jeudi 31 mai 2018

A propos du côté humain de Jardemali


Pour la plupart des gens, Botagoz Jardemali reste un mystère. Qui est-elle ? D'où vient-elle ? Quel est son parcours ? Dans l'affaire criminelle contre M. Ablyazov, elle apparaît comme l'un des principaux exécutants de la volonté du parrain de la bande. Il est bien connu qu'en dehors des affaires communes, elle aurait aussi partagé avec lui son lit. Mais quel genre de personne est cette Botagoz ? C’est avec cette question que nous nous sommes tournés vers un ancien employé de la banque.

« En tant que juriste, Botagoz était une bonne spécialiste, mais la banque en avait beaucoup d’autres comme elle et même des meilleurs. Comment a-t-elle fait carrière dans la banque BTA ? Elle était dans le bureau d'Ablyazov avec son corps, mais certainement pas avec son esprit. Elle a reçu une bonne éducation et est loin d'être stupide. Elle a probablement une foule de complexes, qui ont soigneusement grandi dans sa tête depuis son enfance. Elle vient d’une famille d’universitaires où il lui a été apparemment martelé qu'elle est la meilleure des meilleurs, bien que ce soit loin d'être le cas.

Du côté humain, en travaillant dans BTA, Jardemali a montré son mauvais côté. Elle s’est toujours distinguée par une arrogance déplacée. Si elle ne pouvait pas faire aboutir un projet par elle-même, alors elle le réalisait grâce à Ablyazov, dans le dos des autres.

Grâce à ses efforts, trois merveilleuses professionnelles de la banque sont parties. Botagoz a constamment été à leur égard  hautaine, désagréable et sarcastique. Elle se distinguait généralement par un style de communication méprisant avec les gens. Dans ses collègues elle ne voyait seulement que des défauts. Elle crachait son venin en plein visage. De plus, elle est une personne envieuse et vindicative qui croit sincèrement que le monde entier lui doit tout. Les succès des autres la mettaient en colère. Elle voulait toujours et partout être la première, peu importe s'il y avait une raison à cela.

Elle détestait ouvertement tous ce qui caractérise les kazakhs, les traditions, la langue. Elle les considérait comme médiocres par rapport aux valeurs et à la culture occidentales. Sa haine de l'Islam confinait à l’hystérie. Il y a un exemple. En 2006, BTA a attiré des prêts de banques arabes dans le cadre du programme islamique de financement. Comme toujours, Jardemali était contre. Bien que cette question n'était pas du tout dans sa sphère de compétences. Mais son humeur était belliqueuse ! À chaque réunion, elle a fait un discours juridique sur les risques de l'introduction de la finance islamique au Kazakhstan. Ses collaborateurs avaient honte d'un tel avocat devant les partenaires arabes. En fin de compte, nous avons persuadé Ablyazov de l'exclure du processus de négociation avec les Arabes. C'était difficile, parce qu’il avait fortement confiance en son opinion ... ».

C’est tout ce que l’on sait d’elle.

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