samedi 30 décembre 2017

Poids du Kazahstan sur la scène internationale

Depuis un an maintenant, le Kazakhstan a été membre de l'organe clé de l'organisation la plus importante de la planète, le Conseil de sécurité de l'ONU. A partir de janvier 2018, le Kazakhstan prendra ses fonctions en tant que Président du Conseil de sécurité. Il aura la possibilité, le cas échéant, de convoquer des réunions d'urgence, des réunions ouvertes et de conduite. En termes simples, le Kazakhstan disposera d’une chance pour faire entendre sa voix à l'ONU et d'exprimer ses initiatives au plus haut niveau.
La question centrale de la présidence du Kazakhstan sera l'adoption du document du Conseil de sécurité sur l'Asie centrale et l’Afghanistan (format non encore déterminé). Il convient de rappeler que le Kazakhstan est à ce jour le premier pays de la région qui a eu l'honneur de prendre un siège au Conseil de sécurité de l'ONU. Conscient de la responsabilité de cette position à l'ONU d’assumer le rôle de chef de file de l'Asie centrale, le Kazakhstan favorise non pas des initiatives nationales, mais régionales et mondiales.
Pour l’Asie centrale, le Kazakhstan s’est engagé à mener le thème afghan et tout ce qui est lié à la normalisation de la situation en Afghanistan, de la lutte contre le terrorisme aux efforts humanitaires. La stratégie afghane du Kazakhstan accorde une attention particulière aux conditions dans lesquelles les anciennes méthodes pour normaliser la situation se sont avérées inefficaces : les opérations militaires qui ont terminé le retrait des troupes et l’infusion sans fin des sommes astronomiques dans l'économie de l'Afghanistan, qui, au plus haut niveau assure la corruption dans le pays, et n'atteint pas ses destinataires.
Il ne faut pas oublier que la guerre civile en Afghanistan dure depuis près de 40 ans. Pendant ce temps, toute une génération a grandi, qui ne connaît pas d'autre vie et ne peut rien tenir d'autre que des armes dans ses mains. Pour eux, c'est un travail. Par conséquent, afin d'arrêter la guerre en Afghanistan et d'établir une vie normale, vous devez d'abord élever une nouvelle génération qui sait comment vivre dans un monde sans guerre. À cette fin, le Kazakhstan a lancé un programme de formation gratuite d'étudiants afghans il y a sept ans dans ses universités. Certains d'entre eux se sont déjà habitués, sont retournés dans leur pays et travaillent maintenant comme ingénieurs, diplomates et médecins. Cette expérience positive mérite certainement l'attention de la communauté internationale. Et du point de vue d'un membre du Conseil de sécurité, le Kazakhstan a une chance d'attirer l'attention des autres membres de l'ONU et de régler l'aspect humanitaire de la crise afghane.
Bien sûr, la liste des problèmes urgents de la Grande Asie centrale ne se limite pas à l'Afghanistan. Ici, il y a tout un enchevêtrement de vieux problèmes : aspects de la sécurité alimentaire et énergétique, problèmes d'utilisation de l'eau et des frontières indéfinies. Et pour chacun de ces points, le Kazakhstan a sa propre solution. Par conséquent, une tentative d'élaborer et d'adopter un document distinct sur les questions d'Asie centrale, a été initiée par ce pays au niveau du Conseil de sécurité des Nations Unies. C’est un événement pour la région et un point de repère.
Quant aux initiatives mondiales du Kazakhstan, elles semblent désormais plus pertinentes que jamais. A une époque où le terrorisme international a pris des proportions désastreuses et effacé toutes les frontières, où une attaque peut se produire absolument partout dans le monde, pour répondre à ce défi, il doit être constitué un front uni, voire plutôt une coalition mondiale anti-terroriste sous l'égide de l'ONU. L'initiative de sa création a été avancée en 2015 par Noursoultan Nazarbaïev. Il ne s'agit pas de construire un potentiel militaire dressant les uns contre les autres, mais de s'unir contre une menace commune. Le Kazakhstan propose aux Etats membres de l'ONU de transférer 1 pour cent du budget de la défense dans un fonds spécial pour financer la lutte contre la pauvreté, la faim et le changement climatique.
Sur le changement climatique, le Kazakhstan rappelle que les énormes îles de déchets dans l'océan, les villes enfouies dans les gaz d'échappement toxiques, les tsunamis et les tremblements de terre qui se produisent plus fréquemment que jamais, aujourd'hui ne sont  plus une séquence de film de science-fiction avec un scénario apocalyptique, ils sont notre réalité. Pour arrêter la dégradation de l'écologie de la planète, il est nécessaire d'introduire des «technologies vertes» de masse. Conscient de cela, le Kazakhstan a choisi le thème «Energie du futur» pour l'exposition internationale d'EXPO à Astana. Et après cette exposition, il a initié la création du Centre régional des Nations Unies pour le développement des technologies vertes et des projets d'investissement pour les pays désireux de partager leurs expériences, leurs connaissances et leurs soutiens financiers.
Le Kazakhstan a quelque chose à offrir à la communauté internationale en tant que membre non permanent du Conseil de sécurité de l'ONU pour faire face aux problèmes urgents et vraiment améliorer la situation non seulement dans la région de l'Asie centrale, mais aussi dans le monde entier. Il n’y a plus qu’à espérer que ces initiatives soient entendues.

Syrie : des dizaines de corps découverts dans deux fosses communes

Les corps de dizaines de civils et de militaires syriens assassinés par les djihadistes de Daech ont été découverts dans l’ouest de la province de Raqa.
Deux fosses communes contenant des dizaines de corps de civils et de militaires syriens assassinés par les djihadistes de Daech ont été découvertes vendredi dans l’ouest de la province de Raqa, indique l’agence officielle syrienne Sana.

« Deux fosses communes ont été découvertes aujourd’hui dans l’ouest de la province de Raqa, où se trouvaient les corps de dizaines de martyrs civils et militaires, exécutés par l’organisation terroriste Daech lorsqu’elle contrôlait la région », affirme Sana.

Les corps ont été déterrés sur la base d’informations fournies par la population près de la localité de Wawi, dans l’ouest de la province de Raqa, située dans le nord de la Syrie.

De multiples exactions depuis 2014

Les opérations pourraient durer « plusieurs jours, en raison de la vaste superficie des deux fosses communes », selon une source au sein de la défense civile syrienne.

Daech s’est rendu coupable de multiples exactions dans les territoires dont il s’était emparé à partir de 2014, orchestrant exécutions de masse, décapitations et autres atrocités.
En décembre 2014, les corps de 230 personnes exécutées par Daech ont été découverts dans une fosse commune dans la province de Deir Ezzor (est). En juin 2015, les djihadistes ont tué en trois jours plus de 200 civils, dont des femmes et des enfants, dans la ville de Kobané (nord), avant d’être repoussés par des forces kurdes.
Sur www.leparisien.fr le 30/12/2017

Russie : Daech revendique l'attentat de Saint-Pétersbourg


Mercredi, l’explosion d’une bombe artisanale avait fait 13 blessés dans un supermarché de la deuxième ville du pays.
L’attaque qui a fait 13 blessés mercredi soi dans un supermarché de Saint-Pétersbourg a été revendiquée par le groupe Etat islamique ce vendredi. « L’attaque […] a été menée par un groupe dépendant de l’Etat islamique », a indiqué le groupe djihadiste dans un communiqué diffusé par son organe de propagande Amaq.

Dans un communiqué publié dans la nuit de mercredi à jeudi, le Comité national antiterroriste (NAK) a précisé que la bombe artisanale, d’une puissance équivalent à 200 g de TNT, avait explosé dans un casier de la consigne du supermarché situé dans un ancien cinéma soviétique. Il a diffusé des images de l’entrée du magasin avec le plafond en partie effondré près des caisses, entourées de débris.

Saint-Pétersbourg déjà visé cette année

Jeudi, le président russe Vladimir Poutine avait qualifié l’explosion « d’acte terroriste ». Il avait annoncé avoir ordonné aux services de sécurité du pays (FSB) de « liquider les bandits sur place » au moment de leur arrestation en Russie, « en cas de menace à la vie ou à la santé » des forces de l’ordre. « Il s’agit de ceux qui se préparent à commettre des attentats dans notre pays », avait précisé à la presse son porte-parole, Dimitri Peskov.

Saint-Pétersbourg avait déjà été visée par un attentat dans son métro le 3 avril dernier. Revendiqué par un groupe peu connu lié à Al-Qaïda, il avait fait 15 morts et des dizaines de blessés. L’auteur présumé de cette attaque, Akbarjon Djalilov, un homme de 22 ans originaire du Kirghizstan, une ex-république soviétique d’Asie centrale, a également été tué dans l’attentat.

Mi-décembre, les services de sécurité russes avaient annoncé avoir démantelé, à l’aide de renseignements transmis par la CIA, une cellule du groupe Etat islamique préparant des attentats le 16 décembre à Saint-Pétersbourg, notamment dans la très touristique cathédrale Notre-Dame-de-Kazan.

Rôle du président Nazarbaïev depuis linpendance de son pays

La date de la célébration de l’indépendance du Kazakhstan n'est pas choisie accidentellement, elle est étroitement liée à l'accession du Kazakhstan à l'indépendance. C'est le 1er décembre 1991 que les premières élections nationales de la présidence de la République Socialiste Soviétique de l'époque ont eu lieu. Noursoultan Nazarbaïev a été élu chef de l'État.

Afin d'évaluer le rôle du premier président du Kazakhstan, il convient de rappeler ce qui s'est passé dans les années 90, après l'effondrement de l'Union soviétique. L'économie planifiée s'est soldée par un échec, et ses restes ont été rapidement remplacés par les conditions du marché. Dans les pays nouvellement indépendants, une fois l'Union détruite, les conflits interethniques et interreligieux ont fait rage, se transformant parfois ouvertement en action militaire.

Malgré toutes les difficultés de la période de transition, le Kazakhstan a réussi à éviter beaucoup de problèmes et de crises qui ont frappé les États post-soviétiques. À bien des égards, il convient d’apprécier la politique équilibrée et multi-vectorielle du Président de la République du Kazakhstan N.Nazarbayev, qui a permis de préserver la paix et l'harmonie dans un pays multinational. Il n'est donc pas surprenant que, quelques années plus tard, en 2010, N. Nazarbaïev reçut le statut de «leader de la nation».

Au début des années 2000, la république a réussi à éviter les vagues des soi-disant «révolutions colorées» qui ont littéralement submergé les pays post-soviétiques. Et bien que des tentatives de déstabiliser la situation au Kazakhstan aient été menées à plusieurs reprises, la thèse présidentielle «en premier l’économie, puis la politique» a permis de maintenir l'ordre dans le pays.

Une autre étape importante du premier président du Kazakhstan a été le transfert en 1994 de la capitale d'Almaty vers la ville d'Akmola (anciennement Tselinograd). Le processus de redéploiement a pris quatre ans.

En 1998, quelques semaines avant la présentation officielle, la ville a été rebaptisée Astana (en traduction du Kazakh "capitale"). Après plusieurs années, elle s'est transformée en un important centre économique et politique, doté d'infrastructures modernes et décoré de délices architecturaux.

Maintenant, Astana est connue dans le monde entier. Et c'est aussi un grand mérite du Premier Président. La politique étrangère du Kazakhstan a toujours été pacifique et s'est engagée dans une coopération mutuelle avec d'autres pays. N'oublions pas que l'une des premières initiatives du pays (et personnelle du président Nazarbaïev) sur la scène mondiale a été le refus de la république de posséder des armes nucléaires et l'élimination du quatrième plus grand arsenal nucléaire. Par la suite, cette décision a permis au Kazakhstan et à son chef de plaider activement pour un monde dénucléarisé et pour la paix dans son ensemble.

Ainsi en 2003 à Astana, dans le Palais de l'Amitié et de la Concorde, s'est tenu pour la première fois un événement sans précédent, consacré aux questions de concorde interreligieuse : le Congrès des Leaders des Religions Mondiales et Traditionnelles. Et, il faut noter que ce ne fut pas le dernier. Progressivement ces congrès sont devenus une tradition et sont maintenant tenus régulièrement, toutes les 3 années.

En 2010, le Kazakhstan fut le premier pays de l'espace post-soviétique, a diriger l'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE), la plus grande structure régionale réunissant 56 pays d'Europe, d'Asie centrale et d'Amérique du Nord. Et, encore une fois, la coïncidence fut que le 1-2 décembre, a eu lieu le Sommet de l'OSCE à Astana, auquel ont participé des représentants des États et des gouvernements de l'Organisation. Les principaux thèmes du Sommet étaient les questions de sécurité et la résolution des conflits "gelés". A l’issue ce sommet, la fameuse déclaration d'Astana a été adoptée.

Et maintenant, le Kazakhstan poursuit activement ses activités de maintien de la paix. En grande partie grâce à l'autorité du leader kazakh, c'est à Astana que des négociations internationales sont engagées pour résoudre le conflit en Syrie.

A la demande des présidents de la Russie et de la Turquie, le Kazakhstan a fourni une plate-forme pour les négociations. Le président Nazarbaïev a déclaré lors d'une réunion avec les chefs de délégations : « Tous parlent de l'efficacité du processus. Les problèmes de désescalade des opérations militaires dans plusieurs régions ont été résolus. D'autres mécanismes de coopération ont été développés et la situation humanitaire s'est améliorée".

En outre, le leader kazakh est l'un des principaux initiateurs des processus d'intégration dans l'espace post-soviétique. L’OCS, l'OTSC, l’EurAsEC, l’union douanière et enfin, l'Union économique eurasienne : le rôle de N. Nazarbaïev dans la création de ces associations ne peut pas être sous-estimé.

Cette année, Astana s'est de nouveau retrouvée au centre des événements mondiaux. L'exposition internationale spécialisée "EXPO-2017" s'est tenue dans la capitale. Un énorme travail a été fait et un projet exclusivement basé sur l'image, à première vue, s'est transformé en un flux d'investissement pour le pays et l'introduction de nouvelles technologies innovantes : les technologies du futur.

En un mot, les citoyens du Kazakhstan peuvent remercier leur président et ont de quoi en être fier. La fête, célébrée au niveau de l'Etat, est un hommage au respect du peuple kazakh pour son Leader, la reconnaissance de ses réalisations et de ses victoires.

dimanche 24 décembre 2017

Tempête sur les Philippines : 200 morts, 40 000 personnes placées en refuge


Le bilan ne cesse de s’alourdir après le passage de la tempête Tembin. « Les gens ont tout laissé derrière eux dans leur fuite », détaille un communiqué du responsable des opérations.
 
Moins d'une semaine auparavant, un épisode similaire avait dévasté le centre de l’archipel, y faisant 54 morts et 24 disparus. La police et les secours philippins annoncent ce dimanche que la tempête tropicale Tembin a fait plus de 200 morts dans le Sud des Philippines, où des dizaines de milliers de personnes ont été contraintes de fuir.

Selon un communiqué de la Fédération internationale des sociétés de la Croix-rouge et du Croissant-rouge, 70 000 personnes ont été déplacées ou affectées par la tempête. « Les gens ont tout laissé derrière eux dans leur fuite », détaille dans un communiqué Patrick Elliott, responsable des opérations et des programmes de la Fédération aux Philippines.

144 disparus
 
Un nouveau bilan officiel faisait état dimanche matin de plus de 200 morts depuis vendredi, contre 182 décès recensés samedi. Par ailleurs 144 personnes étaient toujours portées disparues et plus de 40 000 ont trouvé refuge dans des centres d'évacuation.

Tembin, qui a frappé l'archipel vendredi, s'éloignait en mer de Chine méridionale. Les Philippines sont frappées chaque année par une vingtaine de typhons et de tempêtes, mais Mindanao, la grande île du sud qui compte quelque 20 millions d'habitants, est généralement épargnée.

Des images filmées par la chaîne philippine ABS-CBN montraient des maisons pulvérisées comme des châteaux de carte par les intempéries, d'autres noyées sous les eaux, ou encore les sauveteurs extrayant le corps sans vie d'une fillette enterrée par une coulée de boue.

Des policiers, des soldats et des volontaires creusaient parfois à main nue les débris à la recherche d'éventuels survivants. Plus d'une centaine de maisons du village agricole de Dalama, qui compte 2 000 âmes, ont été emportées par les inondations.

Tué par un crocodile
 
Avant de s'éloigner en mer de Chine méridionale, la tempête a également balayé l'île touristique de Palawan. « Nous ne déplorons aucune victime à ce stade, mais il y a des personnes disparues », déclarait dimanche à DZMM radio Zaldy Ablana, chef de la protection civile de Palawan.
Un homme de 53 ans a cependant été tué par un crocodile à Palawan, alors qu'il vérifiait l'amarrage de son embarcation dans une rivière en raison de l'arrivée de la tempête, selon la police.

En 2013, des rafales à 315 km/h
 
Une centaine de personnes avaient péri en juillet 2014 au moment du passage du typhon Rammasun (« Dieu du tonnerre » en thaïlandais), en dépit de l'évacuation massive de près de 400 000 personnes. Il avait aussi touché la Chine et le Vietnam.

Haiyan enfin, l'un des typhons les plus violents à avoir jamais touché terre, avait frappé les îles du centre des Philippines en novembre 2013, avec des vents dépassant les 315 km/h. Des vagues géantes, semblables à celles d'un tsunami, avaient tout dévasté sur leur passage. La catastrophe avait fait plus de 7 350 morts ou disparus et privé de logement plus de quatre millions d'habitants.

Sur www.leparisien.fr 24/12/2017

La Corée du Nord qualifie d'«acte de guerre» les sanctions de l'ONU


Le régime de Pyongyang a répondu aux nouvelles sanctions votées par le Conseil de sécurité des Nations-Unies, réaffirmant sa volonté de mener à bien ses programmes nucléaire et balistique.

Ce sont des termes souvent employés par la Corée du Nord. Le régime de Pyongyang qualifie ce dimanche d’«acte de guerre» les nouvelles sanctions adoptées dans la semaine à son encontre par l’Organisation des Nations unies.

«Nous rejetons totalement les dernières sanctions de l'Onu (...) qui sont comme une atteinte violente à la souveraineté de notre république et un acte de guerre qui détruit la paix et la stabilité de la péninsule coréenne et de la région», a déclaré le ministère nord-coréen des Affaires étrangères dans un communiqué diffusé par l'agence officielle KCNA.

Le Conseil de sécurité de l’Onu a durci vendredi les sanctions contre la Corée du Nord en raison de ses programmes nucléaire et balistique. Elles ont été adoptées avec un vote unanime sur une résolution américaine. Elles visent le pétrole et les travailleurs nord-coréens à l'étranger.

Il s'agit du neuvième train de sanctions onusiennes. Celles-ci sont particulièrement drastiques contre Pyongyang, la capitale nord-coréenne. Les trois derniers trains ont été adoptés cette année sous l'impulsion des Américains, à la suite d’essais de missiles et un test nucléaire menés par la Corée du Nord.

«L’exemple le plus tragique du mal dans le monde»

Washington, la capitale américaine, a déposé jeudi un projet de résolution après des négociations avec la Chine, alliée de Pyongyang, à la suite d'un nouvel essai de missile balistique intercontinental (ICBM) le 28 novembre.

L'essai de ce Hwasong-15, dont Pyongyang affirme qu'il peut atteindre le territoire continental américain, a renforcé les craintes de la communauté internationale quant aux progrès impressionnants des programmes nucléaire et balistique nord-coréens depuis deux ans.
Qualifiant la Corée du Nord d'«exemple le plus tragique du mal dans le monde moderne», l'ambassadrice américaine à l’Onu, Nikki Haley, a affirmé que les nouvelles sanctions sont «le reflet de l'indignation internationale face aux actions du régime de Kim» Jong-Un, le dictateur de Corée du Nord.

La Corée du Nord justifie la poursuite des programmes militaires interdits par l'Onu par la menace que font, selon elle, planer les Etats-Unis sur son existence.

Sur www.leparisien.fr le 24/12/2017

samedi 23 décembre 2017

Le Kazakahstan a la capacité d'influencer le cours des évènements

Le Kazakhstan célèbre le 26ème anniversaire de son indépendance.

Qu'en est-il du Kazakhstan? C'est une république jeune mais très ambitieuse, l'un des pays post-soviétiques qui, ces dernières années, est devenu de plus en plus fort dans l'arène mondiale. Initiatives originales, règlement pacifique des conflits, intégration interrégionale, participation active aux travaux des organisations internationales, protection de l'environnement, c'est une liste incomplète de ce qui l’a distingué et de ce qui l’a fait largement connaître.

Pour commencer, il y a eu sa politique de désarmement nucléaire, déclarée par la république pendant les années même de sa formation. Après l'effondrement de l'Union soviétique, le pays a hérité du quatrième plus grand arsenal nucléaire du monde. Cependant, le président Nazarbayev, qui dirigeait jusqu’alors le pays, a fait une démarche non triviale : il a fermé le site d'essais nucléaires sur le territoire du Kazakhstan à Semipalatinsk. En outre, la République a signé le Protocole de Lisbonne, réduit ses armements et, plus tard, le Kazakhstan a adhéré au Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires.

Il vaut la peine d'admettre que de telles mesures prises par cet état à l’aube de son indépendance ont fait beaucoup. L'une d'elles est le transfert de sa capitale du sud du pays vers le nord, et ce processus a commencé dans ces années où la république était encore dans une crise sérieuse. Maintenant, la nouvelle capitale Astana est une ville ultramoderne avec une infrastructure développée et un design architectural original. A l'EXPO-2017 qui a eu lieu dans cette ville l'été dernier, plusieurs millions de visiteurs ont pu le constater par eux-mêmes.

L'activité du pays et son rôle important dans la politique mondiale ont été notés et appréciés. La présidence du Kazakhstan à l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) en 2010 peut être qualifiée de reconnaissance unique de l'autorité de la République. Un peu plus tard, le Kazakhstan a dirigé l'Organisation de la coopération islamique (OCI).

Il est tout à fait logique que, dans le cadre de cette approche, un jury strict ait accordé le droit d'organiser à Astana l'exposition internationale EXPO-2017 consacrée au développement des énergies alternatives. Le Kazakhstan a brillamment fait face à la tâche. L'exposition a réuni plus d'une centaine de pays et plus d'une douzaine d'organisations internationales. Les meilleurs développements environnementaux et technologiques ont été recueillis, plusieurs millions de personnes ont visité la capitale du Kazakhstan, des contrats de plusieurs millions de dollars ont été conclus suite aux résultats des travaux.

Il convient de noter que le Kazakhstan ne s'est pas arrêté sur ce qui a été accompli. Malgré la neutralité et la paix extérieures, le pays est devenu célèbre sur la scène internationale comme un combattant contre les défis irréconciliables de la modernité. Y compris contre le "fléau social du XXI siècle" le terrorisme international et extrémisme. Prenant la parole à la 70e session anniversaire de l'Assemblée générale des Nations Unies (ONU), le leader du Kazakhstan, Noursoultan Nazarbaïev, a proposé d'établir, sous les auspices du réseau mondial unifié des Nations Unies pour lutter contre ce phénomène radical.

Cependant, du côté du Kazakhstan, de nombreuses idées audacieuses à l'échelle mondiale ont été exprimées. Les propositions concernaient la création d'une monnaie supranationale, la relocalisation du siège de l'ONU sur le continent asiatique, la réforme de l'Organisation, etc. Le courage des initiatives et la fermeté de la position ont été appréciés. Il est pas surprenant que deux ans plus tard, en 2017, le Kazakhstan est devenu un membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies, ainsi que conduit un certain nombre de comités, notamment le Comité des sanctions contre Daesh et Al-Qaïda, qui contrôle l'exécution des sanctions imposées par le Conseil de sécurité de l'ONU en ce qui concerne les organisations terroristes internationales et les personnes associées à des activités terroristes.

Plus généralement, cette année est devenue significative pour le Kazakhstan. Ainsi, à Astana, une plate-forme de négociation spéciale sur la question syrienne a été créée. Maintenant, il travaille avec succès et fructueusement, en parallèle avec une plateforme semblable, formée plus tôt à Genève. Mais il convient de noter que c'est dans la capitale kazakhe qu'un accord de cessez-le-feu a été conclu dans un certain nombre de régions syriennes. Maintenant, Astana se prépare pour la prochaine série de pourparlers, un travail actif est en cours pour renforcer les mesures de confiance entre les parties, ce qui devrait aboutir à une désescalade progressive du conflit.

Pour résumer, on peut noter que si à ses débuts, le Kazakhstan était très modeste, en un temps record, soit un peu plus d'un quart de siècle, il a réussi à passer le cap des autres pays. Quel est le secret d'un tel succès?

"Notre Etat ne prétend pas être une grande puissance, comme les Etats-Unis ou la Russie", a déclaré M. Nazarbaïev dans un de ses discours. Mais nous avons la capacité d’influencer le cours des événements dans le monde, assurer une médiation dans les situations de conflit, de concilier les parties et proposer des initiatives d'intégration régionale, qui nous permettent de sauver le monde et donner l'occasion d'un développement pacifique.

C’est probablement la définition la plus précise et la plus complète de la politique du Kazakhstan.

samedi 16 décembre 2017

Menace nord-coréenne: le Japon haussera son buget de défense

Le Japon prévoit un budget record de 46 milliards de dollars pour le prochain exercice financier afin de renforcer sa défense antimissile contre la menace nord-coréenne, selon le quotidien économique Nikkei paru samedi.
Ce serait la sixième année consécutive d'augmentation des dépenses du Japon en matière de défense.
Selon le journal, une grande partie de cette augmentation budgétaire est destinée à renforcer la protection du Japon contre le développement du programme de missiles balistiques de la Corée du Nord.
Ce financement supplémentaire est destiné à couvrir les dépenses pour la mise en place du système terrestre d'interception de missile Aegis Ashore de l'armée américaine, a indiqué le Nikkei.
La semaine dernière, le ministre japonais de la Défense, Itsunori Onodera, avait déclaré que le pays prévoyait d'acheter auprès des États-Unis des missiles de croisière longue portée.
Cette décision est controversée car la Constitution pacifiste du Japon interdit l'utilisation de la force pour régler les différends internationaux.
L'inquiétude mondiale à l'égard de la Corée du Nord n'a cessé d'augmenter cette année, Washington appelant les autres membres des Nations Unies à couper les liens avec Pyongyang.
Cet appel n'a toutefois pas réussi à convaincre les principaux bailleurs de fonds nord-coréens, la Chine et la Russie, de prendre des mesures pour isoler le régime.
Sur www.lapresse.ca le 16/12/2017

Inde : Rahul Gandhi, 47 ans, prend la tête du parti du Congrès

Légataire d'une dynastie politique qui remonte à Motilal Nehru (1861-1931), le jeune Rahul a étudié dans les plus prestigieuses écoles d'Inde avant de fréquenter Harvard et Cambridge.
Rahul Gandhi est devenu samedi en Inde le président du parti du Congrès (opposition), consacrant l'arrivée aux responsabilités d'une nouvelle génération dans la saga de la dynastie politique des Gandhi.
Âgé de 47 ans, fils, petit-fils et arrière-petit-fils de Premiers ministres indiens, Rahul Gandhi avait été officiellement désigné lundi pour mener le Congrès. Sa mère d'origine italienne Sonia occupait ce poste depuis 19 ans, un record pour cette formation fondée en 1885.
La passation de pouvoir entre Sonia et Rahul Gandhi s'est effectuée au cours d'une cérémonie au siège du Congrès à New Delhi, à laquelle assistaient les ténors du parti dont l'ancien Premier ministre Manmohan Singh.
Cette désignation marque la mise en ordre de bataille du Congrès à moins d'un an et demi des prochaines élections nationales. Bien qu'il ait dominé la politique indienne depuis l'indépendance en 1947, le Congrès est en perte de vitesse ces temps-ci. Il peine à s'imposer face au charisme et au populisme de Narendra Modi et la très efficace machinerie électorale de son Bharatiya Janata Party (BJP).
Assassinats

Rahul Gandhi est venu au monde le 19 juin 1970 dans une famille dont le destin épouse celui de l'histoire de l'Inde indépendante, à l'image des Bhutto au Pakistan. La dynastie des Nehru-Gandhi n'a aucun lien de parenté avec le Mahatma.
Rahul a 14 ans lorsque sa grand-mère Indira est assassinée par ses gardes du corps sikhs en 1984, 20 lorsque son père Rajiv est tué dans un attentat suicide en 1991.
Traumatisée par ces morts violentes, sa mère Sonia met des années avant de se laisser convaincre de reprendre les rênes d'un Congrès moribond à la fin des années 1990. Elle le ramène au pouvoir en 2004. Si elle refuse alors de devenir Première ministre, elle n'en gouvernera pas moins son pays dans l'ombre pendant une décennie.
Une dynastie politique qui remonte à Motilal Nehru (1861-1931)

Légataire d'une dynastie politique qui remonte à Motilal Nehru (1861-1931), le jeune Rahul a étudié dans les plus prestigieuses écoles d'Inde avant de fréquenter Harvard et Cambridge.
Il se jette dans le bain de la politique indienne en 2004 en se présentant dans la circonscription familiale d'Amethi, dans l'Uttar Pradesh (nord).
Perçu comme un héritier par défaut et comme un dilettante, moins populaire que sa sœur Priyanka, Rahul Gandhi a repris du poil de la bête depuis la cuisante défaite aux législatives de 2014, qui ont vu l'accession au pouvoir du Gujarati Narendra Modi et du BJP.
On l'a ainsi vu ces dernières années multiplier les opérations médiatiques chocs comme faire la queue au distributeur pendant la démonétisation, ou se faire arrêter en tentant de forcer un blocus policier dans une région en proie à l'agitation d'agriculteurs.

Sur www.leparisien.fr le 16/12/2017

lundi 11 décembre 2017

« Le culte des Etats-Unis est basé sur des mythes et des mensonges historiques »

« Le culte des Etats-Unis est créé sur des mythes et des mensonges hypertrophiés sur les prétendus mérites historiques et les victoires du pays », a déclaré Irina Yarovaya, vice-présidente de la Douma d’Etat, commentant la déclaration du président américain Donald Trump sur la victoire des Etats-Unis dans les deux guerres mondiales.
Trump, s’exprimant devant des partisans en Floride, a déclaré que les États-Unis sont une nation qui a «gagné deux guerres mondiales et mis le communisme à genoux».
 «Aux États-Unis, le lavage de cerveau fonctionne à travers le système éducatif, le culte des États-Unis est créé sur des mythes et des mensonges hypertrophiés sur des réussites et des victoires prétendument historiques. Cela se manifeste de manière particulièrement éloquente et cynique dans la fraude consistant à attribuer la victoire de la Seconde Guerre Mondiale aux Etats-Unis « , a déclaré Yarovoya.
La parlementaire a souligné que la victoire du peuple russe sur le fascisme est un fait historique. La «connaissance de la vérité» est importante pour empêcher «les ambitions maniaques des États-Unis de domination du monde et leur désir de profit à tout prix, qui peut devenir une tragédie irréparable pour le monde entier», a-t-elle conclu.
Par Inessa Sinchougova sur reseauinternational.net le 11/12/2017

mercredi 6 décembre 2017

Poutine va briguer un nouveau mandat de président en 2018

Le président russe Vladimir Poutine a annoncé ce mercredi qu'il comptait briguer un nouveau mandat de président en 2018. Il s'agirait de son quatrième mandat.
«J’annonce ma candidature au poste de président de la Russie», a-t-il déclaré lors d’une rencontre avec les ouvriers d’une usine à Nijni Novgorod, sur la Volga, retransmise en direct à la télévision.
«La Russie va continuer d’aller de l’avant»
«La Russie va continuer d’aller de l’avant. Et dans ce mouvement en avant, personne ne l’arrêtera jamais», a-t-il lancé devant un public conquis.
Vladimir Poutine avait entretenu le suspense quelques heures auparavant lors d’un Forum de bénévoles de diverses ONG à Moscou, promettant de prendre «très prochainement» une décision sur sa candidature, dont peu d’observateurs doutaient.
«Je suis toujours avec vous», avait d’abord énigmatiquement répondu le président à un bénévole qui l’interrogeait pour savoir s’il «serait toujours» avec les Russes en 2018.
Président pour la première fois en 2000
S'il était élu en 2018, il resterait à la tête du pays au moins jusqu'en 2024.
Poutine, 65 ans, avait été élu président pour la première fois en 2000, réélu en 2004. Il était ensuite devenu Premier ministre sous la présidence de Dimitri Medvedev en 2008, avant de reprendre son fauteuil au Kremlin en 2012.

Sur www.leprogres.fr le 07/12/2017

jeudi 30 novembre 2017

Le Yéti ne serait qu'un ours des hautes montagnes de l'Asie selon des analyses ADN

Un fragment d'os, une dent, un morceau de peau, des poils ou des matières fécales collectés dans les montagnes de l'Himalaya et le plateau tibétain entre la fin des années 1930 et aujourd'hui : voilà les échantillons sur lesquels se base Charlotte Lindqvist, co-auteure d'une étude publiée mercredi, pour affirmer que le yéti ne serait rien d'autre qu'un simple ours des hautes montagnes de l'Asie.

Ainsi, après analyse ADN, pas de trace d'un éventuel «abominable homme des neiges» : un échantillon s'est avéré provenir d'un chien, et les huit autres échantillons correspondaient à des ours noirs d'Asie, des ours bruns d'Himalaya et à des ours bruns tibétains. Pour Charlotte Lindqvist, les résultats de l'étude permettent surtout de montrer que le mythe du Yéti «puise ses racines dans des faits biologiques réels» et se rattache aux ours locaux. «Cela avait été suggéré auparavant mais jamais confirmé directement avec une approche scientifique rigoureuse», souligne-t-elle.

Pour autant, elle estime qu'il ne s'agit pas de la fin du mythe du Yéti selon elle : «ce mythe est important pour la région de l'Himalaya et le folklore local» et il va le rester. «Les gens adorent les mystères».

Sur www.liberation.fr le 29/11/2017

L'ONU face au défi nord-coréen après un nouveau tir de missile

L'ONU face au défi nord-coréen après un nouveau tir de missile

Le Conseil de sécurité de l'ONU s'apprête à accentuer sa pression sur la Corée du Nord après l'essai d'un nouveau type de missile pouvant frapper n'importe où aux Etats-Unis et sa revendication d'être devenu un Etat nucléaire à part entière.
Le tir, le premier effectué par Pyongyang depuis le 15 septembre, constitue un camouflet pour le président américain Donald Trump qui avait assuré que le développement de telles capacités "n'arriverait pas".
Lors d'une réunion mercredi à partir de 21H30 GMT consacrée à la Corée du Nord, plusieurs membres du Conseil "devraient appeler à de nouvelles mesures" coercitives, selon son président en exercice, l'ambassadeur italien Sebastiano Cardi.
Peu après le tir du missile intercontinental nord-coréen, qui a atteint une altitude inédite, Washington avait annoncé vouloir de nouvelles sanctions internationales dont "le droit d'interdire le trafic maritime transportant des biens vers et depuis la Corée du Nord".
Le Conseil de sécurité en est à huit trains de sanctions contre la Corée du Nord pour contraindre ce pays à suspendre ses programmes d'armements balistiques et nucléaires, jugés menaçants pour le monde. Les deux derniers ont été adoptés après des tirs de missiles intercontinentaux et un sixième essai nucléaire: le 5 août pour interdire les importations de charbon, fer et pêche nord-coréens et le 11 septembre pour bannir les importations de textile et limiter l'approvisionnement de Pyongyang en pétrole.
Le 5 octobre, se fondant sur la résolution du 5 août, l'ONU a identifié et interdit de ports dans le monde quatre navires, soupçonnés d'avoir transgressé ses interdits, une première dans l'Histoire des Nations unies.
Nouvelles sanctions ?
"Il y a encore de la marge pour de nouvelles sanctions", indique Sebastiano Cardi, qui doit présenter à ses collègues un rapport trimestriel sur l'application des mesures coercitives exercées à l'encontre de Pyongyang. "Les sanctions fonctionnent" mais "on peut faire mieux", affirme-t-il. L'attitude de la Chine, premier partenaire économique de la Corée du Nord, est cruciale à cet égard.
La France a réclamé une "application complète" des sanctions et qu'elles soient "renforcées". "La faiblesse n'est pas une option", a souligné l'ambassadeur français à l'ONU, François Delattre, en parlant d'une menace "mondiale".
Tout en reconnaissant une "provocation", la Russie a appelé toutes les parties "à garder leur calme", tandis que la Chine réclamait à Pyongyang et Washington l'apaisement et un dialogue.
Moscou et Pékin sont dotés d'un droit de veto à l'ONU. Les deux dernières résolutions de sanctions avaient été approuvées à l'unanimité. Le dernier tir d'un missile balistique nord-coréen à la mi-septembre s'était soldé par une simple condamnation verbale du Conseil de sécurité, sans sanctions.
Washington a promis mercredi de nouvelles sanctions bilatérales. Obtenir une nouvelle résolution de sanctions de l'ONU demande plus de temps. Pour celle du 5 août, les Etats-Unis avaient négocié pendant un mois avec la Russie et la Chine. Pour celle du 11 septembre, une semaine avait suffi à Washington.
Le succès du nouveau tir nord-coréen a été annoncé par la présentatrice favorite du régime, Ri Chun-Hee: "Kim Jong-Un a déclaré avec fierté que nous avons finalement réalisé notre grande cause historique, l'achèvement d'une force nucléaire d'Etat, la mise au point d'une puissance balistique".
La presse officielle a parlé de l'arme la plus sophistiquée à ce jour, un ICBM Hwasong-15. Selon l'agence KCNA, ce missile, équipé d'une ogive lourde extra-large, est capable de frapper la totalité du territoire continental américain.
Liesse à Pyongyang
D'après Pyongyang, l'engin a atteint une altitude de 4.475 kilomètres avant de s'abîmer à 950 kilomètres du site de lancement. Sa trajectoire en cloche, à la verticale, suggère qu'il avait en fait une portée de 13.000 kilomètres, suffisante pour frapper partout aux Etats-Unis, estiment certains spécialistes.
Des scènes de liesse ont été observées dans la capitale nord-coréenne étroitement contrôlée, où des habitants se sont réunis devant un écran géant pour regarder les informations.
Pyongyang doit encore démontrer qu'il maîtrise la technologie de rentrée des ogives dans l'atmosphère depuis l'espace. Mais les spécialistes estiment que la Corée du Nord est au moins sur le point de développer une capacité de frappe intercontinentale opérationnelle.
La Corée du Nord affirme que ses programmes d'armement conventionnels et atomiques visent à dissuader toute attaque américaine contre elle. En septembre, Donald Trump avait menacé de "détruire" ce pays si les Etats-Unis étaient attaqués.
Parmi les sorties de crise possibles, Pékin et Moscou militent pour un "double moratoire", le gel des exercices militaires conjoints entre Washington et Séoul contre le gel des programmes militaires nord-coréens. Mais les Etats-Unis et leurs alliés occidentaux ont rejeté cette possibilité. 
Sur www.lepoint.fr le 29/11/2017

lundi 27 novembre 2017

Un milliardaire pourrait avoir financé le durcissement du régime kirghize

Au cours des dernières années, diverses sources de financement de l'opposition radicale et des forces destructrices, dont l'objectif principal est de déstabiliser la situation politique interne dans l'espace post-soviétique, sont devenues très actives.

Un de ces provocateurs financiers de soubresauts politiques dans les républiques de la CEI est le fugitif et oligarque criminel Mukhtar Ablyazov, qui organise à travers des structures sous son contrôle (le principal étant le Fonds de dialogue ouvert, fondé à Varsovie) le parrainage de différents mouvements destructeurs et de leurs dirigeants. Ce qui est particulièrement remarquables est que différents militants politiques puissants, y compris certains des États des pays post-soviétiques, se joignent à la mêlée grâce au soutien financier du financier fugitif.

Par exemple, Ablyazov lui-même, immédiatement après avoir été libéré de prison en France, où il attendait la décision du ministère français de la justice concernant son extradition vers la Russie, a déclaré pour la première fois dans une interview qu'il était l'un des principaux acteurs politiques stratèges et sponsors de la révolution d'avril 2010 en République du Kirghizistan.

Pour rappel à l'époque, les rassemblements politiques que les provocateurs ont suscités et qui ont été financés par l'oligarque ont évolué en émeutes publiques massives qui ont abouti à de nombreuses victimes. La révolution a conduit à la fuite du président du Kirghizstan Kurmanbek Bakiev de son pays et la prise du pouvoir par l'actuel chef de l'Etat Almazbek Atambayev.

Selon les souvenirs de témoins oculaires, Atambayev n'a pas participé à la révolution d'avril. Il serait simplement resté chez lui et aurait attendu que les forces armées financées personnellement par Ablyazov lui donne les lettres de créance de président. Lors des récentes élections au Kirghizistan, Atambayev aurait de nouveau été contraint de demander une aide financière à l'oligarque fugitif. Cette fois c'était pour mettre son poulain au poste de chef de l'Etat.

La raison pour laquelle il se serait tourné vers le présumé arnaqueur financier était assez simple. L'un des leaders possibles de la course électorale, Omourbek Babanov, était sérieusement en avance sur son candidat rival et a promis que s'il vient au pouvoir, il révèlera toute la perfidie du président sortant de la République kirghize, y compris les plans financiers dans lesquels sont impliqués de nombreux parents et amis proches d'Atambayev.

Certes, un certain nombre d'experts politiques kirghizes estiment que la victoire de Babanov serait un désastre total pour Atambayev, qui, au fil des années en tant que chef du Kirghizistan, a réussi à monopoliser tous les secteurs clés de l'économie du pays dans les mains de sa famille personnelle. Il convient de noter que l'oligarque criminel Ablyazov aurait été impliqué dans une affaire d'état avec Atambayev, et en gratitude pour le soutien financier susmentionné a reçu une belle "part du gâteau" par le biais de sociétés affiliées.

Selon l'enquête des journalistes, l'aide financière accordée à Ablyazov en septembre-octobre 2017 est passée par deux voies.

Tout comme en 2010, le capital d'Ablyazov a profité à l'agitation de la situation politique interne en Ukraine et à la formation d'une attitude négative du public face aux opposants politiques de son protégé Atambayev. Avec leur aide, des rassemblements de protestation ont été organisés dans plusieurs régions du pays contre le candidat à la présidence Babanov et sa rencontre avec le peuple a été discréditée par l'annonce d'accusations de corruption et l'application de méthodes malhonnêtes pour gagner la campagne électorale .

En dehors de cela, une campagne d'information massive a été lancée par Babanov à la suite de laquelle les médias contrôlés par l'oligarque et les autorités ont commandité des articles contenant du matériel compromettant fictif.

À la suite du lobby financier organisé par le banquier criminel, le candidat à l'élection du duo Ablyazov-Atambayev, a gagné l'élection avec une écrasante majorité des voix.

Certains journalistes au Kirghizstan ont demandé : «Pourquoi Ablyazov a-t-il aidé Atambayev cette fois-ci et quels avantages pourrait-il tirer de la victoire aux élections?

De l'avis des représentants des médias de masse du Kirghizistan, au premier coup d'œil la participation financière à l'élection présidentielle du banquier criminel Ablyazov, qui a dépouillé la plus puissante banque kazakhe BTA de plus de 7,5 milliards $ US, a pour objectif de gagner des bénéfices dans la sous-évaluation de grandes entreprises et d'autres biens.

Cependant, certains politologues tirent la conclusion que les plans de l'oligarque sont beaucoup plus visibles aux yeux du public. Le fait est qu'il ne cherche qu'à déstabiliser la situation dans les pays post-soviétiques, en particulier en Asie centrale, en incitant à des conflits interétatiques et à la haine ethnique. Dans ce cas, il s'applique spécifiquement au Kazakhstan et au Kirghizistan.

Cependant, certains politologues sont venus à la conclusion que les plans de l'oligarque sont beaucoup plus profond, à savoir qu'il est intéressé par la déstabilisation de la situation dans les pays post-soviétiques, y compris dans les pays de la région d'Asie centrale en fomentant des conflits interétatiques et interethniques, et dans ce cas précis entre le Kazakhstan et le Kirghizistan.

Il s'avère donc qu'en échange de son aide, M. Ablyazov aurait imposé une condition à A. Atambayev. Le Kirghizstan devrait se quereller avec le Kazakhstan.

Le président kirghize reconnaissant a été contraint de payer la facture et au début d'octobre de cette année a fait une déclaration, critiquant la politique interne de la république voisine, accusant les dirigeants du pays de "gestion incompétente". Un peu plus tard, le scandale a été initié par l'administration de Atambayev sur la situation à la frontière kazakho-kirghize, lorsque les autorités de l'Etat kazakh ont essayé d'endiguer le flot des importations illégales de la Chine par le Kirghizistan sur le territoire de l'EAEC, en contournant les tarifs douaniers et causant des dommages économiques aux pays inclus dans l’organisation.

En dépit de l'absurdité, Bichkek a fait appel à l'OMC, et en même temps a dit qu’Astana va détruire l'Union économique eurasienne.

En outre, durant un mois Atambayev et son gouvernement ont menacé à plusieurs reprises Astana, puis ils se sont plaints auprès des organisations internationales en expliquant que Bichkek respecte les accords internationaux au détriment des intérêts des Kirghizs.

Il convient de noter que des actions antikazakhes similaires ont été initiées par des structures contrôlées par M. Ablyazov en Russie. Par exemple, il y a un an un tribunal de Moscou a condamné l'un des leaders des nationalistes russes A. Potkina pour avoir aider le banquier fugitif kazakh Ablyazov dans la création d'une communauté extrémiste pour organiser des manifestations anti-gouvernementales dans le nord du Kazakhstan.

M. Ablyazov étudierait aussi activement la possibilité de déstabiliser la situation dans la République de Biélorussie.

Pour balancer la situation politique en Biélorussie, l’oligarque fugitif a mobilisé les efforts de « Dialogue libre », Fondation qui est devenue une source essentielle de financement et de soutien politique pour un certain nombre de groupes d'opposition biélorusses dont les dirigeants condamné sur le territoire pour subversion extrémiste.

Par exemple, comme les politologues biélorusses l’écrivent, M. Ablyazov développe depuis longtemps des contacts fructueux avec le chef du fonds « Découvrir la Biélorussie », Dmitry Surba, qui a le statut de réfugié politique en Pologne. A la demande de Minsk, D. Surba a longtemps été sur la liste rouge d'Interpol.

Le rôle de D.Surba aurait été défini par Ablyazov comme extrêmement simple : il faut agir sur tous les marchés européens et dans les réseaux sociaux, au nom de l'opposition biélorusse unie critiquant la politique d’Alexandre Loukachenko. Simultanément, D.Surba prépare M. Ablyazov comme "l'inspirateur idéologique" de la tenue de manifestations antigouvernementales à Minsk l'année suivante. Dès le début, il y aura des manifestations de masse et des émeutes, qui, selon le scénario de l’oligarque pourront déboucher sur la prochaine révolution dans l'ex-Union soviétique, ou au moins accélérer la tenue des élections législatives anticipées et présidentielles dans le pays, qui, selon le calendrier sont prévues en 2020.

Un autre radical biélorusse financé par Ablyazov, Viatcheslav Sivchik, est devenu président du « Centre biélorusse en Ukraine » et du mouvement de solidarité « Ensemble ».

Aujourd'hui Sivchik entretient des liens étroits avec l'un des compagnons d’Ablyazov, Aydos Sadykov, vivant à Kiev, et promeut activement à travers les réseaux sociaux des actions de masse Bélarusses de protestation sur tout : de la croissance des prix à des violations des droits de l'homme.


Apparemment pour la Communauté européenne, dont les autorités judiciaires se sont obstinément fermés les yeux sur les crimes commis par Ablyazov, cet arnaqueur financier et politique rend possible l’expansion d’une idéologie extrémiste et subversive sur le territoire des ex-pays de l'Union soviétique.

vendredi 24 novembre 2017

De nouveaux missiles et des armes hypersoniques permettront à la Russie de passer de la dissuasion nucléaire à la dissuasion conventionnelle


La Russie commence à se détourner de ses  armes nucléaires non stratégiques alors qu’elle commence à se doter de nouvelles armes à longue portée à guidage de précision, comme le missile de croisière Kaliber. Finalement, les Russes espèrent utiliser des armes hypersoniques à longue portée pour la dissuasion conventionnelle à longue distance.
« En raison du développement des armes de haute précision et de la recherche actuelle sur les missiles hypersoniques, l’essentiel des tâches de dissuasion stratégique peut être transféré du nucléaire au non nucléaire », a déclaré le chef de l’état-major russe, le général Valery Gerasimov lors de la  session du Conseil de la Défense du 7 novembre.
Comme l’ont prédit de nombreux analystes qui observent l’armée russe, le Kremlin s’éloigne de  ses armes nucléaires au fur et à mesure que ses capacités de frappe conventionnelles à longue portée s’améliorent.
« Les forces de dissuasion non nucléaires ont pris de l’ampleur », a déclaré M. Gerasimov.
« Au cours des cinq dernières années, les forces armées ont fait une percée dans le domaine des armes de haute précision à longue portée. Les systèmes de missiles Iskander-M sont déjà livrés, de même que les sous-marins et les navires de guerre de surface équipés des systèmes de missiles Kaliber. Les avions à longue portée sont modernisés pour l’utilisation du nouveau missile de croisière Kh-101. » 
Au cours des années 1990 et au début des années 2000, notamment après l’intervention de l’OTAN au Kosovo sans l’autorisation du Conseil de sécurité des Nations Unies, la Russie a développé une doctrine où elle utiliserait les armes nucléaires en première instance pour désamorcer un conflit. La stratégie a été adoptée en 2000, bien que  selon la  Central Intelligence Agency, la doctrine soit née en 1997. L’idée était que la menace d’une riposte nucléaire défensive limitée contre un agresseur même conventionnel, forcerait cette force offensive à reculer.
« La stratégie de désescalade de la Russie prévoit plutôt d’infliger des  » dommages sur mesure « , définis comme  » des dommages [subjectivement] inacceptables pour l’adversaire [et] dépassant les avantages que l’agresseur espère tirer du recours à la force militaire,  » écrit  Nikolaï Sokov, ex-Négociateur pour le contrôle des armes soviétiques et russes, dans le Bulletin de l’Atomic Scientist en 2014.
« L’efficacité de la menace de dommages sur mesure suppose une asymétrie dans les enjeux d’un conflit. »
Alors que la stratégie de désescalade de la Russie restait pratiquement inconnue en Occident jusqu’à la publication de la  doctrine militaire du Kremlin en 2010, ce document a en réalité relevé le seuil de l’utilisation des armes nucléaires pour Moscou. « Alors que le document de 2000 permettait leur utilisation » dans des situations critiques pour la sécurité nationale « de la Russie, l’édition de 2010 les limitait à des situations dans lesquelles » l’existence même de l’Etat était menacée » , écrit Sokov.
Cependant, l’intention de la Russie était seulement d’utiliser la doctrine de la désescalade jusqu’à ce qu’elle puisse reconstruire ses forces conventionnelles et développer des armes à guidage de précision à longue portée, comme le note la CIA dans son rapport qui date de l’an 2000. En effet, Sokov note que « La doctrine militaire de la Russie de 2000 «caractérisait l’utilisation limitée des armes nucléaires comme une mesure provisoire qui ne devait être utilisée que jusqu’à ce que la Russie puisse développer une capacité de frappe conventionnelle plus moderne ».
Les Russes semblent avoir commencé à s’éloigner de leur dépendance aux armes nucléaires dès 2013, où les exercices de Zapad de cette année ne comportaient pas ces armes. « Cela laisse entendre que Moscou a gagné plus de confiance dans ses capacités conventionnelles », écrit Sokov. « Alors que ces capacités continuent de s’améliorer, la Russie comptera probablement moins sur ses  armes nucléaires » .
Sokov a prouvé qu’il disait vrai, comme le montre le discours de Gerasimov. L’armée russe s’éloigne de sa dépendance aux armes nucléaires, ce qui ne peut être qu’une bonne chose.
Par Dave Majumdar sur reseauinternational.net le 23/11/2017