus beau moment…

Durant ce voyage, nous avons croisé la route de nombreuses personnes. Je me souviens notamment de ce jeune garçon âgé de 12 ans qui, un matin, alors que nous étions hébergés dans sa famille depuis trois jours, m’a demandé si je souhaitais me joindre à lui pour la journée et l’aider dans ses activités.
  
Ensemble, nous avons sellé deux chevaux et nous sommes partis dans la montagne pour y mener un troupeau de vaches. Le paysage était époustouflant.

Durant toute la journée, il m’a parlé de son pays, m’a expliqué ses activités. Sur le chemin, il me montrait les plantes comestibles. Avec lui, j’avais le sentiment d’être enfin moi. Il ne me considérait pas comme un simple touriste en recherche de sensations fortes. Non, j’avais l’impression d’avoir à côté de moi un professeur du Kirghizstan.

… et le plus étrange

Il y a eu aussi cet épisode dans le désert. Toute la journée, nous avions traversé une zone totalement aride. Il devait faire 45°C. Sur notre chemin, nous n’avons croisé absolument personne.

À la fin de la journée, nous étions épuisés, suants, et surtout très inquiets : nous n’avions trouvé ni de point d’eau ni d’endroit pour faire manger les chevaux. Nous sommes alors arrivés dans un village. Il y avait un groupe de Kirghizes particulièrement alcoolisés, la situation ne se présentait pas bien.

Alors que nous allions rebrousser chemin, une superbe vieille voiture a déboulé. Un jeune, bien habillé, en est sorti et m’a demandé dans un anglais parfait ce que nous faisions là. Il nous a expliqué qu’il était étudiant en Angleterre et souhaitait nous accueillir chez lui. À l’intérieur, nous avons pu prendre une douche, vu une télévision avec des chaînes internationales pour la seule fois de notre séjour. La Coupe du monde était diffusée. J’avais l’impression de rêver, mais ce qui était étrange, c’est que je n’en tirais aucun plaisir.

"Je rentre en France."

Au fil des jours, j’ai cessé de penser aux cigarettes, à la drogue et je me suis plongé dans ce nouvel univers. Je réalisais à quel point ce voyage me faisait du bien.

Pourtant, tout au long du voyage, les clashs avec mon père ont continué. Ce n’était pas facile d’être toujours l’un avec l’autre, l’un dépendant de l’autre. À chaque fois qu’on s’embrouillait, je lui disais :

"Je rentre en France."

Physiquement, nous étions à bout et ça n’arrangeait pas vraiment les choses. Mon père s’entêtait, moi, je me braquais. Quelques jours avant la fin, il y a eu un ultime clash. Encore une fois pour des broutilles.

Le retour a été difficile

Nous avons passé 90 jours au Kirghizstan. Le retour en France a été difficile. J’avais l’impression d’être déconnecté. Pendant deux semaines, c’était comme si j’étais ailleurs, en décalage avec tout le reste. Je n’arrêtais pas de penser au Kirghizstan, à ce que j’avais vécu. C’était un monde si différent.

Puis, j’ai repris mes vieilles habitudes. J’avais envie de profiter et je suis retombé dans mes travers. Je ne travaillais plus, je me remettais à fumer de l’herbe et j’ai surtout eu un accident de scooter qui m’a valu une opération, et trois semaines dans un centre de rééducation. Au bout de trois mois, en décembre 2014, mon père est finalement redescendu sur Biarritz pour qu’on parle de la situation.

Et c’est là que j’ai compris : je devais tirer des leçons de ce voyage. La prise de conscience a été immédiate. J’ai arrêté les conneries quasiment du jour au lendemain. Trois mois avant mon bac de français, je me suis remis à travailler. L’été, je suis même retourné au Kirghizstan pour travailler avec Hélène, pour accompagner des touristes dans la montagne.

Avec mon bac en poche, je rêve de me tourner vers l’international

Ce voyage m’a énormément apporté. Il m’a permis de découvrir une nouvelle culture, d’être plus tolérant envers les autres, acquérir une certaine maturité, de prendre conscience de qui j’étais, mais il m’a aussi énormément rapproché de mon père. J’ai appris à le connaître. Depuis, on s’appelle souvent.

Cette année, j’ai passé un bac sciences et technologies du management. Je viens d’avoir les résultats : je l’ai eu, et même avec une mention bien, c’est une belle récompense. 

Aujourd’hui, j’ai envie de me tourner vers le commerce international et le développement durable. Je ne pense qu’à une seule chose : voyager.

Propos recueillis sur par Louise Auvitu et publiés sur http://leplus.nouvelobs.com le 11 juillet 2016

Pour en savoir +, retrouvez le témoignage de Renaud François, publié sur Le Plus >> "Échec scolaire, drogue... Mon fils était à la dérive. Je l'ai emmené au Kirghizstan".

Corée du Nord : menace d'«une action physique» contre un bouclier antimissile


La Corée du Nord utilise une nouvelle fois une rhétorique guerrière. Après avoir effectué ce week-end un tir de missile balistique depuis un sous-marin, le régime de Pyongyang a menacé ce lundi d'engager une «action physique» contre un système antimissile américain qui doit être déployé en Corée du Sud et que ce pays juge vital pour sa sécurité.

«La République populaire démocratique de Corée engagera une action physique pour contrôler entièrement le système THAAD (Terminal High Altitude Area Defence)», et cela «dès le moment où sa position en Corée du Sud aura été confirmée», a annoncé le commandement de l'artillerie de l'armée du Nord, dans un communiqué publié par l'agence de presse officielle KCNA. L'armée nord-coréenne dispose «de moyens suffisants et sophistiqués de frappe offensive» et prendra «les mesures correspondantes les plus impitoyables et les plus puissantes contre les Etats-Unis, qui veulent déclencher une guerre en déployant le système THAAD», selon le communiqué.

Des «menaces ridicules»

Le texte avertit aussi la Corée du Sud qu'en acceptant le bouclier antimissile elle s'expose à une «autodestruction misérable». «Nous prévenons une fois encore nos ennemis de la volonté sans faille de l'armée nord-coréenne de mener sans merci des frappes de représailles pour réduire la Corée du Sud en une mer de flammes et de débris, une fois que l'ordre en sera donné», déclare le communiqué.

Le ministère sud-coréen de la Défense a dénoncé des «menaces ridicules». Le Nord doit «reconnaître qu'il menace la paix et la stabilité sur la péninsule et présenter ses excuses pour ses provocations», a déclaré un porte-parole.

Les Etats-Unis et la Corée du Sud ont annoncé vendredi le déploiement en territoire sud-coréen du bouclier antimissiles THAAD parmi les plus sophistiqués du monde pour faire face aux menaces croissantes de Pyongyang, la capitale de la Corée du Nord. Les deux alliés n'ont pas précisé la date ni le lieu prévus de ce déploiement mais ont souligné qu'ils en sont à la finalisation. THAAD tire des missiles conçus pour intercepter et détruire des missiles balistiques alors qu'ils sont encore juste à l'extérieur de l'atmosphère ou viennent d'y entrer.

Depuis le quatrième essai nucléaire nord-coréen du 6 janvier, suivi le 7 février par un tir de fusée généralement considéré comme un essai de missile balistique déguisé, les tensions ne cessent de s'aggraver sur la péninsule. Alors que les résolutions de l'Onu (Organisation des Nations unies) lui interdisent tout programme nucléaire ou balistique, la Corée du Nord réalise, selon les experts, des progrès dans ses efforts pour mettre au point un missile intercontinental (ICBM) capable de porter le feu nucléaire sur le continent américain.

Le 11 juillet 2016 sur www.leparisien.fr  

vendredi 8 juillet 2016

La Suède, la Bolivie, l'Ethiopie et le Kazakhstan élus membres non permanents du Conseil de sécurité


28 juin 2016 – Lors d'une réunion mardi à l'Assemblée générale, les 193 Etats membres des Nations Unies ont élu la Suède, la Bolivie, l'Ethiopie et le Kazakhstan pour siéger au Conseil de sécurité pour une période de deux ans à partir du 1er janvier 2017.
Pour le dernier siège à pourvoir, l'Italie et les Pays-Bas n'étaient toujours pas arrivés à se départager après plusieurs tours de scrutin mardi après-midi. Les deux pays ont alors proposé de se partager le mandat de deux ans, avec chacun une période d'un an. Une décision concernant cette proposition a été ajournée à mercredi.
Le scrutin était organisé sur une base régionale. La Bolivie et l'Ethiopie avaient été choisies par leur groupe régional et n'avaient pas de concurrents. L'Italie, les Pays-Bas et la Suède se disputaient les deux sièges réservés à l'Europe occidentale. Le Kazakhstan a quant à lui remporté le siège réservé à l'Asie-Pacifique face à la Thaïlande.
pays nouvellement élus remplaceront l'Espagne, la Malaisie, la Nouvelle-Zélande, l'Angola et le Venezuela.
Le Conseil de sécurité compte 15 membres, donc cinq permanents. Les cinq membres permanents du Conseil, qui exercent chacun un droit de veto, sont la Chine, la France, la Russie, le Royaume-Uni et les États-Unis.
Les autres membres non permanents sont le Japon, l'Egypte, le Sénégal, l'Ukraine et l'Uruguay.
En vertu de la Charte des Nations Unies, le Conseil de sécurité a la responsabilité principale du maintien de la paix et la sécurité internationales. Chacun des membres du Conseil dispose d'une voix. En vertu de la Charte, tous les États membres de l'ONU sont tenus de se conformer aux décisions du Conseil.
Le Conseil de sécurité est également chargé de déterminer l'existence d'une menace contre la paix et de réagir à un acte d'agression. Il est aussi chargé de trouver des moyens pacifiques pour régler un conflit ou une dispute entre les Etats. Dans certains cas, le Conseil de sécurité peut recourir à l'imposition de sanctions ou même autoriser l'usage de la force pour maintenir ou rétablir la paix et la sécurité internationales.
Le Conseil de sécurité recommande également à l'Assemblée générale la nomination du Secrétaire général et l'admission de nouveaux Membres à l'Organisation des Nations Unies.
Sur www.un.org le 08/07/2016

jeudi 7 juillet 2016

L'avertissement de Pékin à Washington sur la Mer de Chine



Dans des termes diplomatiques mais fermes, Pékin a averti Washington de rester à l’écart des contentieux territoriaux en Mer de Chine méridionale.

Pas touche à ma souveraineté. Dans des termes diplomatiques mais fermes, Pékin a averti Washington de rester à l'écart des contentieux territoriaux en Mer de Chine méridionale, qui opposent quasiment tous les pays de la zone que la Chine a en grande partie occupée unilatéralement.


« Les Etats-Unis doivent honorer leurs engagements de ne pas prendre parti sur des questions de souveraineté, rester prudents dans leurs actions et leur déclarations, et ne pas mener des actions qui vont à l'encontre des intérêts de souveraineté et de sécurité de la Chine », a déclaré le ministre des affaires étrangères Wang Yi lors d'un entretien avec son homologue américain John Kerry, tel que le relate ce jeudi l'agence officielle « Xinhua ».

A quelques jours de l'arbitrage que doit rendre le tribunal de la Haye, au Pays-Bas, au sujet de la plainte des Philippines contre la Chine, Pékin multiplie les sorties publiques pour affirmer sa position de rejet de toute solution multilatérale. Au cas où John Kerry ne l'aurait pas compris, Wang Yi n'a pas manqué de le lui rappeler, toujours selon « Xinhua ». Le « soi-disant » arbitrage ? Il est entaché d'applications « illogiques et imparfaites » de procédures, de lois et de preuves. Outrepassant « clairement » ses attributions, le tribunal n'a pas compétence du tout sur la Mer de Chine méridionale. Dans ce contexte, « aucune décision qu'il rend au mépris des lois et des faits n'a de valeur contraignante », en a conclu le ministre chinois, pour qui cette « farce » doit prendre fin !

Pékin avertit depuis des mois que le jugement du tribunal de la Haye n'avait, à ses yeux, aucune valeur. Les propos de Wang Yi ne sont que la énième manifestation de cette position, relayée depuis des jours par les médias du pays. Mais à quelques jours de la levée de rideau, ils témoignent de la crainte du pouvoir communiste que les autres pays de la zone ne s'engouffrent dans des demandes similaires en cas de jugement favorable aux Philippines.

Mettant en avant des documents historiques prouvant la présence séculaire de Chinois dans les archipels des Spratleys ou des Paracels, Pékin a délimité une « langue " qui descend très loin en mer du sud de la Chine, et dont le pouvoir revendique la souveraineté. La tension est montée d'un cran ces derniers mois avec les travaux de remblaiement ou de construction de bases militaires opérés par l'armée chinoise sur certains îlots. Protecteur de nombreux pays de la zone, les Etats-Unis ont réagi en envoyant des navires de guerre croiser dans les environs.

Par Yann Rousseau et Alain Ruello sur www.lesechos.fr le 07/07/2016

mercredi 6 juillet 2016

Vent de folie au Japon avec la chute en territoire négatif des obligations à 20 ans


Jamais, les taux à dix et vingt ans n'étaient tombés si bas dans une économie du G7.
Le marché redoutait depuis des semaines le passage de ce cap historique. Ce mercredi, en milieu de journée, le taux de rendement des obligations de l'Etat japonais à échéance vingt ans a chuté pour la première fois au-dessous de 0%. En début d'après-midi, le rendement de ces titres avait glissé à -0,005%, trois heures après être tombé à 0. Dans le même temps, les rendements des obligations à dix ans chutait, lui, à son plus bas niveau historique avec un taux de -0,275%. Encore en territoire positif, les obligations à 30 ans ne rapportaient plus que 0,015%. Jamais, les taux à dix et vingt ans n'étaient tombés si bas dans une économie du G7.
Les investisseurs redoutaient ce moment depuis l'annonce de la victoire du "Leave" au référendum britannique. Déjà dépités par la débâcle des grandes places boursières et les fortes variations des marchés des changes, les investisseurs s'inquiètent ces dernières heures de l'écroulement de la livre sterling et se replient, dès lors, en masse vers les obligations souveraines des grands Etats, perçues comme des placements sûrs.

Par Alain Ruello et Yann Rousseau le 06/07/2016 sur www.lesechos.fr

mardi 5 juillet 2016

Chevron rompt avec la rigueur et investit massivement au Kazakhstan

Plusieurs groupes pétroliers menés par l'américain Chevron ont annoncé mardi des travaux de 36,8 milliards de dollars pour doper la production de l'un des principaux gisements du Kazakhstan, Tengiz, lançant le plus gros investissement du secteur depuis l'effondrement des prix sur les marchés mondiaux.


Alors que la débâcle du marché pétrolier a poussé les compagnies du secteur à renoncer à des centaines de milliards de dollars de nouveaux projets, le consortium Tengizchevroil (TCO), dont Chevron est le premier actionnaire, compte augmenter la production de brut sur le site d'environ 260.000 barils par jour.

Cela la portera à 850.000 barils par jour avec des pics à plus de 900.000 barils par jour, a précisé TCO dans un communiqué. Cette expansion doit donner ses premiers litres de brut en 2022.

Ce niveau représente plus de la moitié de la production moyenne ces dernières années de cette ex-république soviétique d'Asie centrale. Les autorités kazakhes ont salué "un événement historique" alors que la chute des prix de l'or noir a lourdement pénalisé son économie.

Le gisement de Tengiz, le plus important du Kazakhstan avec celui de Karatchaganak, est exploité par TCO, co-entreprise détenue à 50% par Chevron, à 25% par l'américain ExxonMobil, à 20% par la compagnie nationale kazakhe KazMunayGas et à 5% par LukArco, filiale du russe Loukoïl.

Le coût gigantesque de son expansion se découpe en 27,1 milliards pour les infrastructures, 3,5 milliards pour les puits et 6,2 milliards pour les imprévus et la montée en puissance.

"C'est de loin le plus gros projet confirmé par le secteur depuis que les prix sont partis à la baisse en 2014", ont souligné les analystes de la banque Jefferies, évaluant le coût pour Chevron seul à 3 milliards de dollars par an au pic du chantier.

Les cours de l'or noir ont perdu environ 70% de leur valeur entre l'été 2014 et janvier 2016, quand la chute a tourné au cauchemar pour les industriels avec un baril sous les 30 dollars. Plusieurs centaines de milliards de dollars de nouveaux investissements ont été depuis annulés, faisant craindre à certains analystes un déficit d'offre dans les années à venir.

Si de nombreux experts pensent que le temps du pétrole cher ne reviendra pas avant longtemps, le marché a repris des couleurs ces derniers mois, le baril revenant autour de 50 dollars.

'MOMENT OPPORTUN'

Le projet d'expansion, après plusieurs phases de préparation, "arrive au moment opportun puisqu'il va bénéficier de coûts réduits dans les biens et services de l'industrie pétrolière", a souligné Jay Johnson, responsable de la production amont chez Chevron, cité dans un communiqué.

TCO a précisé que le développement du gisement serait permis par le recours à des technologies d'injection de gaz corrosifs et que les travaux n'affecteraient pas la production actuelle.

Le ministre kazakh de l'Energie, Kanat Bozoumbaïev, a salué "un événement historique non seulement pour le secteur du pétrole et du gaz mais pour le pays tout entier".

"Il s'agit de l'un des plus importants projets d'investissement au Kazakhstan sur les dix dernières années", a-t-il ajouté dans un communiqué diffusé par le ministère. Il a précisé que les travaux permettraient la création de "plus de 20.000 emplois" et assureraient "des milliards de dollars de profits en plus pour notre pays".

Riche en hydrocarbures, le Kazakhstan traverse une crise monétaire, provoquée par la difficile situation économique de son grand voisin la Russie et la chute des cours du pétrole.

La forte inflation qui en découle provoque le mécontentement de la population du pays souvent considéré par les experts comme le seul stable de la région d'Asie centrale, malgré une corruption endémique.

Pour développer sa production, le pays compte sur le gisement de Kachagan, considéré comme l'une des plus importantes découvertes d'hydrocarbures de ces cinquante dernières années. Mais ce projet détenu par Total, Eni, ExxonMobil, Shell et KazMunaigas (chacun à hauteur de 16,81%), ainsi que par le japonais Inpex (7,56%) et le chinois CNPC (8,33%), a dû être mis à l'arrêt quelques semaines après sa mise en service à cause des fuites à répétitions.


Sur www.romandie.com le 05/07/2016