dimanche 18 septembre 2016

Les dessous de l'activisme au Kazakhstan

L'activité publique est un vaste champ d'expression. Ce type d'activité est une excellente façon, non seulement de se dépasser, mais aussi de gagner beaucoup d'argent. Le principal est de trouver un sponsor et d'œuvrer sous des slogans qui "avalent la population". L'un des kazakhstanais qui a eu un grand succès est Ainur Kurmanov (homme d'affaire du peuple), qui a une image de socialiste et par nature protestataire.

Sa carrière a commencé dans les années 90, lorsque jeune diplômé, il a décidé de rejoindre le Parti communiste. Il est très vite devenu actif dans les forces ultra : organisation de rassemblements non autorisés, slogans anti-gouvernementaux peints sur les murs, organisation de "grèves ouvrières" dans les usines. Donc, il rêvait du romantisme du début du siècle dernier et se croyait révolutionnaire. Cependant, au fil du temps Aynur a essayé de se distancer de l'idéologie communiste ( parce que ce n'était plus à la mode), et s'est lui-même déclaré socialiste. Cependant, le contenu de son activité a peu changé.

On a l'impression que le sens de la vie d'Ainur est de grimper sur les barricades. Y a-t-il une raison ou pas ? ceci est secondaire. Le principal est d'être sur les barricades et avec une chanson, autrement dit, avec des slogans socialistes.

Voici un exemple. Il était présent à Janaozen, pour collaborer avec les travailleurs qui demandaient de meilleures conditions de travail. Seulement, il n'a pas demandé d'augmentation de salaires pour les travailleurs ni de meilleures conditions de travail (tel que demandé par les travailleurs), mais la nationalisation des entreprises.

Kurmanov appelle sa participation active aux réunions, des « activités des droits de l'homme ». Il se présente comme un « solutionneur » de problèmes. En outre, comme le montrent ses activités, il se dit militant des droits de l'homme, mais sans être de bonne qualité.

Le radical de gauche Kurmanov a été invité à Almaty pour travailler dans le journal «Respublika» (Aynur a une formation de journaliste). Et ainsi, il a été en mesure d'étendre fortement ses activités. Il s'est distingué particulièrement lors de la démolition de constructions illégales dans la banlieue d'Almaty Shanyrak et Bakaï : a organisé des meeting, crié et s'est allongé sous des tracteurs.

Ce ne sont que des slogans. Ce faisant, ces petits slogans coïncident avec des événements d'actualité. La demande d'augmentation des salaires est peu cohérente avec des appels à la nationalisation. Et le problème des entreprises de construction en faillite ne peut être liée par aucun moyen, à sa demande de démission du gouvernement.

Ces socialistes bruyants ont toujours été populaire auprès de ceux qui paient de l'argent pour faire scandale. Premièrement, parce que le motif pour se battre lui est égal. Seulement pour se définir comme «un opposant» et pour tenir la tribune. Deuxièmement, de telles personnes attirent toujours l'attention, et peuvent donc toujours "faire du bruit" dans la bonne direction, avec de bons slogans.

Apparemment ces dernières années, Ainur Kurmanov a connu un amour sans faille avec son principal commanditaire, l'oligarque fugitif et criminel Mukhtar Ablyazov, qui lui fournit les moyens par le biais du journal «Respublika» et d'autres sources. Ablyazov, comme nous le savons, ne s'illustre pas la pureté de ses mœurs, préférant construire sa tactique de défense par l'attaque.

Quelques faits démontrent que ce Kurmanov n'est pas un combattant pour les droits des citoyens, et qu'il a une relation très lointaine avec les idées socialistes.

Le premier, déjà mentionné est la réception de fonds de Mukhtar Ablyazov, qui est connu pour avoir volé 6 milliards de dollars au Kazakhstan, (ce qui est reconnu non seulement au Kazakhstan, mais aussi par la majorité des Etats impliqués dans l'enquête, y compris la Russie et le Royaume-Uni). La propagande socialiste « pouvoir au peuple, usines aux travailleurs », est peu cohérente avec un banquier voleur. En outre, Kurmanov a récemment coopéré activement avec le Fonds "Dialogue ouvert", dont les membres sont connus pour avoir molesté la candidate au Parlement de la Pologne, Balli Marzec, qui a exposé les activités de d'Ablyazov en Pologne. Voilà ce qu'a dit Mme Marzec peu après l'attaque : «Toutes les activités de la Fondation « Dialogue ouvert » visent à protéger l'oligarque kazakh Mukhtar Ablyazov ».

Le second fait très important est la vie et le travail de Kurmanov à Moscou (il vit depuis 5 ans dans la capitale russe). Là bas, Kurmanov ne se bat pas pour les droits des Kazakhstanais, il crie des slogans à des rassemblements des forces de gauche russes.

Cependant, de temps en temps Kurmanov se souvient encore de son pays natal. Et à partir de Moscou, il exhorte « à poursuivre la lutte ». Contre tout. Contre la privatisation, contre les lois anti-terroristes, en affirmant que la lutte contre l'extrémisme est une « lutte pour le peuple ». Il a même appelés les événements tragiques d'Aktobe, de la fiction. Entre-temps, Kurmanov continue à maltraiter l'opposition locale et les patriotes nationaux, Taïjan et Cirim, en déclarant qu'ils «trompent les citoyens» et «augmentent leur popularité parmi le peuple ». Ses thèses sont peu différentes de celles qui sont aujourd'hui répliquées par l'organisation proablyazov "Dialogue ouvert". Ainsi, il semble que Kurmanov ne développe pas ses propres idées et pensées.

Pour Ainur Kurmanov, il est difficile de vivre à Moscou sans l'adrénaline des revendications, des manifestations et des barricades. Il se dissout sur le terrain russe de plusieurs millions de personnes. C'est pour cela qu'il est heureux de s'appuyer (au moins verbalement et mentalement) sur les troubles des anciens pays de l'Union soviétique. Par exemple, il a décidé de prendre sa chance et de faire une révolution en Ouzbékistan.

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